HALFAOUINE, L'ENFANT DES TERRASSES

À partir de 2.99 € | -50% avec le Pass Illimité (sous conditions)
Parce que c'est l'un des films-phares de la cinématographie tunisienne en 1990.
Drame - 1990 - France | Tunisie - 96 MIN - VM - HD - Tous publics

C’est l’histoire d’un garçon de 12 ans, Noura, dont l’enfance se prolonge encore un peu et lui permet, en ce temps suspendu où il n’a pas encore de moustache, de continuer d’accompagner sa mère au hammam. Il peut ainsi raconter à ses copains devenus trop grands, les courbes et les secrets des femmes. Mais ce moment va bientôt s’arrêter…

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Les avis surSens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Halfaouine est le nom d’un faubourg de Tunis où le réalisateur Férid Boughedir a grandi. Après des courts métrages et un long coréalisé avec Claude D’Anna, La Mort Trouble, Ferid Boughedir, signe en 1990 ce « premier » long métrage. Halfaouine, l’enfant des terrasses évoque, sans les nommer, les années 1970, et sa vie de petit garçon à cet instant charnière où il n’est plus un enfant mais pas encore un homme. 

Noura, interprété par le neveu du réalisateur, Selim Boughedir, navigue ainsi entre les cafés et le hammam. Entre les conseils masculins visant à faire de lui un adulte et la douceur des femmes l’accueillant encore auprès de leurs voluptés dénudées, malgré ses douze ans.  Et le reste du temps, il saute comme un cabri sur les terrasses d’Halfaouine, dominant Tunis et sa blancheur inondée de soleil, pour rejoindre ses copains et leur conter des histoires.

C’est un film de frontières, qui raconte ce moment suspendu du passage de l’enfance à l’adolescence, si souvent traité au cinéma, des 400 Coups de François Truffaut à Stand By Me de Ron Howard en passant par Kes de Ken Loach.  Le film est double, à l’image de ce petit garçon entre innocence pure et premiers émois sexuels. Halfaouine, l’enfant des terrasses exalte les générosités cachées des femmes, leur trivialité et leur poésie, et brocarde gentiment l’ambivalence des hommes, leurs mensonges cachés sous des pudibonderies et le respect de la religion. C’est là la force de cette chronique poétique à la saveur douce et surannée.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LES 400 COUPS DE FRANÇOIS TRUFFAUT (1959). (Un film autobiographique où le réalisateur met beaucoup de ses souvenirs d’enfance.) ou encore UN ANGE À MA TABLE DE JANE CAMPION (1990) (Ce deuxième long métrage de la réalisatrice australienne est sorti dans les salles françaises le 26 septembre 1990, comme le film de Férid Boughedir.).

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