Bande Annonce de L'HOMME DE KIEVDécouvrez la bande Annonce de L'HOMME DE KIEV sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2657/fond/2657_w_500.jpg
John Frankenheimer
Alan BatesDirk BogardeElizabeth HartmanGeorgia BrownHugh GriffithDavid WarnerIan Holm

L'HOMME DE KIEV

127 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : John Frankenheimer.

Casting : Alan Bates, Dirk Bogarde, Elizabeth Hartman, Georgia Brown, Hugh Griffith, David Warner. Ian Holm

Synopsis : Russie, 1911. Lorsque Yakov Bok, un juif pauvre mais cultivé, est abandonné par sa femme, il quitte son village et s’installe à Kiev, où il cache ses origines juives afin d’échapper aux pogroms. Pour le remercier d’un service rendu, un marchand ivrogne et antisémite lui offre un emploi. Yakov est promu comptable, mais son identité est découverte au même moment où un jeune garçon du voisinage est assassiné. Yakov est accusé du meurtre et jeté en prison, bien qu’il clame son innocence. Bibikov, son avocat, le croit innocent, et entreprend de découvrir le vrai coupable, tandis qu’en prison, Yakov refuse de se confesser.

Scénario : Dalton Trumbo.
Musique : Maurice Jarre.
Pays : Royaume-Uni
Tags : Politique / Histoire, Par la case prison, Seuls contre tous, Trop froid, Histoires vraies en costumes, En Russie, Drame.

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Réalisé en 1968, L’homme de Kiev marque de la part de John Frankenheimer une volonté de traiter des sujets plus sérieux, après une série de thrillers d’action comme Un crime dans la tête, 7 jours en mai, Le train ou Grand prix. Cette fois, il s’appuie sur un roman prestigieux de Bernard Malamud, qui dénonce l’antisémitisme au temps des tsars.

Le personnage central, joué par Alan Bates, est un juif qui accepte de travailler pour une administration antisémite, jusqu’au jour où il est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Une fois devenu prisonnier politique, il prend une dimension christique et clame son innocence en dépit des sévices qui lui sont infligés.

C’est ce qu’on appelle un film à grand sujet, et à cause de son ambition, il a été jugé trop sérieux et rapidement oublié dans les filmographies respectives  du réalisateur et de son interprète principal. Mais c’est précisément cette rareté qui  justifie de redécouvrir le film.

John Frankenheimer a déclaré que beaucoup de ses films traitent de l’individu à la recherche de sa place dans la société,  et de son combat pour préserver son individualité dans un monde mécanisé. De fait, le personnage interprété par Alan Bates correspond à la description : il est accusé à tort et puni  pour sa différence, dans un monde qui a besoin de sacrifier certains de ses éléments pour continuer à fonctionner.

A l’époque, la guerre froide fait rage, et le script prend bien garde de ne pas jeter de l’huile sur le feu. Bien au contraire, le scénariste Dalton Trumbo, qui a été blacklisté dans les années 50 pour ses sympathies communistes,  situe l’action durant les derniers jours de la Russie tsariste. L’antisémitisme y est dénoncé comme un moyen pour les autorités de détourner l’attention de leurs propres carences en désignant des boucs émissaires, responsables de tous les malheurs. En fait, le message est assez universel et intemporel. Le script est adapté d’un roman, lui-même inspiré d’évènements réels.

Afin qu’il n’y ait aucune ambiguité, le scénariste et le cinéaste ont pris soin de ne rien laisser dans l’ombre : tout est clairement expliqué, plutôt deux fois qu’une. Ce qui est montré en images est parfois doublé par des discours. Dans ses mémoires, la fille de Dalton Trumbo insinuait que son père avait écrit ce script en vitesse et à la dernière minute, ce qui expliquerait que certains discours reprennent mot pour mot des pages entières du roman. Jusqu’à ce film, Frankenheimer s’était surtout distingué comme un réalisateur d’action, mais il recourt ici au contraire à l’introspection et au discours, faisant preuve de ce qui, à Hollywood, est considéré comme une sensiblité européenne. Pourtant, on peut déceler l’influence de ses précedents films, comme Le prisonnier d’Alcatraz, dont il se sert pour mettre en scène quelques séquences d’enfermement assez convaincantes. Le film vaut surtout pour l’interprétation d’Alan Bates, un acteur anglais un peu oublié qui a pourtant excellé dans les annes 60 et 70, avec Zorba le grec, Love ou Le messager. Avec L’homme de Kiev, il a obtenu sa seule nomination à l’Oscar. C’est aussi l’un de ses rares films américains, lui qui a  joué la plupart de ses grands rôles dans des films britanniques.

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