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Frank Tashlin
Jerry LewisKaren SharpeKathleen FreemanSusan OliverAlice PearceBarbara NicholsDel MooreEverett SloaneGlenda Farrell

JERRY CHEZ LES CINOQUES

86 mn
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Réalisateur : Frank Tashlin.

Casting : Jerry Lewis, Karen Sharpe, Kathleen Freeman, Susan Oliver, Alice Pearce, Barbara Nichols, Del Moore, Everett Sloane. Glenda Farrell

Synopsis : Infirmier dans une clinique psychiatrique, Jerôme ne supporte pas les souffrances des malades. Julie, une collègue, est secrètement éprise de lui. Mais lui n'a d'yeux que pour l'une de ses patientes. Sa propension à toujours vouloir venir en aide à autrui provoque catastrophe sur catastrophe...

Scénario : Ed Haas, Frank Tashlin, Norm Liebmann.
Musique : Joseph J. Lilley.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, Héros naïf, Infirmière / infirmier, Asile, de moins de 90 minutes, JERRY LEWIS.

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Réalisé en 1964, Jerry chez les cinoques est une comédie sentimentale et burlesque hilarante qui additionne deux talents explosifs, Frank Tashlin à l’écriture et la mise en scène et Jerry Lewis à l’interprétation. Ce dernier est alors dans sa phase créative la plus intense, produisant et réalisant depuis 1960 ses propres films. Depuis son duo avec Dean Martin, il s’est imposé en solo et a construit un univers comique personnel, mais trouve en Tashlin, ancien cartooniste et gagman prodigieux, le seul cinéaste qui soit aussi un auteur. Ce film, qui marque la fin de leur collaboration, est peut-être le plus drôle et le plus complémentaire des deux tempéraments.

Jerry Lewis y reprend son habituel personnage d’adulte attardé, inadapté à la sexualité et au travail. Jerome Littlefield souffre d’un complexe d’identification sympathique qui le rend trop sensible aux souffrances des autres et inapte à la profession de médecin. Infirmier trop zélé d’une clinique de luxe, il multiplie les catastrophes. Une fois de plus, il est confronté à un univers féminin hostile ou qu’il ne parvient jamais à affronter sereinement, qu’il soit composé de marâtres ou de potentielles fiancées dont il ne perçoit pas l’amour. La chef de service sombre dans des crises de haine, victime de gags involontaires, l’infirmière amoureuse se désespère de le séduire. La directrice lui accorde sa maternelle protection. Et la patiente, jadis responsable de son complexe, est insensible à sa bienveillance.

La névrose de Littlefield justifie le jeu délirant du comédien, dans la maîtrise corporelle formidable que beaucoup de critiques incompétents ont longtemps dévalorisés. Les convulsions, les hurlements, les grimaces expriment l’hyper-émotivité du personnage. A Tashlin, nous devons une autre mécanique de précision, celle des gags, qui culmine avec une course-poursuite finale digne du slapstick le plus échevelé. Il y ajoute aussi une férocité satirique et des idées surréalistes héritées du cartoon.

Jerry chez les cinoques est le huitième et dernier film du tandem Jerry Lewis / Frank Tashlin, initié en 1955 avec Artistes et modèles. Leur association compte quelques réussites comme Un vrai cinglé de cinéma, Trois Bébés sur les bras et Cendrillon aux grands pieds. Des divergences commencent à s’exprimer. Tashlin a parfois des difficultés à trouver ses marques, concédant, non sans admiration, que son comédien est démentiel.

Le sentimentalisme que Lewis affectionne surgit. Sa dévirilisation, qui éclatait par exemple dans Trois Bébés sur les bras, est moins envahissante. Tashlin plie l’acteur à une vision burlesque décapante qui peut se lire comme une critique acerbe d’un système de santé assujetti à la rentabilité financière. La folie de certains gags relève d’une méchanceté propre au cartoon. N’oublions pas que le cinéaste est le cocréateur de Bugs Bunny.

Il insuffle aussi un rythme extravagant qui retrouve la violence destructrice du cinéma burlesque. Le titre original du film est The Disorderly Orderly, autrement dit « L’Ordre désordonné ». L’auteur de La Blonde explosive manifeste en effet une rage constante de tout casser. Les objets résistent, deviennent agressifs et les gags visent à tout détruire, jusqu’au déferlement final des ambulances et des civières en folie, renversant les poubelles et les pyramides de conserves d’un supermarché. Au sentimentalisme de Jerry Lewis s’ajoute l’anarchie satirique de Frank Tashlin.

 
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