FUNNY GAMES U.S.

2008
108 mn
Disponible à la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés

Ann, George et leur fils passent l'été dans leur résidence secondaire. Alors qu'Ann commence à préparer le dîner, un jeune homme extrêmement poli vient lui emprunter quelques oeufs. Ann s'apprête à les lui donner quand soudain, elle hésite. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Les choses prennent un tour étrange et débouchent sur une explosion de violence.

Disponible à la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés
Drame
France|Royaume-Uni|Etats-Unis
- 16 ans
VF
1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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En 1997, le cinéaste autrichien Michael Haneke faisait scandale au Festival de Cannes avec Funny Games, qui complétait sa trilogie dite de la glaciation émotionnelle : Le septième continent, Benny's Vidéo, 71 Fragments d'une chronologie du hasard.
Dix ans après, Funny games US est le remake quasiment plan par plan, presque le copié-collé de ce film relatant le calvaire d'une famille de bourgeois aisés en vacances, séquestrée et torturée sans raison par deux jeunes gens aux gants blancs. Attention, comme son modèle autrichien, Funny games US est un film traumatisant, difficile à effacer de sa mémoire, qui interroge sans relâche le spectateur sur sa propre fascination pour la violence.

Pourquoi une version américaine ? Tout simplement d'après Haneke pour toucher un public international avec ce "jeu" tétanisant, terrorisant qui piège le public dans sa propre habitude de la violence au cinéma. Pour ce cinéaste qui cherche à déranger, la banalisation médiatique de la violence est le mal du siècle et il épingle surtout la télévision comme le prouve, entre autres, la scène où la mère éteint d'abord la télé avant de s'occuper de son fils qui baigne dans son sang. Le cinéaste cherche aussi à restituer la réalité de la souffrance physique et psychologique infligée par un être à un autre et à stigmatiser la dilution des valeurs morales chez les jeunes à travers ce duo de tortionnaires si souriants et "bien élevés".

Dans la version autrichienne, le père était incarné par Ulrich Mühe, devenu célèbre grâce à La Vie des autres, mais décédé en 2007. Dans cet auto-remake, il est joué ici par Tim Roth, acteur chez Tarantino dans Reservoir Dogs et Pulp Fiction et héros de Little Odessa de James Gray. Dans le rôle de la mère, Noami Watts confirme qu'elle est une grande actrice dans le registre de la terreur après Les promesses de l'ombre de Cronenberg et Le Cercle-The ring, remake américain du film d'épouvante d'Hideo Nakata.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LA MAISON DES OTAGES DE MICHAEL CIMINO ou encore AMERICAN BEAUTY DE SAM MENDES .

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