Bande Annonce de IVAN LE TERRIBLEDécouvrez la bande Annonce de IVAN LE TERRIBLE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2312/fond/2312_w_500.jpg
Serguei M. Eisenstein
Lyudmila TselikovskayaMikhail ZharovNikolai TcherkassovPavel KadochnikovSerafima BirmanAleksandr MgebrovAmvrosi BuchmaAndrei AbrikosovMikhail Kuznetsov

IVAN LE TERRIBLE

177 mn

Note de SensCritique :

7.8 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Serguei M. Eisenstein.

Casting : Lyudmila Tselikovskaya, Mikhail Zharov, Nikolai Tcherkassov, Pavel Kadochnikov, Serafima Birman, Aleksandr Mgebrov, Amvrosi Buchma, Andrei Abrikosov. Mikhail Kuznetsov

Synopsis : Devant l'incapacité des régents, le jeune Ivan decide de se faire couronner. Mais sa tante, qui voudrait voir son fils Vladimir sur le trône, avec la complicite des boyards, fait empoisonner la tsarine. Ivan se retire alors dans un monastere. Le peuple rappelle Ivan.

Scénario : Serguei M. Eisenstein.
Musique : Sergei Prokofiev.
Pays : Russie
Tags : Politique / Histoire, Histoires dans l'histoire, Aventure / Action, Cinéma soviétique, Conquérants et grands seigneurs, Films russes.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Alexandre Nevski, qu’Eisenstein réalisa en 1937, devait mettre en garde l’Allemagne nazie contre la puissance militaire de l’URSS. A la signature du pacte germano-soviétique, le film fut retiré des écrans pour ne pas déplaire aux nouveaux alliés de l’Union Soviétique. Mais dans ses malheurs, le réalisateur eut de la chance. Staline avait apprécié le film. Jdanov, responsable de la propagande du parti depuis 1938, propose à l’auteur du Cuirassé Potemkine, de réaliser une vie du Tsar Ivan IV, dit Ivan le Terrible, qui régna sur la Russie de 1533 à 1584. Il s’agissait d’exalter la grandeur de la nation russe et, métaphoriquement, de son leader actuel, Staline. La préparation du film commence en 1941 peu de temps avant l’invasion des troupes allemandes. Le tournage débute, lui, véritablement, en 1943 dans les studios cinématographiques repliés à Alma-Ata près des monts Oural.

La première partie du film sera terminée en octobre 1944 et vaudra à Eisenstein le prix Staline. Plutôt que d’obéir à une progression narrative traditionnelle, le cinéaste a construit son récit en grandes séquences, juxtaposées les unes sur les autres. La splendide composition plastique des plans, la dynamique du montage, la lumière, la transformation des personnages en abstractions sont ici au service d’une exaltation du pouvoir personnel. Ivan IV affermit les frontières de la Russie et déjoue les complots des Boyards, aristocrates égoïstes et malfaisants.

Mais si la première partie du film semble faire l’éloge d’un pouvoir politique absolu, fantasmatiquement relié à un peuple censé lui conférer une puissance illimitée, la deuxième partie s’attache à la solitude du tyran. Un tsar qui fait le vide autour de lui et sombre dans la paranoïa. Ce second volet, qui a pu être vu comme une peinture à clefs, déplut à Staline qui convoqua Eisenstein. Celui-ci fit état, dans son journal, de cette rencontre en écrivant, le 26 février 1947 « Suis allé voir Staline, hier. Nous ne nous sommes pas appréciés ». Il avait déjà été contraint à une autocritique l’année précédente car le Parti lui reprochait une lecture trop psychologique du personnage. Eisenstein ne put pas retourner cette deuxième partie comme l’exigeait Staline. Il mourut le 11 février 1948. La deuxième partie d’Ivan le Terrible ne sortit qu’en 1958.

Serguei Mikhaïlovitch Eisenstein est né le 10 janvier 1898 à Riga d’un père architecte. Il abandonne des études d’ingénieur et entre dans l’Armée rouge en 1917 même s’il ne s’engagera pas politiquement immédiatement au début de la Révolution d’Octobre.

Après sa démobilisation il devient metteur en scène et décorateur de théâtre. Il subira l’influence déterminante de Meyerhold qui dirige le théâtre prolétarien de Moscou et qui privilégie le mouvement dans la mise en scène et un jeu d’acteur purement physique voire mécanique, débarrassé de la psychologie. Eisenstein passe au cinéma en 1923 avec la réalisation d’un court métrage, Le Journal de Gloumov, intégré dans une représentation théâtrale. En 1924, il réalise La Grève. Son premier long métrage. Il y applique d’ores et déjà une partie des théories qu’il a développées sur le montage, des théories que ses films suivants lui permettront de peaufiner. Le Cuirassé Potemkine, en 1925, relate un épisode de la Révolution de 1905 et deviendra un des grands classiques du cinéma et, en 1927, le Parti lui commande un film pour le dixième anniversaire de la Révolution d’Octobre. Ce sera Octobre qu’Eisenstein considère comme son film le plus expérimental. Eisenstein est à la fois un praticien et un théoricien du cinéma, un formaliste et un sensualiste. La propagande politique est pour lui l’outil idéal avec lequel il pourra travailler les émotions du public. Le cinéma sera un instrument qui lui permettra de labourer, comme il le dira, « l’inconscient du spectateur ». « Le cinéma est fait pour étreindre le public et non l’amuser », dira-t-il. Dans cette perspective, l’érotisme est indissociable de son projet esthétique et politique.

Après La Ligne générale en 1929, il part pour le Mexique pour y tourner Que Viva Mexico. Les images rapportées feront  l’objet de différents montages auquel il ne participera pas. Son premier film parlant, Le Pré de Béjine restera inachevé. Il tourne Alexandre Nevski en 1937, un épisode glorieux de l’histoire de la Russie : la victoire remportée sur les chevaliers teutoniques en avril 1242 sur les glaces du lac Peïpous, mise en garde contre les intentions prêtées alors à l’Allemagne nazie. Eisenstein fut un cinéaste empêché, soumis aux aléas et aux changements de la ligne politique du Parti. Son œuvre est tout autant composée d’une multitude de projets inaboutis que d’une poignée de chefs d’œuvre. Son influence dans l’histoire du cinéma est considérable.

Alors là oui. Le premier Ivan le terrible en imposait déjà mais restait juste un peu lourd. Là c'est limite du Hamlet, vicieux, tordu, sombre, et encore plus virtuose question formalisme, maniérisme et autres mots en isme pour expliquer que la mise en scène te met minable ...

Lire la suite
8
drélium

Ivan au pouvoir !

Deuxième partie, suite et donc fin (la troisième ne sera jamais tournée) de la vie de Ivan le Terrible. On le retrouve là où l'avait quitter et Ivan fait marche sur Moscou. Si la première partie a été approuvé par Staline, ce n'est pas le cas de cette deuxième qu'il censura ...

Lire la suite
8
Docteur_Jivago

"Suite" du premier film Ivan le Terrible, sorti une grosse décennie plus tôt. La deuxième partie aurait en fait très bien pu s'intégrer dans la première (et si je me souviens bien, c'est ce qui avait été prévu à la base mais la censure communiste est pas mal intervenue ...

Lire la suite
7
batman1985
A voir également
Affiche du film LE BONHEUR

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film TEMPÊTE SUR L ASIE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film 10 000

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LE DERNIER SAMOURAÏ

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés