Dites-lui que je l'aime

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Parce que Patrici Highsmith, l'auteur du roman fut étonnée de voir ses personnages incarnés par Depardieu et Miou Miou
Drame - 1977 - France - 102 MIN - VF - HD - Tous publics

David est comptable. Pour ses voisins, c’est un homme calme et rangé, qui travaille dur toute la semaine et dit rendre visite à ses parents le week-end. Car ceux-ci, en fait, son morts : David passe son temps libre à aménager un chalet pour y vivre avec Lise. Mais cet amour de jeunesse a fait sa vie sans lui : elle est mariée et mère de famille. Peu à peu David lui fait comprendre qu’il désire vivre avec elle : le jeune femme est d’abord embarrassée, puis elle prend peur. Pendant ce temps Juliette, une voisine se David, montre à celui-ci qu’elle est amoureuse de lui. Mais David n’en a que faire, car c’est Lise qu’il désire. Juliette insiste : mal lui en prend… Le mari de Lise s’interpose lui aussi, ce qui provoque la violence de David… Tout à sa passion le jeune homme perd de plus en plus le contact de la réalité…

Réalisé par

6.5 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Tourné en 1977, Dites-lui que je l’aime est le second film de Claude Miller, qui avait réalisé La Meilleure façon de marcher deux ans plus tôt. Le casting, épatant, réunit Gérard Depardieu qui, à l’époque, transformait en or tout ce qu’il touchait et incarnait à merveille un drôle de mélange de machisme obtus et de fragilité presque féminine, Miou-Miou dans un contre-emploi magnifique et Dominique Laffin, éphémère comédienne au charme diaphane qui, de La Femme qui pleure à Tapage nocturne, avait su, dans ces années là, impressionner son public autant que la pellicule.

Claude Miller est plus à l’aise quand il adapte un livre que lorsqu'il a la avec la charge d’un scénario original : Dites-lui que je l’aime est adapté de Ce mal étrange, un roman de Patricia Highsmith dont les sublimes ambiguïtés des sentiments ne pouvait que séduire le futur signataire d’Un secret. Miller n’aime rien tant que les zones d’ombre des comportements humains, quand la raison vacille sous les coups de boutoir d’une libido difficile à maîtriser. Ce qui intéresse Miller ce ne sont pas les êtres sociaux, ceux qui composent et savent se montrer aimables. Il préfère éclairer ce qu’il nomme « l’escalier de service », celui qui mène à nos pulsions les moins avouables. Mais le cinéaste a beaucoup de faiblesse pour les faiblesses de ses personnages, en qui il reconnaît à l’occasion ses propres fêlures.

Comme Truffaut, qui fut son mentor et qu’il accompagna sur plusieurs films, Miller aime l’état de passion amoureuse, il peine à se satisfaire d’amours tranquilles. Il est vrai que la passion est plus belle, plus romantique, plus romanesque aussi. La littérature et le cinéma ne la chérissent pas pour rien.

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