Huit millions de façons de mourir

Bientôt disponible
Parce que c'était le dernier film d'Hal Ashby (et le premier rôle important d'Andy Garcia)
Policier / Suspense - Etats-Unis - 115 MIN - interdit aux moins de 12 ans

Matt Scudder est un homme à la dérive depuis qu’il n’est plus officier de police, suite à une bavure dont il est le seul responsable. Sa femme l’ayant quitté, il a sombré dans l’alcool. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’une jolie fille, qui lui demande aide et protection. Mais elle est assassinée. Matt reprend du service pour savoir qui est le meurtrier. Il pénètre ainsi dans un monde décadent où la drogue et l’argent font bon ménage. Un trafiquant, Angel, semble être celui qu’il recherche. Pour s’en approcher, il se lie avec la maîtresse de ce dernier, Sarah. S’engage alors un trouble jeu à trois dont tous ne sortiront pas vivants… 

Réalisé par

6.1 / 10
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2MNaprès
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Les tenants du Nouvel Hollywood qui dans les années 70 prennent progressivement le pouvoir dans le cinéma américain ne sont pas nécessairement des fanatiques du polar, trop occupés à développer leur propre style ou à mettre en lumière les dysfonctionnements de la société pour s’encombrer du respect des codes liés à un genre. Ils ne tournent pas le dos pour autant au thriller. Et il n’est pas interdit de trouver un air de famille au Friedkin de French Connection, au Cimino du Canardeur, au Scorsese de Mean Streets, au De Palma de Sœurs de sang, voire au Coppola du Parrain. Tous ces films sont ceux des dérèglements. Ce qui ne veut pas dire que les héros des polars étaient tous blanc-bleu dans les décennies qui précédaient, mais il est clair que la tension était montée d’un cran. Hal Ashby est un peu en marge du phénomène. Non pas qu’il soit imperméable à la contestation du système, bien au contraire. Mais le polar ne survient que tard dans sa carrière, à un moment où celle-ci pique du nez. Huit millions de façons de mourir porte bien son titre : il sera le dernier film d’Ashby pour le cinéma.

Il n’est d’ailleurs pas interdit de trouver des ressemblances entre le héros du film, un flic déchu et imbibé interprété par Jeff Bridges et le signataire du film. Un goût de déchéance. Mais si Huit millions de façons de mourir n’est pas le meilleur film de l’auteur d’Harold et Maude, c’est un film tout à fait estimable, coécrit par Oliver Stone, qui commençait en parallèle à recevoir quelques louanges pour son travail de réalisateur, et interprété par un trio de comédiens au sommet de leur art. Cela étant dit, Ashby s’est engueulé avec la production, qui n’en pouvait plus de ses foucades, et il n’a pas eu le final cut… Dont acte.

Il faut dire que le cinéaste était un rebelle, un vrai, et qu’il fallait souvent le prendre avec des pincettes. Né dans une famille mormone et désunie, sonnée par le suicide de son père et l’échec de son propre mariage, vraiment trop précoce, notre homme n’était pas de ceux dont l’esprit était en paix. A l’origine, il est monteur. Un bon monteur. Qui se fait remarquer par son travail sur Dans la chaleur de la nuit. Derrière la caméra, il se fait remarquer par son ironie et sa capacité à installer un univers. Ses films témoignent parallèlement de sa défiance pour le système. Harold et Maude plaide ouvertement pour le rejet des conventions sociales, Shampoo est une peinture acide de l’arrivisme, En route pour la gloire célèbre Woody Guthrie, hippy avant la lettre dès les années 30, Retour porte le fer dans la plaie vietnamienne, La Dernière Corvée fustige l’armée, Bienvenue Mister Chance joue la carte de la fable voltairienne, etc. Il est résolument dans la mouvance contestataire, quoi qu’il soit un peu plus âgé que les figures emblématiques de la contre-culture. Grand amateur de rock, quand cette musique était encore un marqueur social, il a signé une captation d’un concert des Rolling Stones pour le grand écran, Let’s spend the night together. Cerise sur le gâteau, notre homme portait la barbe et les cheveux longs. Très longs. Avant de connaître une seconde moitié de carrière assez calamiteuse. Et de devoir se couper les cheveux dans l’espoir de séduire des décisionnaires de la télé. En vain. Avant de sombrer dans l’oubli, avant de se faire dévorer par le crabe et de s’éteindre en 1988, A l’âge de 52 ans. 

Contexte

Jeff Bridges

C'est le mètre-étalon du thriller des années 80, mettant en scène un trafiquant de coke.

Hal Ashby

Il met en scène un héros cabossé amoureux d'une femme dangereuse et convoitée...

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