L'HOMME AUX COLTS D'OR

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Parce que pour une fois, Anthony Quinn joue un personnage peu sûr de lui
Guerre / Western - 1959 - Etats-Unis d'Amérique - 116 MIN - Tous publics

En 1881, pour les sauver d’une bande de cowboys hors la loi, les habitants de Warlock, petite ville du Far-West engagent comme Marshall Clay Blaisedell, un tueur à gages surnommé l’homme aux colts d’or. Celui-ci arrive en ville avec son meilleur ami, Tom Morgan, dont la réputation est encore plus sulfureuse que la sienne.  

Réalisé par

7.1 / 10
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Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Si «warlock» veut dire «sorcier» en anglais, le titre original de L’Homme aux colts d’or fait référence au nom d’une petite ville imaginaire de l’Arizona où pour faire revenir la loi, un groupe d’habitants engage un hors-la-loi. Adapté d’un roman de Oakley Hall par Robert Allan Aurthur, journaliste et scénariste auquel on doit notamment les scripts de L’Homme qui tua la peur de Martin Ritt et Grand Prix de John Frankenheimer, ce scénario touffu est habité par des personnages qui semblent tous hantés, par la peur, la vengeance, le remords, la haine. Si la question posée par le film est : «Peut-on rétablir la justice en bafouant la justice ?», la culpabilité est, comme souvent chez Dmytryk depuis le début des années cinquante, un thème très identifiable. 

Edward Dmytryk est né au Canada de parents ukrainiens en 1909, ceux-ci s’installent en Californie alors qu’il est âgé de sept ans. Son apprentissage du cinéma se fait sur le tas : dans son adolescence il devient d’abord garçon de course à la Paramount. Après de brillantes études scientifiques, il revient au cinéma, comme assistant-monteur entre 1929 et 1935, notamment sur Duck Soup de Leo McCarey, puis comme monteur, entre autres sur la première version de Elle et lui du même Leo McCarey. 

A partir des années 1940, il réalise des séries B, puis se fait connaître par des films engagés tels Les Enfants d’Hitler et Feux croisés ainsi qu’une magnifique adaptation de Raymond Chandler Adieu ma belle. Communiste pendant la deuxième guerre mondiale, homme de gauche investi, il fit partie de la liste des «Dix d’Hollywood», avec Alvah Bessie, Herbert Bibermann, Lester Cole, Ring Lardner Jr, John Howard Lawson, Albert Maltz, Samuel Ornitz, Adrian Scott et Dalton Trumbo, que la commission des activités non-américaines du Sénateur Mc Carthy jeta en prison pour refus de délation. Il fait aussi, hélas, partie de ceux qui donnèrent par la suite les noms de 26 camarades, ce qui fit de lui un paria. Lorsqu’on lit L’Homme aux colts d’or à l’aune de ces éléments, on peut y voir en filigrane à travers le personnage de Richard Widmark, une demande de pardon. Pourtant, dans ses mémoires, Dmytryk a affirmé ne jamais avoir regretté cette trahison.

Le contexte

Henry Fonda

Film de la série des James Bond au titre français approchant et résonnant en écho de celui de Dmytryk...

Edward Dmytryk

Grand western sur la question de la vengeance, où des prostituées engagent un tueur pour ramener la paix dans leur ville.

LE FAUX COUPABLE (THE WRONG MAN) DE ALFRED HITCHCOCK (1956)

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