Bande Annonce de GAS-OILDécouvrez la bande Annonce de GAS-OIL sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1857/fond/1857_w_500.jpg
Gilles Grangier
Ginette LeclercJean GabinJeanne MoreauMarcel BozzuffiRobert DalbanRoger HaninCamille GuériniGaby BassetGermaine MichelHenri CrémieuxJacques MarinJean-Marie RivièreMarcel PérèsMario DavidSimone BerthierJean LefèvreLisette Lebon

GAS-OIL

89 mn

Note de SensCritique :

6.3 / 10
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Réalisateur : Gilles Grangier.

Casting : Ginette Leclerc, Jean Gabin, Jeanne Moreau, Marcel Bozzuffi, Robert Dalban, Roger Hanin, Camille Guérini, Gaby Basset, Germaine Michel, Henri Crémieux, Jacques Marin, Jean-Marie Rivière, Marcel Pérès, Mario David, Simone Berthier, Jean Lefèvre. Lisette Lebon

Synopsis : Au volant de son 15 tonnes, Jean Chape roule sur le corps d’un homme immobile, étendu sur le bitume. Pendant que la gendarmerie entame son enquête pour tenter de savoir si la victime était déjà morte au moment de l’accident, Jean, dont le camion est gardé en fourrière, commence à voir tourner autour de lui de mystérieux personnages qui ne tardent pas à entrer en contact avec lui...

Scénario : Gilles Grangier, Michel Audiard.
Musique : Henri Crolla.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Road movies, Moins de 90 minutes, Film des années 1950, LE SALON DE FILMOTV #8 : JEAN GABIN, LE SALON.

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Un an après Touchez pas au Grisbi, Jean Gabin et Jeanne Moreau se retrouvent pour la seconde – et dernière fois – dans Gas-Oil. Max le menteur, grande figure du Milieu parisien, et Josy, prostituée délurée et trop bavarde, les héros du film de Jacques Becker, vont se muer en honnête camionneur malchanceux et en institutrice aussi dévouée qu’amoureuse. Le code d’honneur de la pègre parisienne sera remplacé par une solide amitié, virile et sincère, les rues sombres et mouillées ainsi que les boîtes de nuit du Pigalle des années 1950 laisseront place aux routes départementales et aux chemins vicinaux du Puy-de-Dôme ainsi qu’aux écoles primaires, gratuites, laïques et obligatoires. En revanche, dans les deux films, c’est un même magot de 50 millions de francs, exactement, qui est à l’origine du drame mais, je ne vous en dirai pas plus.

Sachez tout de même que, juste après Gas-Oil, Jean Gabin devait, à nouveau, jouer le rôle d’un camionneur dans le sombre film d’Henri Verneuil, Des gens sans importance. De son côté, Jeanne Moreau dut patienter trois ans encore pour que Louis Malle fasse d’elle la maîtresse de Maurice Ronet dans Ascenseur pour l’échafaud puis de Jean-Marc Bory dans les Amants.

Lorsque Gas-oil sort sur les écrans français, son réalisateur, Gilles Grangier, est un jeune homme de 44 ans, à la filmographie déjà riche d’une vingtaine de titres, dont : Adémaï bandit d'honneur, avec Noël-Nöel, la Vierge du Rhin, sa première rencontre avec Jean Gabin, et Poisson d’avril, avec Bourvil en vedette et Louis de Funès dans le rôle épisodique du garde-champêtre. Il s’agit de leur première rencontre devant une caméra, deux ans avant la Traversée de Paris et une dizaine d’années avant le Corniaud et la Grande vadrouille de Gérard Oury.

Poisson d’avril est une comédie produite par un certain Jean-Paul Guibert qui, pour en rédiger l’adaptation et en écrire les dialogues, avait fait appel à son beau-frère, un jeune romancier de 34 ans, scénariste débutant, dont le nom était encore inconnu du grand public, un certain Michel Audiard. Egalement produit par Guibert, Gas-oil sera, lui aussi, adapté et dialogué par Audiard, d’après le  roman de Georges Bayle intitulé Du raisin dans le gas-oil. C’est ainsi que le jeune auteur et la star du cinéma français se rencontreront. Audiard et Gabin, un duo qui n’en restera pas là. De 1955 à 1971, il y aura, entre autres : les Grandes familles, le Président, le Cave se rebiffe, Un singe en hiver ou encore Mélodie en sous-sol.

Avant de vous laisser rouler sur les routes d’Auvergne, à bord du 15 tonnes de Jean Gabin, permettez-moi de vous signaler, derrière la caméra, la présence d’un jeune assistant réalisateur, Jacques Deray, futur réalisateur de la Piscine et de Borsalino, entre autres. Devant la caméra, vous allez reconnaître une brochette d’acteurs à l’aube de leur importante carrière : Marcel Bozzuffi, Roger Hanin, Jacques Marin, Jean Lefebvre, Mario David et même Jean-Marie Rivière, l’emblématique futur patron du célèbre cabaret parisien, le Paradis Latin. N’oublions pas non plus, Ginette Leclerc, en veuve éplorée, dix-sept ans après la Femme du boulanger, et, dans le rôle de la patronne du café préparant les sandwiches de Gabin, Gaby Basset qui fut, une trentaine d’années plus tôt, de 1920 à 1925, Madame Jean Gabin.

