FAIS MOI TOUT !

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Parce que le film a été tourné à Saint-Cyprien-sur-Dourdou (Aveyron) qui n'est pourtant pas au centre de l'intrigue.
Adulte - 1977 - France - 74 MIN - interdit aux moins de 18 ans
A l'approche des élections municipales dans un petit village de l'Aveyron, un maire soucieux demande de l'aide à un ami directeur de Sex-Office, une agence de détectives. Une femme prétend avoir été violée par ses trois conseillers. Sur place, Martine et Dany, "les meilleurs éléments" de Sex-Office, se font passer pour des militantes d'une association féministe et interrogent la jeune...
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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Film porno français tourné en 1976, juste après l’instauration du classement X, Fais-moi tout ! est la première des quatre aventures de Martine et Dany, deux femmes détectives de l’agence Sex-Office, les « deux meilleurs éléments », affirme son directeur. Le réalisateur Henri Sala s’était peut-être souvenu de la féminisation du film noir par Paul Vecchiali pour Change pas de main.

Par contre, le point de départ renoue avec un poncif de la comédie paysanne : la bigote frustrée, en proie à des fantasmes érotiques. Thérèse, que la simple évocation du curé rend toute chose, affirme avoir été violée par trois hommes du village : le garagiste, le pharmacien et le restaurateur, tous trois conseillers municipaux. Le maire la soupçonne de divaguer. Chargées d’enquêter discrètement, Martine et Dany vont tester les accusés pour se faire leur propre opinion. Outre la fraîcheur des comédiennes, la brune Martine Grimaud et la blonde Danielle Troger, au jeu très naturel, représentantes d’une sexualité décomplexée, la vertu stimulante de ce porno est son décor champêtre.

L’action se situe dans le village de Saint-Cyprien-sur-Dourdou en Aveyron, département de prédilection d’Henri Sala. Il y avait déjà tourné Les Ardentes. Les séquences hard respirent le bon air. On s’ébat au bord d’une rivière, près d’une petite route sinueuse, ou dans un champ, ou encore, en plein camping familial, sur le capot d’une voiture à la vue des familles installées devant leur caravane, sans la moindre perversion. Quant aux fantasmes de la bigote, moins innocents, on retiendra surtout la séquence du restaurateur, qui badigeonne de nourriture le corps de la demoiselle.

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Le contexte

Martine Grimaud

De Jacques Doniol-Valcroze, 1967. Comme le personnage de Thérèse, l'héroïne de ce film fantasme sur le viol. Le réalisateur laisse flotter l'ambiguïté sur la réalité des faits.

Henri Sala (alias Ken Warren)

Troisième enquête de Martine et Dany,toujours aussi décomplexées.

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