Bande Annonce de ETREINTES BRISÉESDécouvrez la bande Annonce de ETREINTES BRISÉES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1534/fond/1534_w_500.jpg
Pedro Almodovar
Blanca PortilloJosé Luis GómezPenélope CruzTamar NovasLluis HomarMarta AledoRuben OchandianoAugustin AlmodovarEnrique AparicioYuyi Beringola

ETREINTES BRISÉES

122 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Pedro Almodovar.

Casting : Blanca Portillo, José Luis Gómez, Penélope Cruz, Tamar Novas, Lluis Homar, Marta Aledo, Ruben Ochandiano, Augustin Almodovar, Enrique Aparicio. Yuyi Beringola

Synopsis : Il y a quatorze ans, le cinéaste Mateo Blanco a eu un violent accident de voiture qui lui fit perdre la vue et aussi Lena, la femme de sa vie. Devenu scénariste, sous le pseudonyme d’Harry Caine, il écrit avec l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit Garcia, et du fils de celle-ci, Diego, qui fait office de secrétaire, dactylo et guide d'aveugle...

Scénario : Pedro Almodovar.
Musique : Alberto Iglesia.
Pays : Espagne
Tags : Drame, Festival Lumière, En écrivant, Sélection Pedro Almodovar, C'est beau l'amour !, Femmes, femmes.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Etreintes brisées est sorti en France le 20 mai 2009, en plein Festival de Cannes d’où, présenté en compétition officielle, il repartit bredouille, le jury, présidé par Isabelle Huppert, préférant accrocher sa Palme d’Or au Ruban blanc de Michael Haneke. Il s’agit du 23e long métrage de Pedro Almodovar, depuis ses débuts professionnels, en 1980, avec Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, une production coopérative, réunissant une bande de débutants potaches autour de la célèbre Carmen Maura, déjà vue dans plus d’une quarantaine de films et que le cinéaste retrouvera régulièrement tout au long de sa carrière.

Précédemment, Almodovar s’était illustré dans la réalisation de « brûlot underground » et de « roman-photo déglingué », selon l’expression de critiques hispaniques, tournés en 16mm, voire en Super 8, avec une caméra achetée grâce à l’emploi qu’il décrocha à la Compagnie nationale de téléphone d’Espagne. Pendant douze ans, il se leva très tôt pour aller travailler et se coucha très tard pour écrire des nouvelles et des articles, faire du théâtre et de la musique – dans un groupe de punk-rock parodique – et tourner avec la fameuse caméra. Sa maturité artistique coïncidera avec la mort de Franco, la démocratisation du pays et la naissance de la Movida, la Nouvelle vague espagnole, étendue à la musique, au graphisme, au design et à la bande-dessinée. Ses films se suivent, alors, sans se ressembler, du Labyrinthe des passions, à Volver, en passant par Attache-moi, Talons aiguilles, la Mauvaise éducation ou encore, en 1997, En chair et en os, dans lequel il dirige, brièvement et pour la première fois, Penélope Cruz, en prostituée accouchant dans un autobus madrilène.

Il retrouvera la comédienne dans Tout sur ma mère, dans Volver et dans Etreintes brisées. Elle y est Lena, la compagne et la muse d’un cinéaste incapable de se passer d’elle. Mais un jour, sur une petite île de l’archipel des Canaries, le destin en décidera autrement.

Comme vous l’avez sans doute reconnu vous-même, le film que Lena et Mateo regardent à la télévision, enlacés sur un canapé à fleurs, dans leur petit bungalow face à la mer, n’est autre que Voyage en Italie, de l’Italien Roberto Rossellini, avec la Suédoise Ingrid Bergman, le Britannique Georges Sanders et la Française Maria Mauban. Cinéphile averti et récidiviste, Almodovar évoque souvent d’autres films dans ses films : Duel au soleil dans Matador, Eve dans Tout sur ma mère, Assurance sur la Mort, Thérèse Raquin et La Bête humaine dans la Mauvaise éducation et Johnny Guitar dans Femmes au bord de la crise de nerf.

