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John Ford
Anne BancroftBetty FieldFlora RobsonMargaret LeightonMildred DunnockSue LyonAnna LeeEddie AlbertMike MazurkiWoody Strode

Frontière chinoise

85 mn

Note de SensCritique :

7.5 / 10
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Réalisateur : John Ford.

Casting : Anne Bancroft, Betty Field, Flora Robson, Margaret Leighton, Mildred Dunnock, Sue Lyon, Anna Lee, Eddie Albert, Mike Mazurki. Woody Strode

Synopsis : En 1935, près de la frontière entre la Chine et la Mongolie, l’austère et puritaine Agatha Andrews dirige depuis une quinzaine d’années et d’une main de fer une modeste mission protestante. Comme ses collaboratrices, elle attend avec impatience la venue d’un nouveau docteur. Mais, c’est la très libre et très progressiste Docteur D.R. Cartwright qui se présente. Alors que des pillards mongols menacent d’envahir la mission, la tension monte entre les deux femmes…  

Scénario : Janet Green, John Mccormick.
Musique : Elmer Bernstein.
Pays : Etats-Unis
Tags : Drame.

Film pas encore disponible

John Ford vient d’avoir 71 ans lorsqu’il entame, en février 1965, le tournage de Frontière Chinoise, son ultime long métrage de fiction. C’est après avoir lu le roman de l’Anglaise Norah Lofts, paru une trentaine d’années plus tôt, qu’il déclara à son ami et coproducteur Bernard Smith : « Je veux tourner une histoire de femmes »... pour une fois, serait-on tenté d’ajouter ! 

Frontière Chinoise est, en effet, un film de femmes, donc d’actrices. Ainsi, au cœur d’une modeste mission américaine basée en Chine non loin de la frontière sino-mongole, au milieu des années 30, vous allez notamment reconnaître : Anne Bancroft, en femme médecin, libérée et sans tabou, ainsi que Margaret Leighton, la directrice de cette mission, austère et puritaine à force de refouler ses désirs, jugés contre nature. Quatre ans après son rôle de Lolita chez Kubrick, la jeune Sue Lyon (20 ans), incarne l’innocent objet de cette saphique passion. 

En plus de la palpable tension régnant entre elles, les sept femmes composant cette mission – Seven Women est le titre original du film – vont devoir affronter le terrible Tunga Khan, chef des pillards mongols, qui va les prendre en otage et exercer sur elles un odieux chantage. Discrètement distribué aux Etats-Unis en janvier 1966, Frontière chinoise fut ignoré par le public et conspué par la critique. En France, où il fut présenté l’été suivant, deux semaines après que Ford ne vint à Paris, il eut ses supporters, tel Henry Chapier qui, dans Combat, écrivit : « Quand les critiques américains déclarent qu’un film est nul, neuf fois sur dix nous pouvons être sûr qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre. »

Lorsque John Ford annonça sa volonté de tourner le film que vous venez de voir, l’un de ses amis – que cite Joseph McBride dans son épais et épatant A la recherche de John Ford, aux éditions Institut Lumière/Actes Sud –, l’un de ses amis, donc, déclara au New York Times : « John accepte mal que certaines personnes le considèrent comme un réalisateur de film de cowboy, alors il a décidé de leur rappeler la diversité de ses talents. » De plus, le roman de Norah Lofts lui rappelait Boule de suif, la nouvelle de Maupassant dont il s’était inspiré, 27 ans auparavant, pour la Chevauchée Fantastique. Sous son titre original, Chinese Finale, le roman avait déjà été adapté par Robert Ellis Miller – futur réalisateur du Cœur est un chasseur solitaire – en une dramatique télévisée de 30 minutes, diffusée en mars 1960. Moins sombre que le film de Ford, cette première adaptation s’achevait sur une Agatha Andrews, pleine de remords, offrant sa bénédiction au Dr Cartwright.

 

Avant de confier à Margaret Leighton, grand nom du théâtre londonien, le rôle de la revêche Agatha, John Ford avait pensé à Jennifer Jones, jusqu’à ce que les prétentions financières de son mari, le producteur David O’Selznick, ne le fassent changer d’avis. Il pensa alors à Katharine Hepburn, qui refusa d’incarner un personnage aussi antipathique. Lorsque Ford proposa le nom de Rosalind Russel, cette fois, c’est son coproducteur, Bernard Smith, qui s’y opposa. De son côté, pour le rôle du Dr Cartwright, Smith avait pensé à Ingrid Bergman, que le tournage de la Voix Humaine, de Cocteau, pour la télévision, empêcha d’accepter. C’est finalement Patricia Neal – Oscar de la meilleure actrice, deux ans plus tôt, pour le Plus sauvage d’entre tous de Martin Ritt – qui hérita du rôle.

 

Mais, après trois jours de tournage, victime d’attaques cardiaques à répétition, elle fut rapidement hospitalisée dans un état critique. C’est alors que, par amitié pour elle, Anne Bancroft reprit son rôle. Après une opération de sept heures et un coma de trois semaines, Patricia Neal resta paralysée durant un an et demi et ne reprit le cours de sa carrière qu’à partir de 1968. Devenue célèbre du jour au lendemain, grâce au sulfureux personnage imaginé par Vladimir Nabokov et filmé par Stanley Kubrick dans Lolita, Sue Lyon fut imposée à Ford par la MGM, déjà productrice du film de Kubrick, et obtint, malgré son jeune âge, le plus gros cachet de la production ! On dit qu’elle arriva un jour sur le plateau, coiffée d’une casquette sur laquelle on pouvait lire : « John Ford is a sweetie-Pie » [« John Ford est un bonbon.] !


 

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