JE T'AIME, MOI NON PLUS

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Érotique - 1976 - France - 84 MIN - interdit aux moins de 16 ans
Deux jeunes camionneurs homosexuels transportent des ordures. Il y a Krassky dit Krass, un Américain d'origine polonaise, et Padovan, un Italien qui se promène avec un sac en plastique. Dans un snack tenu par l'adipeux Boris au beau milieu d'un no man's land, ils sympathisent avec la serveuse androgyne qui se fait appeler Johnny. Le samedi soir, Krass danse avec elle lors du bal organisé par Boris. La nuit d'après, ils se retrouvent dans une chambre d'hôtel. Mais Krass est incapable de satisfaire sexuellement la jeune femme. Pour l'aider, elle lui demande de la prendre « comme un garçon ». Mais elle est si bruyante dans la sodomie qu'ils sont chassés de tous les hôtels. C'est en pleine nature qu'ils connaîtront enfin la jouissance. Ce n'est pas du goût de Padovan qui, jaloux, voudrait se débarrasser de Johnny.

Réalisé par

5.5 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR
Emballé par une émission de variétés que Serge Gainsbourg avait eu l'idée de mettre en scène dans un parking, le producteur Jacques-Eric Strauss l'a contacté en lui demandant s'il aurait envie de mettre en scène un long métrage. Séduit par ce nouveau défi, Gainsbourg lui a alors proposé cette histoire d'amour fou d'une jeune femme androgyne pour un homosexuel.

Strauss, producteur des films de Philippe Labro Sans mobile apparent et L'Héritier, qui s'attendait à un film musical, a été surpris par la crudité et le lyrisme du propos, mais il ne s'est pas dégonflé. Simplement, pour des raisons financières, il a souhaité que le titre du film reprenne celui de la chanson Je t'aime moi non plus qui avait assuré à Gainsbourg un succès international. L'auteur-compositeur avait enregistré une version de cette chanson avec Brigitte Bardot (version non commercialisée à l'époque) et une autre avec Jane Birkin qui avait triomphé aux hits parades. Pour le film, il en a enregistré une version purement instrumentale, le thème principal étant celui de la Ballade de Johnny-Jane, pour lequel il écrira ensuite des paroles afin de donner une chanson à Jane Birkin. D'emblée, Gainsbourg a écrit le film pour cele-ci, sa muse et compagne qu'il lui plaisait de filmer ici comme un garçon. Jane, qui venait de triompher dans la comédie de Claude Zidi La Moutarde me monte au nez, n'a pas hésité une seconde à changer son look. Se posait néanmoins la question de sa coiffure. Sacrifierait-elle sa longue chevelure ?

Elle n'était pas très emballée par cette idée et Gainsbourg non plus. Ce dernier a finalement tranché en faveur d'une perruque conçue spécialement pour l'occasion et installée sur ses cheveux tressés en une soixantaine de petites nattes. Cette solution avait en outre l'intérêt de donner à Jane un visage qu'aucun autre cinéaste ne pourrait reprendre après.
Contexte

Jane Birkin

Serge Gainsbourg

DADDY NOSTALGIE

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