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David Lynch
Allen JosephCharlotte StewartJack NanceJean LangeJeanne BatesJudith Anna RobertsLauret NearJack FiskLaurel NearV Phipps-Wilson

ERASERHEAD

89 mn

Note de SensCritique :

7.2 / 10
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Réalisateur : David Lynch.

Casting : Allen Joseph, Charlotte Stewart, Jack Nance, Jean Lange, Jeanne Bates, Judith Anna Roberts, Lauret Near, Jack Fisk, Laurel Near. V Phipps-Wilson

Synopsis : A la suite d'un accouchement prématuré, Mary, la fiancée d'Henry, a mis au monde une sorte de monstre vagissant. Ne supportant plus les cris, Mary s'en va, et Henry doit faire face seul aux soins que réclame sa curieuse progéniture. Il est hanté jour et nuit par des rêves et des visions obsédantes...

Scénario : David Lynch.
Musique : David Lynch.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Fantastique / Horreur, SensCritique - Best of films fantastiques, SensCritique - Best of films en noir et blanc, SensCritique - Best of cinéma indépendant, SensCritique - Best of premiers films, SensCritique - Best of films sur la solitude, SensCritique - Best of films coup de poing, Films d'horreur en noir et blanc, Avec une relation adulte / enfant, Mélodrame, de moins de 90 minutes, Film fantastique, David Lynch.

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Avant Elephant Man, Blue Velvet, Sailor et Lula, il y eut Eraserhead, premier long métrage de David Lynch, sorti en 1977, en comparaison duquel même Twin Peaks devient limpide. Tourné sur plusieurs années, en équipe réduite, Eraserhead relève du cauchemar expérimental et fait partie de ces très rares films inclassables, aussi singulier et dérangeant qu’un Un chien andalou.  Mais s’il fallait chercher une équivalence, il faudrait peut-être citer Dementia, de John Parker, autre cauchemar familial d’une noirceur suffocante.

Dans un décor industriel délabré et un immeuble lugubre, Henry Spencer, bibliothécaire en vacances, traîne un air hébété, ravagé d’une angoisse constante. Lors d’un dîner chez les parents de Mary, il apprend qu’il l’aurait mise enceinte et doit l’épouser. Elle s’installe chez lui ; l’enfant ne fait que vagir et ressemble à un monstre fœtal à grosse tête, sans bras ni jambes, emmailloté de bandelettes. Il s’agit sans doute là de la vision la plus abjecte qu’on puisse contempler des joies de la maternité. D’ailleurs, Mary, excédée par les pleurs, quitte le domicile, laissant Henry seul avec la créature.

N’en disons pas davantage. Il faut se laisser emporter par les images folles créées par Lynch, par son humour absurde et décapant, les trouvailles visuelles oniriques et l’ambiance oppressante qui s’insinue dans les décors, le noir et blanc très contrasté et une bande-son expressionniste conçue comme organique. Hanté par la phobie du corps, Eraserhead se prête à de multiples interprétations, sociales, métaphysiques, psychanalytiques, et relève autant du fantastique d’avant-garde que d’une parodie grinçante de comédie familiale.

Venu des arts plastiques, David Lynch conçoit ses premiers courts métrages à Philadelphie, à l’école des Beaux-Arts de Pennsylvanie. Après avoir remarqué The Alphabet, qu’il tourne en 1968, l’American Film Institute lui finance un moyen métrage en 16 mm, The Grandmother, dans lequel il est déjà question d’un nouveau-né, puis lui offre dix mille dollars pour un film qui devait être de quarante minutes et qui devient Eraserhead. Le tournage commence en 1972, à partir d’un script d’une vingtaine de pages et dans des bâtiments désaffectés de l’institution, que Lynch transforme en studio.

Inquiète devant la durée que prend le tournage, l’AFI souhaite voir des images. La projection de la séquence du repas de famille provoque un rejet violent. Lynch est traité de fou et le financement est stoppé. Obstiné, le cinéaste poursuit en autoproduction, avec des périodes d’interruptions, multiplie les boulots alimentaires pour en finir le tournage en 1975. Boudé par le Festival de Cannes, Eraserhead sort en 1977 aux Etats-Unis dans le circuit alternatif des midnight movies, puis en France en 1980, sous le titre opportuniste de Labyrinth Man.

Le travail de Lynch et de son ingénieur du son, Alan Splet, est remarquable d’ingéniosité. Ils se sont connus sur The Grandmother et partagent le même goût pour les sons industriels. Pour Eraserhead, ils fouillent dans les poubelles de la Warner et récupèrent des effets sonores, utilisent des ventilateurs d’aération, des grésillements d’ampoules électriques avec du sucre, ralentissent les enregistrements en remontant les basses. Ils recourent à des procédés artisanaux pour créer le son organique voulu. Dix ans après la sortie, ils augmentent enfin la puissance ses sons grâce au Dolby Stéréo. Cette bande-son sortira en vinyle comme une œuvre musicale à part entière. Splet travaillera encore sur Elephant Man, Dune et Blue Velvet.

« In Heaven, everything is fine »

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OlivierBottin
 
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