Bande Annonce de KAGEMUSHA, L'OMBRE DU GUERRIERDécouvrez la bande Annonce de KAGEMUSHA, L'OMBRE DU GUERRIER sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5922/fond/5922_w_500.jpg
Akira Kurosawa
Kenichi HagiwaraKota YuiShuji OtakiTatsuya NakadaiTsutomu YamazakiHideo MurotaShuhei SugimoriTakayuki Shiho

KAGEMUSHA, L'OMBRE DU GUERRIER

153 mn

Note de SensCritique :

7.9 / 10
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Réalisateur : Akira Kurosawa.

Casting : Kenichi Hagiwara, Kota Yui, Shuji Otaki, Tatsuya Nakadai, Tsutomu Yamazaki, Hideo Murota, Shuhei Sugimori. Takayuki Shiho

Synopsis : En 1573, le Japon est le théâtre de guerres incessantes entre clans rivaux. Le plus puissant de ces clans est commandé par Shingen Takeda. Au cours du siège du château de Noda, Takeda est blessé à mort par un tireur embusqué. Pour éviter que son clan perde de sa cohésion dans des luttes intestines, Shingen demande que sa mort reste cachée pendant trois ans. Un ancien voleur, épargné pour sa ressemblance avec le seigneur de la guerre, fait alors office de doublure avec la complicité des généraux, afin de duper leurs nombreux ennemis à l'affût.

Scénario : Akira Kurosawa, Masato Ide.
Musique : Shinichirô Ikebe.
Pays : Japon
Tags : Drame, SensCritique - Best of films de bataille, SensCritique - Best of films au Japon, SensCritique - Best of films asiatiques, SensCritique - Best of films de samouraïs, SensCritique - Best of Palmes d'or, BAFTA Awards, Golden Globes, Les César du cinéma, Festival de Cannes, PLUS D'ACTION, Oscars, Palme d'Or au Festival de Cannes, Politique / Histoire, SensCritique - Best of costumes.

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La guerre et son absurdité, l’orgueil mauvais conseiller et la notion - fascinante - du double ou plus exactement de la doublure, de l’ombre (selon la traduction du mot « Kagemusha » qui en japonais signifie « l’ombre du guerrier ») : il y a tout cela et bien plus encore dans cette fresque médiévale, vingt-huitième film du grand Akira Kurosawa, dont le film le plus connu, Les Sept Samouraïs, inspira et inspire encore les cinéastes du monde entier. Comment un pauvre hère, voleur de son état, va prendre la place d’un redouté chef de clan et se prendre au jeu des responsabilités et du pouvoir jusqu’à en devenir fou… Rien que le prologue est un moment de cinéma exceptionnel où le maître japonais, avec un sens du cadre proche du théâtre, joue de la ressemblance des trois personnages, dont deux joués par le même acteur, pour introduire le doute dans nos esprits. Qui parle ? Qui est le miroir des autres ? L’idée qui motivera tout le film et autant de morts sur le champ de bataille est là : le pouvoir est un simulacre… Et puis il y a la beauté formelle, sidérante : chaque couleur, chaque plan filmé entre chien et loup, renforce le tragique de cette farce sanguinaire à la précision documentaire, avec la grande bataille finale en point d’orgue.  A la fin de l'ultime assaut, Kurosawa montre, jusqu'à l'insupportable, sa vision de la guerre : un enchevêtrement de corps humains disloqués et de chevaux agonisants filmé au ralenti, dans la lumière de l’aube, comme figés dans l’horreur. La bataille où la doublure, devenu chef, reste immobile comme un roc dans la tempête est aussi une des plus belles scènes où Kurosawa joue du mouvement et de la fixité. Et puis il y a cette séquence de rêve prémonitoire, véritable orgie de couleurs pop, où on pourrait croire que le personnage ou le cinéaste est sous LSD ! Vous craignez la durée du film ? Le cinéma japonais vous est peu familier ou vous intimide ? Vous n’allez pas voir le temps passer avec ces seigneurs de la guerre.  

En 1979, Akira Kurosawa, semi-proscrit au Japon pour cause de bides commerciaux avec ses deux films précédents, Dodeskaden en 70 et Dersu Uzala en 75, trouve deux fervents admirateurs pour le parrainer à la Fox : George Lucas, qui s’était inspiré de la Forteresse cachée pour Star Wars et Francis Ford Coppola, qui, lui, faisait référence au maître japonais dans Apocalypse Now. Grâce à eux, Kagemusha eut un budget et les neuf mois de tournage indispensables à son épopée épique, son opéra visuel médiéval entre théâtre d’ombres et couleurs éclatantes. Ce film, Akira Kurosawa l'avait porté en lui plusieurs années, s’inspirant d'un épisode historique authentique : dans le Japon du XVIe siècle, la mort du seigneur de guerre Shingen Takada avait été tenue secrète pendant deux ans grâce à un sosie… Il en avait peint chaque détail, pensant d’abord en faire une tragédie bouffonne mais il se dispute avec Shintaro Katsu, l’acteur qu’il avait pressenti pour le rôle principal, véritable star grâce à son interprétation de Zatoichi, le masseur aveugle mais expert dans le maniement du sabre. Kurosawa réécrit alors le scénario pour un nouvel acteur. On peut voir dans le film de ce cinéaste antimilitariste une condamnation déguisée de la folie et la vanité des dirigeants japonais qui refusèrent de se rendre et sacrifièrent des millions de vies pendant la seconde mondiale. Au festival de Cannes, le jury présidé par Kirk Douglas, grand cinéphile qui savait mieux que personne ce qu’était un grand péplum de guerre pour avoir tourné Spartacus et Les Sentiers de la gloire avec Stanley Kubrick, fut subjugué et donna la palme à Kagemusha, ex-aequo, bon d’accord, avec Que le spectacle commence de Bob Fosse, autre grand film. Une Palme d’or d’accord, mais Lucas et Coppola amputèrent tout de même le film de vingt minutes pour sa diffusion internationale. Fervents admirateurs mais, hélas, trop peu confiants dans le pouvoir de fascination de L’ombre du guerrier…

L’accord de Shingen

Au XVIè siècle, en pleine guerre des clans, Shingen Takeda est mortellement blessé lors de l’assaut sur le château de Noda. Avant de mourir, il donne des instructions à ses vassaux afin que ceux-ci dissimulent la mort de leur leader durant trois ans, le temps que la relève ...

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8
Gothic

L'art féodal

Tout juste cinq années après Dersou Ouzala où Kurosawa explorait les terres soviétiques, il sort Kagemusha, l'ombre du guerrier. Il nous envoie dans le Japon du XVI siècle pour y suivre des guerres de clans dont l'un perdra assez vite son puissant et charismatique chef qui ...

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9
Docteur_Jivago

Le cheval d’orgueil.

Après un détour par les steppes russes du début du XXème siècle, Kurosawa marie enfin deux enjeux de sa cinématographie : la reconstitution historique et la couleur. Flamboyant, son film est avant tout visuel. L’épique est la plupart du temps asservi à la picturalité, ...

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9
Sergent Pepper
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Tatsuya Nakadai
  • Pas si éloigné
    Le Moyen Age au Japon encore pour ce film matrice qui influença le cinéma mondial : une épopée haletante et éblouissante
  • Egalement realisé par
    Akira Kurosawa
  • Dans le même genre
    Magnifique drame de la succession dans le Japon du XVIème siècle : splendeur des costumes, des couleurs, et mise en scène fulgurante. Kurosawa capte les paysages et les âmes comme personne dans ce film.
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