L'ARMéE DU CRIME

2009
133 mn
Pour L’Affiche rouge (le terme est d’Aragon) et des thèmes qui demeurent d’actualité quelques décennies après la fin de la guerre grâce à Robert Guédiguian dont c’est le film le plus couteux à ce jour.
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Ce sont des hommes ordinaires, jeunes, pleins de vie, épris de liberté. Alors que Paris est occupée par les Allemands, tous refusent cet état de fait à leur façon, en lançant des tracts, en tuant des soldats, posant des bombes ou commettant des actes isolés de sabotage…
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Politique / Histoire
France
Tous publics
VF

1 min avant
2 min après
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C’est l’histoire d’un groupe de vingt-deux hommes et une femme, pour la plupart juifs, communistes et issus de la Main d’œuvre immigrée (MOI), ils ont combattu l’occupant allemand, ont été arrêtés et fusillés en 1944. L’affiche de propagande qui devait les stigmatiser comme «terroristes» n’a pas rempli son office, elle est au contraire devenue le symbole de leur martyre et de leur juste combat de Résistants. Tous ensemble, avec leur "chef de bande", Missak Manouchian, ils sont restés des héros. Célébrée par Louis Aragon dans son poème éponyme, L’Affiche rouge est aussi le titre du film de Frank Cassenti, sorti en 1976, où des acteurs montaient un spectacle autour du groupe Manouchian.

Arménien par son père, Allemand par sa mère, Robert Guédiguian, par ailleurs membre du Parti communiste jusqu’au début des années 1980, a toujours affirmé être très à l’aise avec ses deux origines, et ne pas se sentir plus du côté des «génocidés» que de celui des "génocideurs". Il semblait l’homme idéal pour s’attaquer à ce sujet. Au départ il n’avait pourtant l’intention que de produire L’Armée du crime avec la société Agat Films & Cie, collectif de producteurs dont il est l’un des fondateurs et membres actifs depuis la fin des années 1980. Il a aussi participé à l’écriture du scénario avec Gilles Taurand et Serge Le Péron, ce dernier étant l’initiateur et le réalisateur du projet. Mais un film de cette ampleur, avec costumes et reconstitution d’époque, nécessitait un budget important et donc une coproduction (avec Studio Canal). Par ailleurs, le fait que Guédiguian réalise lui-même est devenu une condition.

Il a réuni un casting inhabituel pour lui, qui travaille depuis ses débuts avec la même troupe d’acteurs, Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin, Frédérique Bonnal… Ces derniers sont bel et bien là, mais dans de petits rôles. Au premier plan il a mis de nouvelles têtes. Simon Abkarian avait déjà joué dans Le Voyage en Arménie (2006), mais tous les autres –Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin, Grégoire Leprince Ringuet, Adrien Jolivet, Lola Naymark, Olga Legrand– ont fait ici leurs premiers pas devant sa caméra et dans son univers. Car L’Armée du crime est du 100% Guédiguian : comme dans toute sa filmographie, il est question d’engagement politique et de famille choisie, de liberté et de croyance en des jours meilleurs. Au delà de toute conviction humaine et politique, ses personnages sont, comme le dit l’un d’eux : "du parti de la vie".

 
Dans le même genre vous pouvez trouver L’ARMÉE DES OMBRES DE JEAN-PIERRE MELVILLE (1969) ou encore L'AFFICHE ROUGE DE FRANK CASSENTI (1976) .

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