Bande Annonce de KLUTEDécouvrez la bande Annonce de KLUTE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1801/fond/1801_w_500.jpg
Alan J. Pakula
Charles CioffiDonald SutherlandJane FondaRoy SheiderDorothy TristanMorris StrassbergNathan GeorgeRita GamVivian NathanBarry SniderBetty MurrayJane White

KLUTE

109 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
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Réalisateur : Alan J. Pakula.

Casting : Charles Cioffi, Donald Sutherland, Jane Fonda, Roy Sheider, Dorothy Tristan, Morris Strassberg, Nathan George, Rita Gam, Vivian Nathan, Barry Snider, Betty Murray. Jane White

Synopsis : Un savant, Tom Gruneman, a disparu. Un ami à lui, détective de son état, John Klute part à sa recherche, à la demande de Cable, un collaborateur du savant. Son seul indice est une lettre enflammée adressée par Gruneman à une call-girl de New York, Bree.

Scénario : Andy Lewis, Dave Lewis.
Musique : Michael Small.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Policier / Suspense, Des privés, Le Téléphone sonne , Plus d'émotion, Oscars, Jeunes femmes, Autour de Thierry Klifa , Encore plus noir, Drame, PLUS D'EMOTIONS.

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Klute. Ce titre mystérieux qui claque comme un coup de fouet n’est en fait que le nom patronymique du détective privé incarné par Donald Sutherland dans ce thriller mythique signé en 1971 par Alan J. Pakula. 1971. En ce temps-là, l’Amérique se cherchait alors que la guerre du Vietnam battait son plein et que le président Nixon terminait son premier mandat à la Maison Blanche. Les rues de New York étaient perçues comme étant peu sûres, avec raison sans doute. Aussi le film fait-il mouche quand il nous met en présence d’un maniaque sexuel qui s’en prend aux prostituées. La tension est permanente, les moments de relâchement s’avérant particulièrement rares. Filmé dans les rues de New York, sur les lieux mêmes où se déroule l’action, le film nous balade de la très rupine 5e avenue, aux abords de Central Park jusqu’aux ruelles les moins engageantes de East Harlem, là où la ville peine à cacher sa misère, sa solitude.

Le réalisme de Klute est sans doute l’un de ses atouts majeurs, et en l’état nous ne sommes jamais loin de celui de Panique à Needle Park, réalisé la même année dans d’autres quartiers de la ville, offrant à partager la déchéance d’un jeune couple de junkies. Celui de Klute ne partage pas sa descente aux enfers, mais il en visite assurément les faubourgs. Jane Fonda pour l’occasion s’est d’ailleurs totalement immergée dans son personnage, payant de sa personne pour lui donner la plus grande crédibilité possible. Pendant la préparation du film, elle a notamment passé ses soirées en compagnie de call-girls et de maquereaux afin de coller au personnage dans ses plus intimes réactions. La légende assure que les souteneurs rencontrés ne l’ont pas trouvé particulièrement sexy et que la comédienne a suggéré à Alan Pakula de la remplacer par la plus sulfureuse Faye Dunaway. Mais le réalisateur n’en a rien fait et il a eu bien raison.

Car Jane Fonda trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, si ce n’est le meilleur, le plus troublant, qui lui permet de se mettre à nu plus sûrement encore qu’à l’époque où elle jouait les poupées désirables dans Barbarella. Le Golden Globe, décerné par la presse étrangère, puis l’Oscar de la meilleure actrice sont d’ailleurs venus très naturellement récompenser sa prestation. Lors de la remise de cette récompense tant convoitée elle s’est contentée, sur les conseils de son père d’un très sobre : « Il y a beaucoup à dire, mais je ne le dirai pas ce soir ».

C’est Barbra Streisand, alors très en vogue, qui avait été pressentie pour le rôle de Bree dans un premier temps. Mais quel que soit la talent de celle-ci, alors plus connue comme chanteuse que comme comédienne, et qui saura nous émouvoir deux ans plus tard dans Nos plus belles années, aux côtés de Robert Redford, il est aujourd’hui bien difficile d’imaginer Bree autrement que sous les traits de Jane Fonda. Qui lui donne une humanité bouleversante, passant sans coup férir de la bombe sexuelle à la fille paumée qui ne demande rien d’autre qu’un peu de réconfort. Ses tournées dans les bars, sa fréquentation des prostituées l’ont considérablement aidée à composer son personnage. Elle disait : « J’essaye de montrer une call-girl comme un être humain et non comme l’image que l’on se fait habituellement de la call-girl, une fille intelligente et attirante. Ces femmes sont l’inévitable produit d’une société qui accorde la suprême importance à l’argent, à la propriété et à la compétition. Ces femmes veulent leur part de biens. Alors elles font ce que font les autres femmes mais elles se font payer pour ça. J’ai remarqué dans toutes ces femmes une terrible dureté. Beaucoup d’entre elles ont couché avec des sénateurs, des PDG de la grande industrie ou des directeurs de chaînes télé. Elles m’ont donné des noms et m’ont raconté d’incroyables histoires de masochisme. Vous pouvez imaginer l’image qu’elles ont des dirigeants de ce pays ».

