DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES

À partir de 2.99 €
Pour la séquence du casse, une demi heure sans une seule parole !
Policier / Suspense - 1955 - France - 113 MIN - VF - Tous publics
Cinq ans de prison et de tuberculose ont affaibli Tony le Stéphanois. Pour terminer sa carrière en beauté, il prépare le braquage d'une bijouterie parisienne avec trois de ses amis. Le coup réussit parfaitement mais une bande rivale veut s'emparer du butin.

Réalisé par

7.4 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Tuberculeux, ex-caïd et ex-taulard, Tony le Stéphanois se lance dans un dernier gros coup avec le braquage d’une bijouterie parisienne en compagnie de ses amis Jo le Suédois, Mario et César lesquels partagent la même devise : pas d’armes, pas de sang, pas de trahison… Ainsi commence Du rififi chez les hommes, un film de 1955 écrit par son réalisateur Jules Dassin avec René Wheeler et Auguste Le Breton d’après le roman de ce dernier. C’est en fait le premier volume de la série des Rififi d’Auguste Le Breton à être adapté au cinéma. D’autres suivront  dont  Du rififi à Tokyo de Denys de La Patelière en 1962  et Du rififi chez les femmes d’Alex Joffé en 1969. Mais c’est avec Du rififi chez les hommes que Le Breton inaugure et la série et cet argot moderne qui fera son succès comme sa marque de fabrique.

C’est à un cinéaste américain contraint de fuir son propre pays en raison de supposées sympathies communistes, Jules Dassin, que les producteurs français proposèrent l’adaptation du roman de Le Breton.  Le cinéaste accepta sans grand enthousiasme ce scénario qu’il jugeait trop banal, tout en décidant alors de miser sur la mise en scène. Pari réussi avec le cambriolage de la bijouterie qui fera très rapidement entrer Du rififi chez les hommes au panthéon des films de braquage. En trente minutes sans paroles, Dassin réussit l’exploit de renouveler cette scène traditionnelle et lui redonner une seconde jeunesse !

Pour autant, on ne doit pas négliger d’autres apports artistiques qui contribuent largement à la réussite du film, à l’instar des somptueux décors d’Alexandre Trauner, de la très belle musique écrite pour l’occasion par Georges Auric ou bien encore des dialogues ciselés par la gouaille toute parisienne de Le Breton. Le tout servi par la caméra virtuose de Dassin qui, à la fin du film,  s’autorise même quelques rythmes syncopés dignes de la future Nouvelle Vague…

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