Dans Etreintes brisées, il y a un autre film dans le film : la comédie que Mateo Blanco tournait avant de devenir aveugle. Intitulée Chicas y Maletas – autrement dit Filles et valises – cette production s’inspire librement – mais sûrement – de Femmes au bord de la crise de nerf, le septième long métrage d’Almodovar, sorti en 1988, dans lequel Carmen Maura, trompée par son amant, se rapprochait de l’épouse de celui-ci tout en prêtant main forte à sa meilleure copine effrayée à l’idée d’avoir hébergé des terroristes. A propos de cette auto-adaptation, Pedro Almodovar précise qu’il ne s’agit pas d’un auto-hommage. « Quand j’écrivais le scénario, j’ai décidé que Mateo Blanco tournerait une comédie, car c’est le genre le plus opposé au drame que vivent les protagonistes. De cette façon, leurs problèmes seraient mis en valeur, et les efforts de Lena, pour trouver le ton léger et pétillant que la comédie exige, seraient plus visibles et plus pathétiques. » C’est donc uniquement pour se sentir plus libre qu’il décida  d’adapter l’un de ses films. Curieusement, le décor très coloré et très stylisé de Filles et valises a été construit dans le même coin du même studio où, vingt ans plus tôt, Almodovar avait tourné Femmes au bord de la crise de nerf !

Autre incursion de films dans le film, la scène au cours de laquelle Lena se jette dans l’escalier. Une scène importante, dont Almodovar se dit « très fier », la qualifiant, lui-même, de « colonne vertébrale du récit ». En fait, il se souvenait de l’escalier dans lequel se jette, volontairement, elle aussi, Gene Tierney afin de faire disparaître l’enfant qu’elle attendait, dans Péché Mortel, le drame de John Stahl. Il se souvenait aussi du premier rôle de Richard Widmark qui, dans le Carrefour de la mort d’Henry Hathaway, attache, sur son fauteuil roulant, une vieille femme paralysée avant de la précipiter dans l’escalier. Plus étrange, il pensait, également, au Cuirassé Potemkine, avec l’escalier du port d’Odessa qu’il qualifia d’« escalier par excellence » ainsi qu’à la comédie musicale que Robert Z. Leonard tourna en 1941, sur une chorégraphie de Busby Berkeley, la Danseuse des Folies Ziegfeld, dans laquelle Judy Garland, Lana Turner et Hedy Lamarr, drapées dans d’extravagants ponchos à paillettes, descendaient un interminable escalier... blanc, comme celui d’Etreintes brisées !

C'est le genre de film que l'on va voir parce que Penelope Cruz, beaucoup, et c'est en espagnol, un peu. Bon accessoirement c'est Almodovar, mais le diktat des réalisateurs dont il faut avoir tout vu m'intéresse peu. C'est le genre de film que l'on va voir parce que l'on aime ...

Lire la suite
9
Shalf

Gigantesque.

Etreintes brisées (mon premier Almodovar !) m'a fait penser à un grand soap renfermant une myriade de personnages dans un immense tourbillon émotionnel. J'aime aussi assez les films qui ont une partie noire, des scènes qui arrivent et passent comme ça, mine de rien, et qui ...

Lire la suite
10
adirtycarnival

Pedro Almodovar, le fantasque cinéaste Espagnol réalise en 2009, Etreintes Brisées. Quatrième collaboration avec sa muse, Penelope Cruz, cette oeuvre est une magnifique ode à l'amour et à l'art cinématographique. Quand Mateo Blanco alias Harry Caine (Lluis Homar, poignant) ...

Lire la suite
8
Vincent Formica
A voir également
Affiche du film NINE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film VICKY CRISTINA BARCELONA

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film VOLVER

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film PARLE AVEC ELLE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film BASTILLE DAY

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film APPRENTICE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film IRREPROCHABLE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film SUICIDE SQUAD

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film GENIUS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés