Bande Annonce de DIVADécouvrez la bande Annonce de DIVA sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4110/fond/4110_w_500.jpg
Jean-Jacques Beinex
Frédéric AndréiJacques FabbriRichard BohringerThuy An LuuWilhelmenia Wiggins FernandezDominique PinonGérard DarmonJen-Jacques MoreauRoland BertinBrigitte LahaieIsabelle MergaultLaure Duthilleuil

DIVA

113 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
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Réalisateur : Jean-Jacques Beinex.

Casting : Frédéric Andréi, Jacques Fabbri, Richard Bohringer, Thuy An Luu, Wilhelmenia Wiggins Fernandez, Dominique Pinon, Gérard Darmon, Jen-Jacques Moreau, Roland Bertin, Brigitte Lahaie, Isabelle Mergault. Laure Duthilleuil

Synopsis : Jules, un jeune postier, est fasciné par Cynthia Hawkins, une célèbre diva qui a toujours refusé que sa voix soit enregistrée. Lors d'un concert parisien, Jules enregistre clandestinement son récital. Sans le savoir, Jules est aussi en possession d'un autre enregistrement, celui d'une ancienne prostituée qui dénonce les agissements d'un commissaire-divisionnaire pourri. Traqué pour deux raisons différentes par des poursuivants différents, Jules trouve refuge chez son nouvel ami Serge...

Scénario : Jean Van Hamme, Jean-Jacques Beinex.
Musique : Vladimir Cosma.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Ca chante, Les débuts de …, Des traques, En chantant, Avec du style, Les gens du spectacle, La Ville lumière, Films de gangsters.

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Une diva noire en satin blanc. Un petit facteur bleu avec une Mob jaune. Cynthia Hawkins chante La Wally sur scène, Jules en fait un enregistrement pirate. Une prostituée est assas­sinée après avoir enregistré une cassette compromettante pour un commissaire ripoux et proxo. Juste avant de mourir, elle a glissé la bande dans la sacoche du facteur. Le voilà en possession de deux voix brûlantes. A ses trousses, tueurs et proxénètes de l'art forment une seule et même horde d'assassins. Un héros passionné et pur, victime de la violence et de la vénalité du monde : il y avait déjà tout Beineix dans le premier Beineix. Un tableau baigné de bleu, bleu de Chine ou bleu délavé, comme le voulaient ces années 1980, où les jeunes réalisateurs ­rêvaient d'univers aquarium, utérin, où lover leur peur de grandir.

L'esthétique est partout, dans les phares où l'on fuit le sale monde, dans les squats, les lofts hyperréalistes, les hangars désaffectés où les flaques font miroir. Chose rare, le film passé inaperçu à sa sortie eut une deuxième chance en salles, chose rare, grâce à l'engouement des critiques américains qui y virent le film le plus important depuis A bout de souffle ! Un film tellement mode qu'il était apparemment destiné à mal vieillir. Eh bien ! non, trente ans après, ce néopolar, cet opéra urbain où chaque plan cherche à être un choc rétinien et où les personnages sont juste des touches de couleur en mouvement n'a pas bougé. 

Beineix, visionnaire, anticipait le règne de l'image. Beurrer une tartine est toujours un art, prendre un bain au milieu de nulle part, un éternel fantasme. On peut encore croire à la pureté et au pouvoir d'une voix. Diva prouve que les rêves bleus n'ont pas d'âge. 

Drôle de parcours que celui de Beineix. Grâce à Diva, son premier film, il est aussi sec considéré comme le parangon de la nouvelle modernité cinématographique aux débuts des années 80. Quelque chose comme un Godard qui aurait trempé dans l'esthétique publicitaire qui envahissait tout dans ces années-là. Mais, dès son film suivant, La lune dans le caniveau, la critique se déchaîne sur cet ancien assistant de Claude Zidi et même de Jean Becker sur la série Les Saintes chéries. Sa passion pour la couleur le fait soudain passer pour un "peinturlureur", son romantisme passe pour toc et le film divise au Festival de Cannes de Mai 1983. On semble le punir du succès public à retardement de Diva (600.000 entrées environ) qui a eu lieu contre la critique. La polémique existe même au sein du casting avec Natassia Kinski, l'actrice principale qui se déclare "fanatiquement pour" alors que Depardieu, son partenaire, avoue qu'il est "sceptique sur la réussite du film" !

Furieux de l'échec de La Lune dans le caniveau, agacé par la grogne des critiques devant son travail, Beineix choisit alors l'excès, la provocation, le vulgaire dirent certains, avec 37 °2 le matin. Rejet critique ou pas, l'histoire de Zorg et Betty fait un effet boeuf : 37°2 devient le film d'une génération, envoûtée par la nature explosive de la débutante Béatrice Dalle dont l'agent Dominique Besnehard lui-même pensait qu'elle avait une trop grande bouche pour réussir au cinéma !

Mais la clé du cinéma de Beineix, c'est la candeur. Une naïveté assumée. Beineix a toujours aimé les personnages qui poursuivent des chimères et ceux de son cinquième film, IP5, en 1992, ne dérogent pas à la règle : un tagueur, un petit rappeur quittent leur banlieue pour aller voir la neige et croisent en chemin un vieux sage, un peu fou, un peu mage, en quête d'une île pour mourir, personnage magnifique incarné par Montand dans son dernier rôle. Une drôle de randonnée polychrome et transgénérationnelle avec des virages, des ruptures de couleurs et de tons. Après le jaune et le bleu flashy des tags, le vert profond de la forêt : Beineix veut faire renouer l'urbain avec le végétal, les jeunes chiens fous effrayés par leur avenir avec les vieux arbres blessés. Chacun reprenant espoir à la sève de l'autre. Et toujours cette même émotion, naïve peut-être, et alors ? Un jour, dans une interview, le cinéaste confia : "je crois que la sensibilité est un ordinateur qui échappe à tout contrôle". Le cinéma de Beineix, aussi. 

Dans la gueule du look

Diva n’est que très modérément apprécié sur SensCritique – et pas davantage pour nombre de mes éclaireurs préférés. Ce n’est pas forcément étonnant : toute l’histoire du film est faite de ces revirements d’opinion, de l’extrême rejet initial, au retrait ...

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9
pphf

Un film que ne vieillit pas! La scène dans le parc, sur un fond de gymnopédie de Satie : L'amour dans toute ça pudeur, digne de Wong Kar-wai dans In The Mood for Love. Beineix fait preuve d'un vrai modernisme dans la manière de filmer, notamment la scène de course poursuite ...

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9
Stardust

Ce film, réalisé en 1980 et sorti en 1981, a été le premier film de Jean-Jacques Beineix. Synopsis Jules (Frédéric Andréi) est un jeune facteur de 18 ans, fou d'opéra, qui voue une admiration sans bornes à la grande chanteuse lyrique Cynthia Hawkins (Wilhelmenia Wiggins ...

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9
Roland Comte
le contexte
  • Egalement interprété par
  • Pas si éloigné
    Parce que Diva fut considéré comme un héritier du chef d'oeuvre de Godard par la critique américaine et parce que, comme chez Godard, le héros de Diva est poursuivi dans un Paris qui est un personnage en soi...
  • Egalement realisé par
    Jean-Jacques Beinex
  • Dans le même genre
    Autre film coup de coeur des années 80 avec une esthétique empruntée à la publicité, le métro parisien comme labyrinthe pour noctambules et du bleu partout : dans les yeux d'Isabelle Adjani qui porte des strass bleus aux oreilles. Charme eighties.
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