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Antoine Desrosières
Inas ChantiSouad ArsaneJean-Marie VilleneuveSamira Kahlaoui

HARAMISTE

40 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Antoine Desrosières.

Casting : Inas Chanti, Souad Arsane, Jean-Marie Villeneuve. Samira Kahlaoui

Synopsis : Rim, dix-huit ans, rappelle à sa sœur Yasmina, dix-sept ans, qu'elle ne doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais, à force de parler de tout ce qui est interdit, cela donne des envies. De rappels en conseils, le film raconte l'hsitoire de ces deux sœurs au dress code voile-doudoune-basket, qui s'adorent, s'affrontent, se mentent, se marrent, se font peur, découvrent le frisson de la transgression et du désir amoureux.

Scénario : Anne-Sophie Nanki, Antoine Desrosières, Inas Chanti, Souad Arsane.
Pays : France
Tags : Comédie, Nouveautés, Religions, religieux, Regards sur la religion, Frères et soeurs, Des jeunes filles, T'as pas vu ?.

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Imaginons deux sœurs très proches l’une de l’autre et qui ne cessent de parler d’amour sur une place de Châtellerault ou dans leur chambre. Rim, dix-huit ans, rappelle ainsi à sa sœur, Yasmina, dix-sept ans, qu’elle doit pas parler au garçon qui lui plaît. Mais, ce premier interdit en appelle d’autres et la conversation prend des allures de grand déballage intime. « On ne badine pas avec l’amour », tel pourrait être le sous-titre du moyen métrage réalisé par Antoine Desrosières et que ce dernier a coécrit avec Anne-Sophie Nanki ainsi qu’avec ses deux actrices principales Souad Arsane et Inas Chanti.

A l’origine du film, une commande d’un producteur dans le cadre d’une série de courts métrages sur l’amour moderne. Antoine Desrosières et sa coscénariste habituelle, Anne-Sophie Nanki, s’emparent de cette problématique et développent un projet plus personnel. Tous deux imaginent alors le dialogue de deux jeunes femmes qui portent le voile sans que ce dernier fasse débat en soi. Ici, en effet, l’enjeu principal c’est l’interdit que le port de ce voile implique, « haram » signifiant « interdit, illicite » en langue arabe auquel on a ajouté ici un suffixe farfelu pour prendre la distance nécessaire.  Comme le résume Antoine Desrosières, « le film raconte la lutte pour vivre sa vie, sans rompre avec les siens. »

A la fois actrices principales mais aussi coscénaristes du film, les deux jeunes héroïnes du film ont été trouvées après un très long casting impliquant plus de 400 jeunes filles entre 16 et 20 ans. A chacune d’entre elles, il fut d’abord demandé d’improviser face caméra en racontant une histoire trash avec des mots crus. « Je cherchais des grandes gueules marrantes » a raconté Antoine Desrosières, « vivantes et capables de nourrir des personnages. Et j’ai choisi les deux seules ou presque  pour qui ces indications évoquaient des situations joyeuses. »

L’écriture du scénario du film d’Antoine Desrosières est quelque peu singulière puisqu’elle repose en grande partie sur des improvisations préalables et retravaillées. A partir de situations données par le cinéaste, les deux futures actrices principales ont laissé libre cours à leur imagination, leurs fantasmes, leurs souvenirs et leurs délires intimes. C’est ce matériau débridé qui a servi pour les répétitions puis pour le tournage proprement dit. Mais, jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au tournage proprement dit, l’improvisation et la spontanéité auront été préservées et encouragées par le cinéaste.

C’est de toute évidence le principe de simplicité qui a guidé Antoine Desrosières dans sa démarche cinématographique. Soit très peu de décors, très peu de personnages, très peu de séquences. Tout repose donc sur la vitalité des deux prétendues sœurs. C’est leur dialogue, leurs reparties, leurs rires et leur scris qui donnent au film son rythme. Sans y toucher, le film devient alors aussi une œuvre en forme d’hommage revendiqué au cinéma de Jacques Rivette et de Jean Eustache, lesquels dans les années 70 notamment appliquaient ces mêmes règles cinématographiques aussi singulières que rares. Comme l’indique Antoine Desrosières, « ce qui déjoue l’ennui, ce n’est pas le montage mais le timing des personnages. »

Alors même que l’action se passe de nos jours, le cinéaste a choisi des chansons des Yéyé des années 60 pour illustrer son propos. Choix iconoclaste et même troublant en raison de leur décalage avec la crudité des dialogues. Mais, c’est évidemment un  choix assumé par Antoine Desrosières selon qui « les jeunes femmes voilées dont il est ici question ont à peu près la même liberté que les jeunes femmes des années 60 avant la libération sexuelle. » Et le cinéaste d’ajouter "Ces chansons naïves qui disent tous leurs rêves amoureux me semblent leur aller très bien. Et en plus elles sont belles ! "

le contexte
  • Egalement interprété par
  • Pas si éloigné
    Les deux héros masculins de Bertrand Blier ont le même parler cru et vrai que les deux protagonistes féminines d'Antoine Desrosières
  • Egalement realisé par
    Antoine Desrosières
  • Dans le même genre
    Le long titre du film de Woody Allen pourrait servir de sous-titre à celui d'Antoine Desrosières. Tous deux ont en commun une volonté de parler sans détour de la sexualité.
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