DOUBLE MESSIEURS

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Carole Bouquet, Yves Afonso et Jean-François Stévenin dans un vrai faux polar loufoque et burlesque : le second film réalisé par Jean-François Stévenin
Policier / Suspense - 2002 - France - 88 MIN - Tous publics
Deux amis d'enfance, Léo et François, se retrouvent par hasard et décident d'aller rendre visite à l'un de leurs anciens camarades. Mais l'ami n'est pas chez lui et sur un coup de tête les deux hommes enlèvent son épouse. Commence alors une folle cavalcade dans la montagne jurassienne.
6.6 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Huit ! Huit, semble être le chiffre-fétiche de Jean François Stévenin cinéaste. Huit ans séparent en effet « Passe-montagne » de son second film en tant que réalisateur, « Double messieurs ». Puis deux fois huit ans sépareront ce dernier de « Mishka », son film le plus récent à ce jour. Coécrit avec Jackie Berroyer et Bruno Nuytten, le scénario de « Double messieurs » met en scène un duo de personnages que n’aurait pas renié le Jacques Rozier du cultissime « Maine Océan » avec Bernard Menez et Luis Rego. Entre ces deux film existent d’ailleurs un lien puissant et savoureux, un acteur hors norme, personnage à part entière : nommé Marcel Petitgars quand il joue un marin irascible chez Rozier, Yves Afonso devient chez Stévenin Roger dit Léo. Le premier dit connaître les courants marins comme sa poche, tandis que le second se vante d’avoir frôlé Belmondo de près ! Logorrhéique et hâbleur, cabochard et dépassé par les événements, ce personnage haut en couleurs  entraîne le film dans son sillage de coups de fil lunatiques en décisions hasardeuses. Kidnappeurs presque malgré eux, les héros imaginés par Stévenin n’en finissent pas de pulvériser les codes et autres figures imposés du polar.  Et quoi de plus naturel à vrai dire quand l’objet de l’enlèvement n’est autre que la sublime Carole Bouquet ? On est bien loin de James Hadley Chase et bien plus proche des Pieds Nickelés ! Esprits rationnels s’abstenir, ici mieux vaut abandonner aussi l’esprit de sérieux, pour mieux se laisser aller à la dérive et à l’étonnement permanent !

 

 

 

Contexte

Yves Afonso

Jean-François Stévenin

MAINE OCÉAN

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