HARAMISTE

Bientôt disponible
Les deux protagonistes affichent un beau tempérament d'actrices et de femmes.
Comédie - 2015 - France - 38 MIN - Tous publics
Rim, dix-huit ans, rappelle à sa sœur Yasmina, dix-sept ans, qu'elle ne doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais, à force de parler de tout ce qui est interdit, cela donne des envies. De rappels en conseils, le film raconte l'hsitoire de ces deux sœurs au dress code voile-doudoune-basket, qui s'adorent, s'affrontent, se mentent, se marrent, se font peur, découvrent le frisson de la transgression et du désir amoureux.
5.6 / 10
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Les avis surSens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Imaginons deux sœurs très proches l’une de l’autre et qui ne cessent de parler d’amour sur une place de Châtellerault ou dans leur chambre. Rim, dix-huit ans, rappelle ainsi à sa sœur, Yasmina, dix-sept ans, qu’elle doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais, ce premier interdit en appelle d’autres et la conversation prend des allures de grand déballage intime. « On ne badine pas avec l’amour », tel pourrait être le sous-titre du moyen métrage réalisé par Antoine Desrosières et que ce dernier a coécrit avec Anne-Sophie Nanki ainsi qu’avec ses deux actrices principales Souad Arsane et Inas Chanti.

A l’origine du film, une commande d’un producteur dans le cadre d’une série de courts métrages sur l’amour moderne. Antoine Desrosières et sa coscénariste habituelle, Anne-Sophie Nanki, s’emparent de cette problématique et développent un projet plus personnel. Tous deux imaginent alors le dialogue de deux jeunes femmes qui portent le voile sans que ce dernier fasse débat en soi. Ici, en effet, l’enjeu principal c’est l’interdit que le port de ce voile implique, « haram » signifiant « interdit, illicite » en langue arabe auquel on a ajouté ici un suffixe farfelu pour prendre la distance nécessaire.  Comme le résume Antoine Desrosières, « le film raconte la lutte pour vivre sa vie, sans rompre avec les siens. »

A la fois actrices principales mais aussi coscénaristes du film, les deux jeunes héroïnes du film ont été trouvées après un très long casting impliquant plus de 400 jeunes filles entre 16 et 20 ans. A chacune d’entre elles, il fut d’abord demandé d’improviser face caméra en racontant une histoire trash avec des mots crus. « Je cherchais des grandes gueules marrantes » a raconté Antoine Desrosières, « vivantes et capables de nourrir des personnages. Et j’ai choisi les deux seules ou presque  pour qui ces indications évoquaient des situations joyeuses. »

Le contexte

Les deux héros masculins de Bertrand Blier ont le même parler cru et vrai que les deux protagonistes féminines d'Antoine Desrosières

Antoine Desrosières

Le long titre du film de Woody Allen pourrait servir de sous-titre à celui d'Antoine Desrosières. Tous deux ont en commun une volonté de parler sans détour de la sexualité.

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