Bande Annonce de ET VOGUE LE NAVIRE...Découvrez la bande Annonce de ET VOGUE LE NAVIRE... sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5396/fond/5396_w_500.jpg
Federico Fellini
Barbara JeffordFreddie JonesVictor PolettiElisa MainardiLe Grand DucPeter CellierPrincesse LerminiaSarah-Jane VarleyJanet SuzmanPasquale Zito

ET VOGUE LE NAVIRE...

122 mn

Note de SensCritique :

7.5 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Federico Fellini.

Casting : Barbara Jefford, Freddie Jones, Victor Poletti, Elisa Mainardi, Le Grand Duc, Peter Cellier, Princesse Lerminia, Sarah-Jane Varley, Janet Suzman. Pasquale Zito

Synopsis : En 1914, une croisière de luxe remplie des plus prestigieux invités est organisée afin de transporter les cendres d’une grande diva vers son lieu de repos. A l’intérieur : duc, chanteur, comique et même un rhinocéros, le tout observé par un journaliste/témoin de cette odyssée fastueuse. Le voyage change de ton lorsqu’un groupe de réfugiés serbes doit monter à bord pour ne pas se noyer. Ils sont poursuivis par un inquiétant navire de guerre et, alors que se profile le premier conflit mondial, le petit monde du navire sent son époque s’achever.

Scénario : Federico Fellini, Tonino Guerra.
Musique : Gianfranco Plenizio.
Pays : France | Italie
Tags : Comédie, En musique, Proposer la botte Tome 2, Belle mer.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Et Vogue le navire est l’un des résultats de l’étonnante association, au début des années 1980, entre Federico Fellini et Daniel Toscan Du Plantier. C’est l’époque où, avec l’aide de la Gaumont, le producteur français tente de s’imposer en indépendant avec un ambitieux projet : un cinéma européen à la fois prestigieux et rentable, fabriqué par les plus célèbres auteurs contemporains.

Le film nait à la suite du télescopage de deux idées. L’une d’entre elles vient du coscénariste, Tonino Guerra, basée sur l’anecdote vraie des cendres de La Callas dispersées dans la mer. L’autre vient du cinéaste, fasciné par une dépêche évoquant la mort d’un religieux et des papiers, conservés par ce dernier, qui évoqueraient les causes mystérieuses et cachées de la première guerre mondiale.

C’est là, dans cette rencontre entre le drame de l’histoire et la célébrité, que prend forme la trame, tragicomédie d’une croisière de 1914, remplie de sommités du spectacle et de la société chargées d’escorter les cendres d’une diva, qui va percuter de plein fouet la guerre mondiale émergente. Fellini rend un hommage amusé, lucide et un rien mélancolique à un monde ridicule sur le point de sombrer, comme leur bateau de luxe un peu semblable au fameux Titanic.

Lorsque Fellini se lance dans le tournage de Et Vogue le navire, il est encore sous le choc de la réception mitigée de son très ambitieux La Cité des femmes. Après les fastes et internationales années 1970, le metteur en scène entre dans les années 1980 et sent très rapidement la différence, ainsi que le changement d’époque en ce qui concerne le statut du septième art.

Fellini est en effet conscient de la perte progressive de son public et, en général, de la perte de terrain du cinéma par rapport à la télévision, qui va bientôt entamer en Italie sa mue berlusconienne. Le maestro en est si conscient qu’il se penchera sur ce phénomène, et cette inquiétante modernité, dès son film suivant, Ginger et Fred. Mais pour l’heure, Fellini semble davantage ressentir le besoin d’un retour aux sources, du merveilleux et du cinéma, porté par Et Vogue le navire.

Le film commence donc comme un film muet, et permet de cette façon au cinéaste de retrouver un peu de son propre passé de cinéphile. L’évocation d’un temps disparu est renforcée par la volonté de l’auteur de souligner fréquemment la reconstitution volontairement non réaliste de ce monde un peu désuet et en train de disparaître. Fellini appuie son propos en dévoilant même, lors de l’une des dernières scènes, la caméra et l’équipe en train de tourner la séquence, mise en abyme d’un univers qui est faux sans doute parce qu’il n’est plus depuis longtemps.

Fellini restant Fellini, cette mélancolie ne l’empêche pas d’exprimer une ambition formelle intacte. Le réalisateur pousse son décorateur, Dante Ferretti, à se dépasser dans sa vision de ce paquebot luxueux et décadent. Il offre également à Freddie Jones, acteur de théâtre anglais et second couteau régulier de David Lynch, l’un de ses seuls vrais grands rôle au cinéma.

Le film est présenté à la Mostra de Venise de 1983, et y recueillera l’admiration d’un amateur distingué, l’écrivain et auteur de L'Ennui et du Mépris, Alberto Moravia. Ce dernier saluera les intuitions géniales de Fellini dans sa description d’une société bourgeoise épuisée, vide de tout contenu, et pourtant encore totalement et parfaitement obsédée par elle-même.

Mergitur (nec fluctuat)

Le dernier Fellini, souvent sous-estimé, et pourtant parfaitement fidèle à lui-même, à ses rêves, à son pessimisme rempli d’espoir, et à son esthétique. Sur ce navire, sur cette galère-là, tout le monde décade – la terre (ou la mer) tremble sous leurs pieds ...

Lire la suite
7
pphf

Immense messe solennelle.

1984. Certains disent que Fellini n'est plus le cinéaste grandiose et terrassant qu'il était auparavant. Si le film parait moins forain et grandiloquent que ses œuvres précédentes, il n'en reste pas moins une superbe symphonie, opéra de vie et de mort, ode à un humanisme ...

Lire la suite
10
MrOrange

Fellini vogue en galére

Il m'a fait souffrir ce film. 2 années de suite à l'analyser, le décortiquer, essayant de le comprendre sous tous les angles. Dans une vie insipide d'étudiant, ça laisse des traces. Au point même que je ne voulais plus entendre parler de Fellini. Même pas Armarcord qui ...

Lire la suite
8
villou
le contexte
  • Egalement interprété par
    Freddie Jones
  • Pas si éloigné
    Parce que malgré leurs différences, les deux oeuvres partagent la même vision du naufrage d'un navire de luxe comme métaphore de la fin de la société du 19ème siècle.
  • Egalement realisé par
    Federico Fellini
  • Dans le même genre
    Parce qu'avec ce film, Fellini continue sur la veine désabusée et un peu mélancolique esquissée par Et vogue la navire, où le maestro sent se profiler une modernité peut-être inquiétante.
A voir également
Affiche du film ERIK LE VIKING

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film THE DEEP BLUE SEA

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film HUIT ET DEMI

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film POSEIDON

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés