FAMILIA

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Parce que le film (espagnol) est influencé par la Marque du vampire de Tod Browning, mais pas comme vous pourriez l'imaginer
Drame - 1998 - Espagne - 93 MIN - Tous publics
Dans sa belle maison de Madrid, Santiago, un homme riche s’apprête à fêter son anniversaire avec toute sa famille réunie. De petits grains de sable semblent gripper cette belle organisation. Parmi les cadeaux a été prévue une pipe plutôt mal venue pour un non fumeur. Qui a bien pu oublier un tel détail ? Et voilà Santiago qui s’en prend à son petit-fils. Il en voudrait un autre moins gros et qui lui ressemble plus. Tous sont des acteurs qu’il a loués pour jouer sa famille. L’affaire se complique quand il apparaît que certains ont entre eux de vrais liens familiaux
6.5 / 10
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2MNaprès
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

On dit toujours qu’ « on ne choisit pas sa famille ». Habituellement, c’est vrai mais le jeune Espagnol Fernando Leon de Aranoa a trouvé le moyen de faire mentir ce dicton dans Familia, son premier long métrage. Réflexion sur la famille sous forme de mise en abyme de la représentation artistique, il n’en fallait pas davantage pour en faire le chouchou des festivals.

Familia a raflé les Prix du public aux festivals de Valladolid en 1996 et Angers en 1998. Mais il a aussi valu à son auteur le Goya du meilleur nouveau réalisateur. Diplômé en sciences de l’images de l’université Complutense de Madrid, Fernando Leon de Aranoa avait préalablement tourné un court métrage : Sirenas, en 1994. Surtout il avait beaucoup écrit pour la télévision et pour des humoristes. D’où un sens du dialogue très développé dès ce coup d’essai. Le cinéaste a enchaîné avec Barrio, chronique de trois adolescents dans un quartier difficile de Madrid et surtout avec Les Lundis au soleil, le film qui l’a fait mondialement connaître. Pour la première fois il y dirigeait des comédiens très connus, Javier Bardem et Luis Tosar dans le rôle de chômeurs qui perdent peu à peu espoir de rebondir. En 2006, les Français ont également pu voir son Princesas, portrait de deux prostituées madrilènes.

Ces fictions flirtant avec le documentaire dans l’approche des personnages, on ne s’étonnera pas que Fernando Leon de Aranoa ait également tourné des docs. En 2001, Caminentes traitait de la marche des zapatistes jusqu’à Mexico. Il a aussi réalisé le sketch « Buenos noches, Ouma » du documentaire collectif Invisibles qui, en 2007, réunissait entre autres Isabelle Coixet et Wim Wenders. Parallèlement, il a mené une carrière de scénariste, y compris sur des projets apparemment très loin de ses préoccupations comme Fausto 5. 0, Grand Prix du festival du film fantastique de Gérardmer en 2002.
Contexte

Un autre film espagnol, produit par Elias Querejeta, qui relate une fête de famille

Fernando León de Aranoa

Même point de départ : un homme paye des gens pour jouer les membres de sa famille le temps d’une fête

BALADA TRISTE

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