JE NE SUIS PAS UN SALAUD

À partir de 9.99 €
Nicolas Duvauchelle livre l'une de ses plus belles prestations, loin des clichés du jeune premier.
Drame - 2016 - France - 111 MIN - VF - HD - Tous publics

Après avoir à nouveau provoqué une bagarre inutile, Eddie est convoqué par la police pour identifier celui qui aurait démarré, à sa place, la rixe. Il reconnaît et dénonce Ahmed, qu’il avait entraperçu dans une vidéo au centre pôle emploi. Un mensonge qui commence à le dévorer et qui détruit la vie d’Ahmed, pile au moment où Eddie pensait sortir la tête de l’eau, et reconquérir sa famille. Mais la culpabilité le rattrape vite, pour finalement lui faire tout perdre.

Réalisé par

6.4 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Pierre-Simon Gutman
Pierre-Simon Gutman
CHRONIQUEUR

Il y a quelques années, un ami du scénariste et metteur en scène Emmanuel Finkiel était injustement accusé par un trentenaire vaguement paumé, qui a mis bien du temps à admettre son erreur alors que la police l’avait elle-même reconnue depuis un moment. Un fait divers simple, mais qui va se graver pendant des années dans l’esprit de l’auteur.

Je ne suis pas un salaud est en effet un projet de longue date, qui a germé pendant dix ans, avant d’être finalement monté sur une période de quatre. Car le réalisateur ne choisit pas la facilité : au lieu de prendre le point de vue, plus abordable pour le public, de la victime, c’est au contraire celui du dénonciateur qu’il choisit : un jeune homme ordinaire, inadapté, qui a du mal à s’occuper de sa famille ou de lui-même. Un homme faible qui n’est même pas un vrai salaud, comme l’annonce le film, mais va souvent se comporter comme tel.

Au cœur du long métrage et de sa mise en scène, la prestation de Nicolas Duvauchelle confère à cet anti héros, Eddy, une telle véracité que Finkiel avouera qu’il avait l’impression, en le filmant, de faire un documentaire, et non une fiction, sur le personnage à travers le comédien.

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Même réal

Même casting

Pas si éloigné

Contexte

Nicolas Duvauchelle

Parce que ces deux films parlent du même monde, de la difficulté de s'y faire une place et des choix moraux qui en découlent.

Emmanuel Finkiel

Parce que les deux films transforment les complexités et cruautés de la société contemporaine en drame personnels, durs mais poignants.

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