JEUNESSE PERDUE

Parce que le film débute sur des images super 8 tournées en Californie à la fin des années 70
Documentaire - 2020 - France - 9 MIN - VF - Tous publics

« À cette époque-là, on est en soixante-dix-huit. J’ai vingt ans. Je suis en Amérique, à San Francisco. » Le réalisateur François Zabaleta commente aujourd’hui les images les images de la ville qu’il a lui-même filmées dans sa jeunesse. Pour le jeune homme, l’Amérique et San Francisco étaient une terre promise, le lieu de tous les possibles, mais également porteuses ...

5.7 / 10
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Stéphane Kahn
Stéphane Kahn
CHRONIQUEUR

Découvert dans le cadre de l’édition 2021 du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, Jeunesse perdue est un film-essai puissamment mélancolique signé par un réalisateur qui avait une vingtaine d’années à la fin des années 70. Exhumant aujourd’hui les images Super 8 d’un voyage qu’il fit alors à San Francisco, François Zabaleta y convoque en creux toute une mythologie californienne (le tueur du Zodiaque, l’effervescence gay de Castro Street) à côté de laquelle il passa complètement. Le film met en regard le souvenir d’un voyage où il ne se passa rien – ses images ternes, anti-spectaculaires – et les fantasmes que l’on projette a posteriori sur ces années, sur ce pays. Porté par la voix du réalisateur et par un très beau texte, Jeunesse perdue est un film intime sachant parler au plus grand nombre. Une rêverie sur un voyage, voire une vie, qui aurait pu être tout autre.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LETTRE D'UN CINÉASTE (Parce qu'Alain Cavalier est, comme François Zabaleta, un cinéaste de l'intime, qui documente son quotidien. Il évoque ici la préparation de son film "Thérèse") ou encore SUEURS FROIDES (Parce que ce film, l'un des plus célèbres d'Hitchcock, se déroule également à San Francisco et nous offre de magnifiques images de la baie et des hauteurs de la ville.).

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