HER NAME WAS LISA

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Parce que le producteur a insisté pour placer le prénom de sa fille dans le titre du film
Adulte - Etats-Unis d'Amérique - 88 MIN - interdit aux moins de 18 ans

La belle et innocente Lisa (Samantha Fox) a été retrouvée morte d'une overdose d'héroïne. Lors de ses funérailles, les personnes de sa vie se rassemblent pour lui rendre un dernier hommage, réfléchissant à la façon dont leurs propres actes l'ont envoyée sur le chemin de l'autodestruction, et finalement la mort. Au fur et à mesure que chaque souvenir se déploie à l'écran...

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Réalisé en 1979, Her Name Was Lisa se distingue des habituels pornos de divertissement par un récit sombre et dépressif, écrit par Roger Watkins, un cinéaste qui ne fit qu’une brève carrière dans ce genre après avoir réalisé un film violent qui a acquis avec le temps un statut emblématique dans l’horreur indépendante : The Last House on Dead End Street.

D’emblée il plonge le spectateur dans le drame, filmant le corps sans vie de Lisa, jeune femme au visage d’ange, allongée dans le cercueil d’une chapelle mortuaire. La structure en flashbacks raconte le parcours de cette prostituée cynique, découverte par un photographe dans un salon de massage, jusqu’à sa chute comme junkie, au fil des gens rencontrés et qui abusent d’elle. Watkins s’attache au portrait de cette proie à la dérive et de ses différents prédateurs, un photographe de porno chic, un commanditaire de presse, une lesbienne.

Outre l’extrême qualité visuelle, on note une bande musicale qui va de Kraftwerk à Led Zeppelin et deux comédiennes magnifiques. Samantha Fox interprète Lisa ; révélée en 1978 par Chuck Vincent, elle sacrifie sa beauté à la déchéance, crédible et méconnaissable sous les ravages de la dope. Face à elle, le corps sculptural de Vanessa Del Rio, star métisse marquée par l’outrance : sa poitrine est opulente, ses lèvres sont ourlées comme celles d’une ogresse, ses ongles rouges sont démesurés et son fouet est très long. Elle irradie chacune de ses séquences dans un rôle ambigu très éloigné des prestations fantaisistes dont ses admirateurs raffolent.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver MOI, CHRISTIANE F., 13 ANS, DROGUÉE, PROSTITUÉE... (De Uli Edel, 1981. Autre portrait de junkie.) ou encore À 16 ANS DANS L'ENFER D'AMSTERDAM (De Rino Di Sivestro, 1984. Film érotique, de la prostitution à la drogue).