L'AILE OU LA CUISSE

1976
101 mn
Un classique incontestable de la comédie française qui n'est pas réservé qu'aux gastronomes.
Disponible à la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés
Charles Duchemin (Louis de Funès) est à la tête d'un guide référence de la gastronomie. Dans quelques jours, il rentrera à l'Académie Française et laissera l'entreprise à son fils (Coluche). Mais, lorsqu'il découvre que des établissements, étoilés par ses soins, sont rachetés par Jacques Tricatel (Julien Guiomar), le chantre de la restauration industrielle, la guerre est déclarée...
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Comédie
France
Tous publics
VF
1 min avant
2 min après
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Monument de la comédie, L’Aile ou la cuisse a beau dater de 1976, il traite d’un sujet qui ne vieillira jamais, surtout pas en France : la cuisine ! Ou plus exactement, le sempiternel combat entre la gastronomie et la malbouffe. Claude Zidi organise l’affrontement entre Charles Duchemin, incarné par Louis de Funès, et Jacques Tricatel, campé par  Julien Guiomar. Duchemin contre Tricatel, un duel qui trente ans après, résonne comme l’un des plus grands affrontements du cinéma français. 

Le premier est un critique culinaire qui chérit le terroir, les bonnes tables, les grands restaurants ; le second est un chantre de la nourriture industrielle, l’empereur des cantines d’entreprises et autres bouibouis d’autoroutes. Entre les deux, c’est la Guerre froide… Mais alors que Duchemin voulait prendre sa retraite de l’édition et laisser le Guide Duchemin à son fils, il apprend que certains restaurants qu’il a lui-même étoilés vont tomber dans les mains de son ennemi de toujours !

À l’évocation du titre L’Aile ou la cuisse, nos papilles salivent. On entend déjà la musique sautillante et typique de Vladimir Cosma, compositeur complice de Claude Zidi. Tout est épicurien, tout respire la jouissance de la France, ce pays qui a le meilleur coup de fourchette du monde. Le réalisateur transmet tout le plaisir d’une situation cocasse, tout le mordant du visage hyperlaxe de De Funès. Après Les Vécés étaient fermés de l’intérieur, il offre à Coluche son premier rôle d’envergure au cinéma, fait de lui un clown rebondi et maladroit. Zidi fait rire, franchement rire, avec des tronches grimaçantes et des dialogues parfaits. Pour paraphraser un Duchemin en pleine philosophie œnologique, L’Aile ou la cuisse, c’est « gouleyant » et « ça manque pas de retour ». 

 
Dans le même genre vous pouvez trouver COMME UN CHEF (Comme un chef se déroule également dans le milieu de la gastronomie et n'hésite pas à opposer la passion de la cuisine et les dérives du système.) ou encore RATATOUILLE (Charles Duchemin et Anton Ego : même combat. Ce sont deux critiques culinaires qui ont l'air sévère mais le coeur tendre...).

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