JERRY CHEZ LES CINOQUES

Bientôt disponible
Parce que c'était la 9ème et dernière fois que Jerry Lewis était dirigé par Frank Tashlin
Comédie - 1964 - Etats-Unis d'Amérique - 86 MIN - Tous publics
Infirmier dans une clinique psychiatrique, Jerôme ne supporte pas les souffrances des malades. Julie, une collègue, est secrètement éprise de lui. Mais lui n'a d'yeux que pour l'une de ses patientes. Sa propension à toujours vouloir venir en aide à autrui provoque catastrophe sur catastrophe...

Réalisé par

6.4 / 10
1MNavant
2MNaprès
Sylvain Angiboust
Sylvain Angiboust
CHRONIQUEUR

Réalisé en 1964, Jerry chez les cinoques est une comédie sentimentale et burlesque hilarante qui additionne deux talents explosifs, Frank Tashlin à l’écriture et la mise en scène et Jerry Lewis à l’interprétation. Ce dernier est alors dans sa phase créative la plus intense, produisant et réalisant depuis 1960 ses propres films. Depuis son duo avec Dean Martin, il s’est imposé en solo et a construit un univers comique personnel, mais trouve en Tashlin, ancien cartooniste et gagman prodigieux, le seul cinéaste qui soit aussi un auteur. Ce film, qui marque la fin de leur collaboration, est peut-être le plus drôle et le plus complémentaire des deux tempéraments.

Jerry Lewis y reprend son habituel personnage d’adulte attardé, inadapté à la sexualité et au travail. Jerome Littlefield souffre d’un complexe d’identification sympathique qui le rend trop sensible aux souffrances des autres et inapte à la profession de médecin. Infirmier trop zélé d’une clinique de luxe, il multiplie les catastrophes. Une fois de plus, il est confronté à un univers féminin hostile ou qu’il ne parvient jamais à affronter sereinement, qu’il soit composé de marâtres ou de potentielles fiancées dont il ne perçoit pas l’amour. La chef de service sombre dans des crises de haine, victime de gags involontaires, l’infirmière amoureuse se désespère de le séduire. La directrice lui accorde sa maternelle protection. Et la patiente, jadis responsable de son complexe, est insensible à sa bienveillance.

La névrose de Littlefield justifie le jeu délirant du comédien, dans la maîtrise corporelle formidable que beaucoup de critiques incompétents ont longtemps dévalorisés. Les convulsions, les hurlements, les grimaces expriment l’hyper-émotivité du personnage. A Tashlin, nous devons une autre mécanique de précision, celle des gags, qui culmine avec une course-poursuite finale digne du slapstick le plus échevelé. Il y ajoute aussi une férocité satirique et des idées surréalistes héritées du cartoon.

Contexte

Jerry Lewis

Parce que Robin Williams interprète un vrai médecin dont la bonté et le sens de l'humour ont sauvé la vie de nombreux enfants.

Frank Tashlin

Parce qu'on y parodie jusqu'à l’absurde les intrigues romantico-médicales façon "Urgences" ou "La Clinique de la Forêt Noire".

LES TONTONS FARCEURS

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