ESSENTIAL KILLING

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Drame - 2011 - France | Pologne - 83 MIN - Tous publics

Capturé par les forces américaines en Afghanistan, Mohammed est envoyé dans un centre de détention tenu secret. Lors d’un transfert, il réchappe d’un accident et se retrouve en fuite dans une forêt inconnue. Traqué sans relâche par une armée sans existence officielle, il fera tout pour assurer sa survie.

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Ancien boxeur et cinéaste polonais multi-récompensé – à Cannes, à Venise, à Berlin et aussi à Varsovie – Jerzy Skolimowski a 71 ans lorsqu’il commence le tournage d’Essential Killing, son 16e long métrage.

 

Après avoir, dans les années 1960, représenté la fine fleur du nouveau cinéma polonais, avec son compatriote, confrère et aîné de cinq ans, Roman Polanski – dont il écrivit le scénario du premier long métrage, le Couteau dans l’eau – Skolimowski fuit son pays et entame la carrière chaotique d’un cinéaste en exil. Il tourne à son rythme et au gré de productions internationales, entre Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Pologne, Italie et France. Il dirige aussi bien Jean-Pierre Léaud, dans le Départ – Ours d’or des Berlinales 1967 – que Claudia Cardinale et Eli Wallach dans les Aventures du brigadier Gérard, une coproduction berlino-hollywoodienne inspirée de Conan Doyle. Il aborde les années 1970 avec un film tourné en 28 jours, Deep End, les amours contrariés d’un jeune garçon de bain obsédé par la responsable des cabines pour femmes, une adolescente un peu plus âgée que lui. Après le très irrationnel Cri du sorcier, avec Alan Bates, il y aura le très remarqué Travail au noir, avec Jeremy Irons (34 ans), récemment révélé par la Maîtresse du lieutenant français, en travailleur clandestin polonais venu travailler, au noir, à Londres, alors que l’état de guerre est déclaré dans son pays natal par le Général Jaruzelski.

 

De 1990 à 2010, après avoir dirigé Michael York et Michel Piccoli, Robert Duvall et Klaus Maria Brandauer, Fabienne Babe et Judith Godrèche, Skolimowski ralentit sa production pour ne tourner que trois films en 20 ans, dont l’intimiste Quatre nuits avec Anna et Essential Killing, que l’on pourrait traduire par un approximatif « Tuer pour survivre ».

 

En effet, ce film retrace « le combat d’un homme seul contre tous, plongé dans des circonstances qui l’obligent à explorer les frontières de la résistance humaine », comme l’a expliqué, lui-même, le cinéaste. Pour incarner ce taliban en fuite, traqué par l’armée américaine, il choisit Vincent Gallo, comédien et réalisateur toujours partagé entre cinéma indépendant, films d'auteurs et cinéma européen, cannibale chez Claire Denis dans Trouble every day ou cinéphile chez Emir Kusturica dans Arizona dream. Il fut le frère de Winona Ryder dans la Maison aux esprits de Bille August et celui de Christopher Walken dans Nos funérailles d’Abel Ferrara. Après le rôle titre de Tetro, de Francis Ford Coppola, il suit Skolimowski en Norvège, en Pologne et en Israël pour le tournage du film que vous allez voir maintenant, qui lui valut la Coupe Volpi de la 67e Mostra de Venise.

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Contexte

Vincent Gallot

Pour d’autres raisons, Ulysses Everett McGill (George Clooney), Delmar (Tim Blake Nelson) et Pete (John Turturro) font tout pour échapper à leurs poursuivants.

Jerzy Skolimowski

Parvenus à s’évader de leur stalag, 76 prisonniers tentent d’échapper à l’armée allemande et à la Gestapo lancées à leurs trousses.

TETRO (2009)

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