DIMANCHE OU LES FANTÔMES

Parce que le film fut distingué par le jury du festival de Clermont Ferrand en 1994
Drame - 1994 - France - 29 MIN - VF - HD - Tous publics

Pierre vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Parfois, il vient la rejoindre dans son lit la nuit. Ce dimanche, c’est la fête des mères. Pierre offre des fleurs à sa mère puis ils quittent leur HLM pour aller pique-niquer au bord de la rivière. Leur sortie est troublée par l’apparition de deux hommes dans lesquels la mère essaie de retrouver le souvenir de son compagnon...

7.1 / 10
7.1 / 10
1 min avant1 min avant
Stéphane Kahn
Stéphane Kahn
CHRONIQUEUR

Dimanche ou les fantômes n’est pas tout à fait le premier court métrage de Laurent Achard, mais c’est celui qui le fit connaître, celui qui inaugura une carrière qui, du court au long, impressionne par sa constance tant formelle que thématique et par sa radicalité assumée.

De Dimanche ou les fantômes à Une odeur de géranium en passant par La peur, petit chasseur, un motif se répète qui place un garçonnet – un fils – face au monde des adultes, face à leur violence, face à la sexualité, contrariée ou affirmée, d’une mère. Si bien que ces films paraissent véritablement se répondre, se compléter, la mère – séductrice, frustrée ou violentée – se présentant toujours comme un mystère inaccessible aux yeux de l’enfant, personnage principal récurrent et spectateur souvent passif (hormis dans Le dernier des fous, 2006). Jusque, d’ailleurs, dans Dernière séance, dernier long d’Achard à ce jour (2011), où le personnage joué par Pascal Cervo, s’il est un adulte, agit en fonction de ce qu’il vécut enfant avec sa mère (les flashbacks nous expliquant à quel point tout son comportement criminel vient d’un trauma enfantin).

Mais avant tout cela, Dimanche ou les fantômes, véritable matrice d’une œuvre, obtint les grands prix de festivals de courts métrages prestigieux comme Brest ou Pantin et le prix du jury à Clermont-Ferrand.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver PÉPÉ LE MORSE (Une famille se rend à la plage pour rendre un dernier hommage au grand-père, mais d'étranges évènements se produisent. Ce court métrage animé aborde le deuil de façon fantasque.) ou encore L'ENFANCE NUE (Parce que le premier long métrage de Maurice Pialat (qui s'est lui aussi illustré dans le court) est un portrait cru de l'enfance confrontée à la solitude et au deuil.).

Réalisé par

Pas si éloigné