FAMILLE TU ME HAIS

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Le film rassemble des témoignages percutants sur une réalité souvent mal connue et dissimulée
Documentaire - 2020 - France - 51 MIN - VF - HD - Tous publics
Portraits de jeunes adultes exclus du foyer familial homophobe. Comment de jeunes gens réapprennent-ils à vivre, à se respecter et à se projeter dans l'avenir après avoir été détruits par ceux qui auraient dû les aimer ?
5.3 / 10
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Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

A travers les portraits de jeunes adultes exclus du foyer familial homophobe, l’acteur et cinéaste Gaël Morel veut donner à voir le désastre l'homophobie, vécue à l'intérieur même de la cellule familiale. Comment des jeunes gens ainsi profondément blessés réapprennent-ils à vivre, à se respecter et à se projeter dans l’avenir après avoir été détruits par ceux qui auraient dû les aimer ? Telle est la démarche de ce film documentaire, Famille tu me hais. 

A l’origine de cette enquête, il y a ce moment où, en 2009, Gaël Morel a été contacté par l’association Le Refuge, qui accueille des jeunes adolescents et des jeunes adultes victimes d’homophobie familiale. A travers des récits de vie, il découvre alors l’étendue de ces violences physiques et psychologiques dont sont victimes ces personnes ostracisées. Quelques années plus tard, naîtra l’idée d’un documentaire qui leur donnerait enfin la parole. 

« Mon producteur m’a donné carte blanche et je suis parti quasiment tout seul, accompagné  d’un opérateur son et image. On s’est dit qu’on tournerait où on pouvait mais je souhaitais qu’on tourne en extérieur, ce sont presque des enfants des rues, et je voulais qu’ils occupent des espaces extérieurs. » C’est en ces termes que Gaël Morel, au moment de la sortie de son film, résumait ses intentions de réalisation notamment.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LA GUERRE SANS NOM (Bertrand Tavernier donne la parole à des appelés du contingent au moment de la Guerre d'Algérie : des paroles de soldats qui elles aussi brisent des tabous, disent les blessures morales et familiales, racontent de destins difficiles.) ou encore LES INVISIBLES (Sébastien Lifschitz fait le portait d'hommes et de femmes qui ont choisi de vivre leur homosexualité à une époque où la société les rejetait brutalement. Ces récits de vie entrent en résonance avec ceux filmés par Gaël Morel.).

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