Bande Annonce de GRANDEUR ET DECADENCE D'UN PETIT COMMERCE DE CINEMADécouvrez la bande Annonce de GRANDEUR ET DECADENCE D'UN PETIT COMMERCE DE CINEMA sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/12716/fond/12716_w_500.jpg
Jean-Luc Godard
Jean-Luc GodardJean-Pierre LéaudJean-Pierre MockyMarie ValéraNathalie RichardAnne CarrelFrançois DespoteJacques PenaJean BrisaJean GrecaultJean-Pierre Delamour

GRANDEUR ET DECADENCE D'UN PETIT COMMERCE DE CINEMA

92 mn

Note de SensCritique :

7.1 / 10
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Réalisateur : Jean-Luc Godard.

Casting : Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Mocky, Marie Valéra, Nathalie Richard, Anne Carrel, François Despote, Jacques Pena, Jean Brisa, Jean Grecault. Jean-Pierre Delamour

Synopsis : Le metteur en scène Gaspard Bazin prépare un nouveau long métrage. Pour l'heure, il en est encore au casting et au montage financier. Il fait appel à Jean Almereyda, un producteur autrefois à la mode, mais aujourd'hui au creux de la vague et dont la femme rêve de devenir une vedette du cinéma...

Scénario : Jean-Luc Godard.
Pays : Suisse|France
Tags : Policier / Suspense, Univers du cinéma, Adaptations de romans criminels, Univers du cinéma français, Sélection SoFilm - Jean-Luc Godard, Réalisateur, cinéaste, metteur, producteur.

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C’est un film de Jean-Luc Godard et c’est aussi un film de télévision. En 1986, juste avant d’être privatisée TF1 diffusait Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma  un samedi soir et à 20h30, s’il vous plait ! C’est un temps désormais révolu tout autant que paradoxal, puisque le petit écran se permettait encore une telle programmation iconoclaste, tandis que Godard lui-même prophétisait la mort du cinéma à l’unisson des écrits du critique Serge Daney. Désormais, ce téléfilm fait partie intégrante de l’Œuvre de Jean-Luc Godard.

Reprenant avec malice les codes et les poncifs du polar, le cinéaste filme en huis clos l’effondrement progressif et programmé d’une modeste société de production cinématographique.  Il montre avec jubilation cette ruche bourdonnante appelée à disparaître où se croisent secrétaire et comptable, producteur et cinéaste, acteurs et techniciens. Souvent dans leur propre rôle, à l’instar d’une jeune chef-opératrice nommée Caroline Champetier encore à l’aube d’une carrière qui s’avérera brillante.  Le rôle forcément tutélaire et référencé du réalisateur échoit à Jean-Pierre Léaud, dépositaire iconique de l’esprit de la Nouvelle Vague, tandis que c’est à Jean-Pierre Mocky que revient le lourd privilège d’incarner le producteur forcément un peu filou.

Comme à son habitude, Godard multiplie les citations sur le cinéma mais pas seulement. De la même manière, il fait se côtoyer les musiques austères et minimalistes du compositeur Lituanien Arvo Pärt avec les chansons tonitruantes de Janis Joplin. Ralentis, gros plans, images et mots répétés, visages connus ou inconnus, Godard fait feu de tout bois pour évoquer ce cinéma qu’il aime autant qu’il ne cesse le remettre en cause. Avec ce Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma, il poursuit sa longue réflexion sur un Art qu’il pense à son crépuscule.

Réalisé entre Prénom Carmen et Détective d’un côté et King Lear et Soigne ta droite de l’autre, Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma marque un tournant important dans la filmographie de Jean-Luc Godard. C’est bien de la mort dont il est question ici et notamment de la mort du cinéma, un sujet qui va désormais hanter littéralement le cinéaste. François Truffaut, le frère ennemi de la Nouvelle Vague est mort deux ans auparavant. D’autres disparitions ont également marqué Godard, comme le montre la scène du film intitulée « Morts au champs d’honneur » au cours de laquelle défilent les visages de producteurs avec lesquels Godard a travaillé et parmi eux Georges de Beauregard, Pierre Braunberger, Jean-Pierre Rassam, Gérard Lebovici, Raoul Lévy, les frères Hakim notamment.

Godard est persuadé que la figure respectée de Truffaut avait en quelque sorte protégé tous les autres cinéastes de sa génération. Le créateur des 400 coups disparu, rien ne va plus et la télévision est désignée comme l’ennemi de l’intérieur, celui qui aura la peau du cinéma. Reste la littérature semble dire Godard quand il fait traverser tout son film par une phrase unique de William Faulkner, répétée mot après mot par des acteurs en casting : « L’essentiel, ce ne sont pas nos sentiments ou nos expériences vécues. Mais la ténacité silencieuse avec quoi nous les affrontons. »

Mais au delà de la nostalgie qui irradie tout le film et le propos de Godard, au-delà de cette chronique d’une mort annoncée, on peut voir comme une lueur d’espoir. Celle qui apparaît précisément dans le dialogue entre Godard et Mocky dans le rôle du producteur. Le cinéaste y est plus fringant que jamais, affirmant sa pratique déjà ancienne de la vidéo. Il est alors âgé de 55 ans.

Godard le pirate !

C'est d'une société de production télévisuelle qui propose à Godard de participer à une série pour TF1, Série noire, diffusée une fois par mois le samedi soir à 20h30 (les mecs n'avaient peur de rien !). Il s'agit d'adapter des romans de la célèbre collection « Série ...

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Le Cinéma de quat'sous

JLG façon petit écran. La Grande Illusion. Une certaine idée de faire du cinéma, ou de l'Art de rendre visible l'invisible ( Paul Klee ). Grandeur et décadence. Keskelar ? Godard. Juste, comme ça. 1986 fut l'année d'un télé-film godardien magnifique et salutaire : Grandeur ...

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stebbins
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Jean-Pierre Léaud
  • Pas si éloigné
    Le film réalisé en 2016 Jacques Richard et qui met notamment en scène Bernard Menez porte sur le milieu du cinéma un regard tout à la fois tendre et ironique.
  • Egalement realisé par
    Jean-Luc Godard
  • Dans le même genre
    Le titre intégral du film de Godard est : "Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma révélées par recherche des acteurs dans un film de télévision publique d'après un vieux roman de James Hadley Chase". Auteur également adapté dans le film de Robert Aldrich en 1971
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