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Fernando Trueba
Aida FolchClaudia CardinaleJean RochefortAlbam RiouChristian SinnigerChus LampreaveDorian AstrouGötz OttoMartin GametMateo DeluzMichel JaquesminSimon Guilbert

L'ARTISTE ET SON MODÈLE

105 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Fernando Trueba.

Casting : Aida Folch, Claudia Cardinale, Jean Rochefort, Albam Riou, Christian Sinniger, Chus Lampreave, Dorian Astrou, Götz Otto, Martin Gamet, Mateo Deluz, Michel Jaquesmin. Simon Guilbert

Synopsis : Eté 1943, dans la France occupée, non loin de la frontière espagnole, Marc Cros, célèbre sculpteur, vit avec sa femme Léa qui fut longtemps son modèle. Fatigué de la vie et de la folie des hommes, il est à la recherche d'une inspiration nouvelle, mais rien ne semble le sortir de la monotonie ambiante. Léa repère Mercé, une jeune Espagnole échappée d'un camp de réfugiés, et lui propose de poser pour son mari. Le vieil artiste découvre alors une nouvelle muse et s'attelle à sa dernière œuvre...

Scénario : Fernando Trueba, Jean-Claude Carrière.
Pays : Espagne
Tags : Drame, Sculpture.

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Nous sommes en 1943, dans la France occupée, non loin de la frontière espagnole. C’est là que le célèbre sculpteur Marc Cros vit avec sa femme qui fut longtemps sa muse et son modèle. Tel est le point de départ du film de Fernando Trueba, L’Artiste et son modèle. En préalable,, il est inutile de chercher le nom de Marc Cros dans les histoires de l’Art et de la sculpture en particulier. Cet artiste vieillissant qu’incarne Jean Rochefort est né des imaginaires fertiles du cinéaste Fernando Trueba et de son coscénariste Jean-Claude Carrière. Avec toutefois de fortes influences bien réelles qui font de Marc Cros la synthèse de plusieurs artistes du siècle dernier comme l’a expliqué le cinéaste : "Quand on commence à penser à un film, c’est d’abord par des sensations, des images-clés ou des couleurs vers lesquelles on veut tendre. Dans le cas présent, ce furent des images en noir et blanc et des évocations des ateliers de Brassaï, Picasso, Giacometti ou de photographes comme Cartier-Bresson."

Mais un autre artiste bien réel a également influencé le cinéaste, de façon à la fois plus souterraine et surtout plus intime. Le film lui est même dédié : il s’agit du propre frère de Fernando Trueba qui fut en effet sculpteur. Longtemps, le cinéaste a caressé le rêve que son frère collaborerait au film avec ses propres œuvres, mais la mort en a décidé autrement. Si le personnage de Marc Cros n’est pas une transfiguration de ce frère défunt, ils se ressemblent au moins par un trait de caractère ainsi résumé par le cinéaste : "Mon frère, comme mon personnage, n’aimait pas parler. Il détestait tout le bla-bla qui accompagne le monde de l’art et la pseudo-littérature qui l’accompagne parfois."

Pour incarner ce sculpteur avare de ses mots, Trueba a choisi Jean Rochefort parce que, dit-il, il a tout de Marc Cros : sa gravité, son ironie, sa force et sa vulnérabilité, sans oublier une prise de risque inouïe. A quoi l’acteur répond en retour qu’il n’aime pas "les couleurs franches" et d’expliquer que "même pour jouer un vieux ronchon, j’essaie de le faire à la peinture à l’eau, que ce ne soit pas tranché."

Pourquoi avoir choisi la France occupée comme cadre d’une histoire somme toute universelle entre un artiste et son modèle ? La question a été posée à Fernando Trueba. Ce dernier ne conteste pas l’idée que le film aurait pu se dérouler de nos jours, par exemple. Mais le cinéaste revendique le choix de ce contexte historique si particulier. Cette période noire du siècle passé est en phase avec la période de dépression que traverse le personnage principal : Marc Cros doute de lui-même et se laisse un peu mourir avant que son nouveau modèle ne lui redonne le goût de vivre et de créer. Pour justifier son choix, Trueba avoue également l’amour qu’il porte au cinéma de cette époque et particulièrement aux films de Jean Renoir, de 1930 à 1940, depuis La Chienne jusqu’à la La Règle du jeu, en passant par Toni et Une partie de campagne...

Ce n’est évidemment pas la première fois que le cinéma s’intéresse au thème de l’artiste confronté à son modèle. Ainsi en 1933, Rouben Mamoulian dans Le Cantique des cantiques met-il en scène un sculpteur amoureux fou de son modèle incarné par Marlène Dietrich laquelle finit par pulvériser à la masse l’œuvre en cours de réalisation. La même année, Michael Curtiz va bien plus loin en représentant dans Masques de cire un sculpteur fou qui, incapable de créer, coule des êtres vivants dans la cire...  Figure abominable que reprend vingt ans après André de Toth dans «L’Homme au masque de cire ». Bien des années plus tard, en 1971, le britannique Ken Russell dans Le Messie sauvage faisait le portrait flamboyant d’Henri Gaudier, un sculpteur français consumé entre les deux passions de sa vie, l’art et sa muse Sophie.

On pourrait également citer d’autres films tous français cette fois avec notamment le personnage de sculpteur aveugle que Sacha Guitry incarne dans son film Donne-moi tes yeux. Et, de façon plus originale encore, trois sculptrices sur grand écran : Kika Markham, l’une des deux héroïnes du film de François Truffaut, Les Deux anglaises et le continent, et par deux fois Camille Claudel, d’abord sous les traits d’Isabelle Adjani devant la caméra de Bruno Nuytten, puis sous les traits de Juliette Binoche pour Bruno Dumont.

Spleen de Rochefort

Dans un très beau noir et blanc, Jean Rochefort et la séduisante Aida Folch nous emmènent dans l'univers d'un sculpteur en mal d'inspiration. La relation entre l'artiste et son modèle est passionnante, subtile, presque indicible. Les plans du corps nu d'Aida Folch baignent ...

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