FAHRENHEIT 11/9

À partir de 9.99 €
Parce que le titre du film fait à la fois référence à son film précédent (FARENHEIT 9/11) et au 09/11/2016, lendemain de la victoire de Trump aux élections
Documentaire - 2018 - Etats-Unis d'Amérique - 123 MIN - VO - HD - Tous publics
Le 9 novembre 2016, Donald Trump est élu 45ème Président des Etats-Unis. Quinze ans après sa Palme d'Or, Michael Moore s'attaque désormais à cette figure controversée.
Comment l'Amérique en est arrivée là et comment peut-elle s'en sortir ? Ce nouveau brûlot dresse un portrait au vitriol de l'époque dans laquelle nous vivons et appelle à la résistance contre Trump.

Réalisé par

7.1 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Michael Moore a remporté en 2004 la Palme d’or à Cannes avec son très percutant Fahrenheit 9/11, les deux chiffres faisant allusion à la date d’un désastre sans précédent, l’attentat islamiste qui a mis à bas le World Trade Center. Quatorze ans plus tard, il revient à la charge avec Fahrenheit 11/9, son contraire, dont les deux chiffres font quant à eux allusion à la date où Donald Trump a été élu Président des Etats-Unis, pour beaucoup un autre désastre sans précédent.

Mais si Trump est la cible de ce nouveau film, tout comme George W. Bush était celui de Fahrenheit 9/11, le milliardaire décadent quitte de fait assez rapidement l’image, Moore s’étant manifestement rendu compte qu’il n’était pas besoin de caricaturer le 45e Président des Etats-Unis, celui-ci s’en chargeant lui-même avec constance. De fait le film va très vite s’intéresser à cette Amérique profonde qui a parfois voté pour l’homme aux cheveux orange. Et développer deux sujets qui tiennent particulièrement à cœur au réalisateur : le scandale de l’eau polluée de Flint, sa ville natale, dans le Michigan, et l’horreur du massacre du lycée de Parkland, qui a relancé une énième fois le débat sur le contrôle des armes à feu. Autant dire que le réalisateur a trouvé deux moyens de dénoncer le plomb.

Qu’on goûte ou non les penchants polémiques du réalisateur de Bowling for Columbine, ses excès, sa faconde, on ne pourra pas lui chipoter une énergie communicative et une colère qu’il n’a pas de mal à nous faire partager contre la morgue des puissants. Populiste, Michael Moore l’est manifestement, mais c’est pour défendre les petits, les sans-grades, ceux que le système a écrasés. Son propos reste généreux et reconnaissons qu’il met souvent les rieurs de son côté.

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