Une image de toute évidence partagée par la comédienne, par ailleurs fille d’une légende américaine, Henry Fonda. Quand elle incarne Bree, en 1971, Jane n’est plus cette poupée blonde qui tentait de se faire un prénom dans le cinéma américain des années 60, ni l’égérie de Roger Vadim, qui avait su révéler son sex-appeal sans nécessairement lui permettre de montrer ses grandes qualités de comédienne. Et elle n’est pas encore cette quadragénaire au corps sculpté, promoteur de l’aérobic - son image de la décennie suivante. Pour l’heure, elle a plutôt celle d’une pasionaria, soutien déterminé des Panthères noires, engagée en première ligne contre la guerre du Vietnam, et à ce titre repoussoir honni par cette majorité silencieuse que Nixon se flattait alors de caresser dans le sens du poil. C’est ainsi qu’elle participe à l’aventure antimilitariste de la tournée FTA, un sigle qui signifie Free the army pour ceux qui sont polis ou Fuck the army pour ceux qui le sont moins. Un engagement partagé avec Donald Sutherland, qui était alors son compagnon. Ce qui explique peut-être la sensation de vérité qui sourd des scènes intimes entre les deux comédiens. Le réalisateur du film, Alan J. Pakula, n’avait pas à cette époque une image aussi vive. Klute n’étant que son second film, après Pookie deux ans plus tôt. Mais notre homme s’était auparavant fait connaître par sa longue complicité avec Robert Mulligan, dont il avait produit la plupart des œuvres. Il signera ensuite deux films majeurs pour qui s’intéresse à l’histoire politique de l’Amérique : A cause d’un assassinat, parabole transparente sur l’assassinat de John Kennedy, et Les Hommes du président, qui relate l’affaire du Watergate et la chute de Nixon. Puis il rentrera dans le rang, signant le plus souvent des polars sympathiques mais un peu convenus. Sans plus guère faire parler de lui. Sauf pour Le choix de Sophie, brillante adaptation du roman de William Styron. Il présidera au passage le jury du Festival de Cannes, en 1978, couronnant le fort peu hollywoodien Arbre au sabot, d’Ermanno Olmi. Alan Pakula sera fauché brusquement en novembre 1998, au volant de sa voiture, sur une autoroute new-yorkaise, quand un tube métallique tombé sur la route viendra faire voler en éclats son pare-brise…

Mais la réussite du film n’incombe pas seulement au cinéaste et à ses acteurs. La photo de Gordon Willis en est de toute évidence un élément essentiel. Ce célèbre chef opérateur n’avait pas encore à l’époque fait la lumière des différents volets de la saga du Parrain ni participé à la réussite de nombre de films de Woody Allen. Son travail pour Klute est exemplaire, l’ombre l’emportant plus souvent qu’à son tour sur la lumière. Il ne contribue pas qu’un peu à cet étouffement, à cette angoisse plus ou moins diffuse qui nous étreint de la première à la dernière images. Il est pour beaucoup dans cette impression que nous avons d’être à côté des protagonistes quand ils se mettent à nu. Notamment quand Bree se rend chez sa psy pour évacuer une partie de son malaise. Petite parenthèse pour l’occasion : l’analyste de la jeune femme devait être un homme si l’on en croit le scénario. C’est Jane Fonda qui a insisté pour que ce soit une femme qui recueille ses confidences les plus crues. Sans doute était-ce un peu plus facile…

La ville du vice et du péché

Seconde réalisation pour Alan J. Pakula après Pookie, Klute met en scène un détective privé qui va être chargé de retrouver un savant et ami à lui. L'enquête va vite le mener à New York où il va rencontrer une prostituée avec qui le disparu aurait eu quelques liens... ...

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10
Docteur_Jivago

Bree

C'est assez étrange que le film s'appelle Klute (du nom du détective) et non pas Bree (du nom de la call-girl), tant c'est bien elle qui porte le film. Donald Sutherland et son visage émacié campent parfaitement ce privé froid comme une lame, mais ce statut de provincial rebuté ...

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8
VilCoyote

Flute ! Avec Klute, la pute aime la turlutte !

Ah, qu'elle est bonne cette époque où un polar pouvait prendre comme héroïne une call-girl sous l'emprise régulière de stupéfiants, dont on suit une "séance" archi réaliste sans que cela ne serve particulièrement l'histoire, si ce n'est pour mieux nous faire pénétrer ...

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7
guyness
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