KLUTE

À partir de 2.99 €
Parce qu'on remarque dans l'appartement de Jane Fonda-prostituée - une photo signée de Kennedy laissant supposer que...
Policier / Suspense - 1972 - Etats-Unis - 114 MIN - VF - Tous publics

Un savant, Tom Gruneman, a disparu. Un ami à lui, détective de son état, John Klute part à sa recherche, à la demande de Cable, un collaborateur du savant. Son seul indice est une lettre enflammée adressée par Gruneman à une call-girl de New York, Bree.

Réalisé par

7 / 10
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Les avis surSens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR
Klute. Ce titre mystérieux qui claque comme un coup de fouet n’est en fait que le nom patronymique du détective privé incarné par Donald Sutherland dans ce thriller mythique signé en 1971 par Alan J. Pakula. 1971. En ce temps-là, l’Amérique se cherchait alors que la guerre du Vietnam battait son plein et que le président Nixon terminait son premier mandat à la Maison Blanche. Les rues de New York étaient perçues comme étant peu sûres, avec raison sans doute. Aussi le film fait-il mouche quand il nous met en présence d’un maniaque sexuel qui s’en prend aux prostituées. La tension est permanente, les moments de relâchement s’avérant particulièrement rares. Filmé dans les rues de New York, sur les lieux mêmes où se déroule l’action, le film nous balade de la très rupine 5e avenue, aux abords de Central Park jusqu’aux ruelles les moins engageantes de East Harlem, là où la ville peine à cacher sa misère, sa solitude.

Le réalisme de Klute est sans doute l’un de ses atouts majeurs, et en l’état nous ne sommes jamais loin de celui de Panique à Needle Park, réalisé la même année dans d’autres quartiers de la ville, offrant à partager la déchéance d’un jeune couple de junkies. Celui de Klute ne partage pas sa descente aux enfers, mais il en visite assurément les faubourgs. Jane Fonda pour l’occasion s’est d’ailleurs totalement immergée dans son personnage, payant de sa personne pour lui donner la plus grande crédibilité possible. Pendant la préparation du film, elle a notamment passé ses soirées en compagnie de call-girls et de maquereaux afin de coller au personnage dans ses plus intimes réactions. La légende assure que les souteneurs rencontrés ne l’ont pas trouvé particulièrement sexy et que la comédienne a suggéré à Alan Pakula de la remplacer par la plus sulfureuse Faye Dunaway. Mais le réalisateur n’en a rien fait et il a eu bien raison.

Car Jane Fonda trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, si ce n’est le meilleur, le plus troublant, qui lui permet de se mettre à nu plus sûrement encore qu’à l’époque où elle jouait les poupées désirables dans Barbarella. Le Golden Globe, décerné par la presse étrangère, puis l’Oscar de la meilleure actrice sont d’ailleurs venus très naturellement récompenser sa prestation. Lors de la remise de cette récompense tant convoitée elle s’est contentée, sur les conseils de son père d’un très sobre : « Il y a beaucoup à dire, mais je ne le dirai pas ce soir ».

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