L'AFFAIRE GORDJI, HISTOIRE D'UNE COHABITATION

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Mitterrand, Chirac, Pasqua et les autres sont incarnés par des acteurs en grande forme.
Politique / Histoire - 2011 - France - 90 MIN - Tous publics
Dans le cadre de son enquête sur la série des attentats de 1985 et 1986, dont celui de la rue de Rennes, un juge d'instruction souhaite entendre Wahid Gordji, officiellement simple traducteur à l'ambassade d'Iran à Paris, mais officieusement qui occupe les fonctions de numéro 2 de cette même ambassade. Pour échapper à cette convocation, le "diplomate" se réfugie à l'intérieur de son ambassade. C'est le début d'une affaire d'Etat, alors que la France connaît sa première cohabitation institutionnelle entre François Mitterrand à l'Elysée et Jacques Chirac à Matignon.

Réalisé par

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Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Tout a réellement commencé le 3 juin 1987. Ce jour-là les policiers français sur ordre du juge d’instruction Gilles Boulouque se présentent au domicile d’un membre de l’Ambassade d’Iran, Wahid Gordji, officiellement un simple traducteur, mais qui dans les faits il exerce la fonction de numéro 2. Mais le diplomate s’est réfugié dans son ambassade laquelle est mise immédiatement sous surveillance. L’Affaire Gordji vient d’éclater au grand jour, alors que la France vit sa première cohabitation, Jacques Chirac étant alors le premier ministre de François Mitterrand. C’est le début d’une crise tout à la fois diplomatique et politique de première importance. Et c’est cet épisode singulier que le réalisateur Guillaume Nicloux a choisi de faire revivre en 2012 sous le titre L’Affaire Gordji : histoire d’une cohabitation.

Il n’est au fond guère étonnant que Guillaume Nicloux, grand amateur de polar et réalisateur entrer autres du Poulpe, d’Une affaire privée et du Concile de Pierre, ait été attiré par cette ténébreuse affaire d’Etat qui ressemble à s’y méprendre à une série noire avec des flics, des hommes politiques, des juges, des journalistes  et de multiples rebondissements. Le scénario du film, écrit par Marc Syrigas, a d’ailleurs bénéficié de la collaboration du journaliste Pierre Péan, un éminent spécialiste des affaires dans la vie politique française, fin connaisseur notamment des années Mitterrand. Le film retrace donc aussi fidèlement que possible les méandres de cette affaire rocambolesque.

L’un des atouts majeurs du film de Guillaume Nicloux réside dans son casting absolument réjouissant. Pour incarner les protagonistes de cette affaire, le cinéaste n’a pas cherché à tout prix la ressemblance physique de ses comédiens avec leur modèles, mais plutôt un jeu subtil sur leur caractère. Le résultat est saisissant de vérité : Michel Duchaussoy en Mitterrand, Thierry Lhermitte en Chirac, André Marcon en Pasqua ou bien encore Jacques Spiesser en Balladur, tous rendent leur composition parfaitement crédible sans jamais s’aventurer dans la caricature qui de fait aurait affaibli le propos du film et sa véracité.

Contexte

Claude Chabrol, en 2006, revenait par le biais de la fiction sur l'affaire Elf et les relations entre le pouvoir judiciaire et l'autorité politique.

Guillaume Nicloux

Robert Guédiguian, sur la base des souvenirs du journaliste Georges-Marc Benamou revient à sa façon sur les années Mitterrand en dressant le portrait du chef de l'Etat élu en 1981.

QUE LA BÊTE MEURE

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