FAHRENHEIT 9/11

Bientôt disponible
Pour le seul documentaire à avoir reçu la Palme d'Or (avec le Monde du Silence)
Documentaire - 2004 - Etats-Unis d'Amérique - 118 MIN - Tous publics

Fahrenheit 9/11 démarre lors de la soirée de l’élection très contestée de George W. Bush. Il fait ensuite le compte, à partir de ce point, des mensonges, des faiblesses intellectuelles mais également des manipulations pures de son administration. Avec un climax certain : la réaction filmée, et très étonnante, de Bush lorsqu’il apprend l’attaque du 11...

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Les avis surSens Critique
Pierre-Simon Gutman
Pierre-Simon Gutman
CHRONIQUEUR

En 2004, Michael Moore est au sommet d’une gloire inhabituelle pour un documentariste. Son film précédent, Bowling for Columbine, brûlot contre la vente des armes aux Etats-Unis, a rencontré un succès public et critique, remportant César, Oscar et un prix à Cannes. Moore est désormais un homme célèbre. Et cette célébrité, il veut la mettre au service d’une cause très précise : stopper la réélection du Président George W Bush, dont il est un opposant fervent.

Fahrenheit 9/11 est donc plus un pamphlet qu’un long métrage traditionnel. C’est une œuvre à charge, qui accumule avec précision toutes les erreurs, toutes les manipulations ou toutes les actions jugées néfastes de Bush, de ses trucages électoraux jusqu’aux mensonges liés à l’invasion de l’Irak, en passant par sa réaction lors du 11 septembre.

Parce que le cinéaste veut convaincre et séduire un large public, son film n’est en aucun cas un documentaire austère. Moore, qui aime à se présenter comme un « entertainer » américain utilise l’humour, la mauvaise foi assumée et un montage dynamique pour livrer une œuvre d’une efficacité certaine. Fahrenheit 9/11 rencontrera un succès public impressionnant, remportera la Palme d’or mais, et c’est là le plus grand regret de la carrière de Moore, n’empêchera finalement pas la réélection de Bush.

Réalisé par

6.7 / 10
Le contexte

Michael Moore

Ce documentaire de William Karel sur l'administration Bush peut être vu comme le penchant sérieux, plus austère mais également plus consistant, de la version spectaculaire de Moore.

Michael Moore

Si Karl Zéro est moins agressif que Moore, il a le même rapport décomplexé, plein d'une mauvaise foi assumée, d'humour et, parfois, de démagogie, avec le documentaire politique.

ROGER ET MOI.