L'ANGE

À partir de 4.99 €
Drame - 2018 - Argentine|Espagne - 110 MIN - VM - HD - Tous publics
Carlitos, un adolescent aux airs angéliques passe son temps entre rapines et cambriolages. Sa rencontre avec Ramon va l'amener plus loin dans la criminalité, jusqu'à de multiples meurtres...


Réalisé par

7.1 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR

A dix-sept ans on n'est pas sérieux. Mais on peut faire des choses graves. Carlos, dit Carlitos, Robledo Puch lui s’est amusé à braquer des maisons et des commerces ou à trucider des gens. Ce garçon aux airs d’agneau qui a tué une douzaine de personnes, a acquis le surnom d’Ange de la mort. C’était à Buenos Aires en 1971.

A vrai dire, avec L'ange, Luis Ortega ne s’intéresse pas tant à Puch, qu’à ce qu’il a incarné au-delà des meurtres : une insolence, une rébellion à l’ordre établi. Son Carlitos n’est pas tant dérangeant parce qu’il sème la mort que parce qu’il franchit des portes, outrepasse la ligne imposée par une société latino des années 70 très conservatrice. L’ange l’accompagne dans la jouissance de son funeste parcours en donnant un ton funky, coloré à son film. Ortega provoque ainsi moins par son personnage central que par son humeur presque primesautière.

Derrière l’épopée folle d’un ado latino tueur en série, L’ange flingue surtout une Argentine où on assassinait les libertés individuelles. Osant une mise en scène festive, caressante, sexy pour raconter une atrocité, L’ange jongle avec la notion de morale comme Scorsese le faisait pour parler de la mafia dans Les affranchis. Ce n’est pas que ses personnages jouent toujours plus avec le feu qui rend L’ange troublant, mais qu’il faille assumer qu’ils sont diablement séduisants.

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