HURLEMENTS D'EXTASE

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Parce que Brigitte Lahaie y critique Bernard Henri Levy et les nouveaux philosophes
Adulte - 1980 - France - 53 MIN - interdit aux moins de 18 ans
Dans une villa du Midi, un couple reçoit une amie et ses dogues, venus de Strasbourg. L'homme a une dette à régler. Les deux femmes vont l'humilier et l'exciter. La maîtresse des lieux lui propose un marché dangereux.

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Plutôt que de subir les contraintes d’un genre appauvri et ghettoïsé, l’iconoclaste José Benazeraf s’enfonce dans les récits minimalistes et trouve une manière désinvolte qui apporte une distance critique. C’était déjà sa marque dans le cinéma érotique des années 1960. Désormais, il s’est même affranchi du prétexte policier auquel il fut si longtemps attaché, qu’il réduit ici au motif d’un meurtre, aux enjeux inexpliqués.

Tourné en 1979, Hurlements d’extases comprime la durée à 55 minutes, un décor unique – une grande villa dans le Midi –, trois personnages et quelques chiens figurants. Ce dépouillement n’est pas sans rappeler son grave et déconcertant Le Désirable et le sublime. L’absence de son direct l’autorise à une post-synchro étonnante qui politise le dialogue. Le film est désormais célèbre par la première tirade de Brigitte Lahaie, qui ridiculise les Nouveaux Philosophes : « Bernard-Henri Levy en maître à penser du XXIe siècle. C’est un maître de ballet, oui ! Lui, feu Clavel, Glucksman en 74, ils ont retourné leur veste après les présidentielles. Et maintenant, ils se rendent compte que ce n’est pas la société moderne mais le marxisme qui est cause de tous nos maux. » Ce à quoi Guy Royer répond : « C’est la fameuse équation : marxisme = goulag. » Est-ce une provocation d’histrion ou une manière anarchiste d’associer le discours politique à la pornographie ?

Sur le plan érotique, le cinéaste filme la défaite masculine. Les deux amies dépouillent l’homme au poker, le soumettent et le ridiculisent, l’excitent par leurs caresses saphiques. Benazeraf frôle les visages jusqu’au flou, obtient des regards caméras, capte la complicité érotique de Brigitte Lahaie et France Lomay. Les admirateurs de Brigitte seront comblés. Elle est parfaite de sensualité hautaine.

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Contexte

Guy Royer

Tourné dans la même villa. Variation érotique de Benazeraf sur le même thème.

José Benazeraf

Deux femmes, un homme, des jeux de domination et du chantage. Des similitudes pour un résultat bien différent.

ANNA CUISSES ENTROUVERTES

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