L'HOMME à LA FERRARI

1970
110 mn
À la carte à partir de 7.99 €

1970
110 mn
La fuite du temps et la peur de vieillir sont des sujets sans âge. Dino Risi et son interprète de référence Vittorio Gassman le démontrent dans une fausse suite du Fanfaron.
La quarantaine passée, Francesco Vincenzini a tout pour être heureux: une femme, deux enfants et une situation sociale enviable. Mais il a du mal à accepter la fuite du temps. La nostalgie d'une jeunesse perdue est à son comble quand il fait la connaissance de Carolina, une étudiante des plus séduisantes. Ils deviennent amants. Dès lors la vie de Francesco prend un nouveau tournant...
À la carte à partir de 7.99 €
Comédie
Italie
Tous publics
VF

1 min avant
2 min après
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Interprété par un Vittorio Gassman au sommet de son art, L’Homme à la Ferrari n’est en rien une séquelle du Fanfaron. Même s’il n’est pas interdit de penser qu’il existe une vraie continuité dans les personnages qu’interprète Gassman lorsqu’il est dirigé par son ami Risi.

Bruno Cortona, l’arrogant conducteur de la voiture de sport du Fanfaron était un peu le petit frère de Francesco Vincenzini, le quadragénaire un rien méprisant, porté par une réussite sociale et matérielle, qui dans L’Homme à la Ferrari fait montre d’une vanité que rien ne semble devoir ébrécher. C’est la même désinvolture, le même manque de compassion pour autrui. Et sans doute les mêmes failles. Car c’est sur du sable que se bâtissent les réussites, surtout quand c’est Dino Risi, moraliste sans être moralisateur, qui raconte. On peut d’ailleurs prolonger les lignes et admettre qu’Albino Millozza, l’industriel de Cher Papa, également campé par Gassman, récolte ce que ses prédécesseurs ont semé. Pour l’heure l’incompréhension entre le personnage de L’Homme à la Ferrari et ses enfants, rejetons d’une époque sans doute trop idéaliste porte les germes de la violence qu’elle finira par déclencher.

Mais il n’est pas indispensable de connaître l’œuvre de Risi sur le bout des doigts pour goûter les charmes de cette cruelle comédie sentimentale qui interroge le désarroi d’une génération confrontée aux sirènes de la libération sexuelle dans une Italie encore engoncée dans ses certitudes moralisantes. D’autant que cette liberté nouvelle a pour la circonstance le joli minois d’Ann-Margret. Une pétulante comédienne au parcours atypique, fan de comédies musicales, qui servit de faire valoir à  Elvis Presley avant de s’épancher dans toutes sortes de films, parcourant les genres et les continents. En France elle a été dirigée par Chabrol et Deray. Mais c’est bien Risi qui lui a offert ses plus jolis rôles européens, avant que l’Amérique ne la récupère pour aguicher Jack Nicholson et Art Garfunkel dans Ce plaisir qu’on dit charnel. On ne se refait pas…

 
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