C’est en 1936, dans les couloirs et à la cantine des studios de Saint-Maurice, que Gilles Grangier fit la connaissance de Jean Gabin. A cette époque le futur cinéaste n’est que régisseur, alors que le comédien commence à devenir, vraiment, célèbre grâce à la Bandera, la Belle équipe, les Bas-fond et, un peu plus tard, avec Pépé le Moko ou la Grande illusion. C’est après guerre, alors que Grangier a déjà entamé sa carrière de réalisateur, que Jean Gabin, revenu en haut de l’affiche avec la Nuit est mon royaume et autre Vérité sur Bébé Donge, le choisit – parmi trois noms proposés par des producteurs – pour qu’il mette en scène la Vierge du Rhin, une histoire de vengeance entre Düsseldorf et Strasbourg, avec Elina Labourdette et Olivier Hussenot. C’est au cours de ce premier tournage, au printemps 1953, que les deux hommes vont se lier d’amitié et, malgré le semi-échec – ou le demi-succès – du film, ils ne vont pas tarder à se retrouver pour Gas-oil, entamant ainsi une belle et riche collaboration : 12 films en 16 ans. Grangier devenant le réalisateur ayant dirigé Gabin le plus souvent. Viennent ensuite : Julien Duvivier, avec sept films, Jean Delannoy et Denys de La Patellière, ex-æquo à la troisième place, avec six films, l’un et l’autre.

Après Gas-oil, et pendant que Gabin endosse à nouveau le rôle d’un routier dans Des gens sans importance, d’Henri Verneuil, puis celui d’un restaurateur des halles dans Voici le temps des assassins, de Julien Duvivier, Grangier prépare leur nouvelle rencontre à l’écran, une adaptation du Fils Cardinaud, le célèbre roman de Georges Simenon, inexplicablement rebaptisé par les producteurs, le Sang à la tête. Ni Grangier, ni Gabin ne comprirent cette décision : « Le vieux a hurlé quand il l’a appris », se souvient Grangier qui surnommait ainsi le comédien, de sept ans son aîné.

A La Rochelle, où furent tournés les extérieurs du Sang à la tête, tout se passa au mieux. Sauf qu’une association locale de routiers ayant admiré Jean Gabin dans Gas-oil et dans Des gens sans importance avaient décidé de lui rendre hommage en organisant une fête en son honneur. Malheureusement, le plan de travail, modifié au dernier moment, empêcha l’acteur de se rendre à leur invitation, sans que personne ne pense à les prévenir. Ils arrivèrent sur le plateau « furieux » et « menaçants » se souvient le réalisateur qui commença à avoir peur pour le matériel. Ils étaient prêts « à nous faire le coup de la fin de Gas-oil », raconta-t-il à François Guerif dans Passé la Loire, c’est l’aventure, un livre d’entretiens, publiés en 1989. Finalement, c’est Gabin qui est allé leur parler. Il dut trouver les mots, puisque tout rentra dans l’ordre. Au cinéaste admiratif, la star laissa tomber : « C’était peut-être pas du Audiard, mais ça a porté quand même. »

On en finirait pas d’évoquer toutes les anecdotes rapportées par Gilles Grangier, aussi bien dans Flash-back, son autobiographie parue en 1977, que dans ces entretiens avec François Guerif, dont il emprunta le titre à son acteur fétiche. Alors qu’il l’écoutait lui présenter son nouveau projet, le fameux Cave se rebiffe, dont les premières minutes sont sensées se dérouler en Amérique du Sud, Gabin, qui avait beaucoup voyagé au cours de sa longue carrière et qui était devenu un brin casanier, comprit soudain que son interlocuteur voulait, vraiment, lui faire traverser l’Atlantique ! « Mais t’es pas fou ? lui lança-il. Qu’est-ce que tu veux que j’aille foutre là-bas. N’oublie pas un truc Gilles, passé la Loire, c’est l’aventure ! ». C’est ainsi que le titre de ce livre fut trouvé et que l’île paradisiaque du Cave se rebiffe fut reconstituée sur un champ de courses de Basse-Normandie !

Gas oil (1955)

Ce film repose essentiellement sur Jean Gabin qui interprète le rôle d'un camionneur. Il est amoureux d'une jeune institutrice interprétée par Jeanne Moreau. Ce film trace le portrait de la France profonde, traditionnelle, provinciale, laborieuse des années 50. Une France ...

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Micro-particules en colère

Un bon petit polar oldschool à la française dont le principal atout se trouve être les relations humaines qui y sont dépeintes. Gas-oil met en avant cette fraternité à toute épreuve qui liait les hommes d'un même corps de métier et du même attachement au coin qu'ils habitent. ...

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oso

Gas-oil est une comédie dramatique réalisé par Gilles Grangier, écrite par Michel Audiard et Jacques Marcerou d'après le roman Du raisin dans le gaz-oil de Georges Bayle... Un mélange de drame avec le film noir qui met en scéne tout d'abord un casse... Quatre hommes (joués ...

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Eric31
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