L'HOMME DE LA PLAINE

Bientôt disponible
Parce que pour son dernier western avec James Stewart, Anthony Mann s'inspire du Roi Lear
Guerre / Western - 1955 - Etats-Unis - 100 MIN - Tous publics

1870. Ancien capitaine de l’armée du Wyoming, Will Lockhart arrive à Coronado, bourgade du Nouveau Mexique pour y livrer un chargement de marchandises à Barbara Waggoman, une belle commerçante. Cette dernière recommande à Lockhart de se méfier de son cousin Dave Waggoman, puissant propriétaire qui fait la loi dans la région et qui pourrait avoir un lien avec des ventes d’armes aux...

Réalisé par

7.2 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

« Avec L’Homme de la plaine, j’ai voulu récapituler mes cinq années de collaboration avec James Stewart, explique Anthony Mann. J’y ai donc repris des thèmes et des situations que j’ai poussé à leur paroxysme ». Sorti sur les écrans en 1955, L’Homme de la plaine, est le dernier des cinq westerns que James Stewart a tourné avec Anthony Mann, après Winchester 73, Les Affameurs, L’appât et Je suis un aventurier. Le thème de la vengeance du héros solitaire y est accentué par une représentation plus sauvage de la violence (par exemple dans la scène de la balle tirée à bout portant dans la paume d’un des personnages) et aussi par un comportement plus névrotique du protagoniste.

Par ailleurs, la notion de quête spatiale, chaque film se présentant comme le récit d’un voyage, est ici abandonnée. Le héros arrive d’emblée dans la contrée du Nouveau Mexique où va se dérouler l’action. Ce qui n’empêche pas le réalisateur de faire une utilisation optimale du paysage et des grands espaces magnifiés par l’utilisation du Technicolor et de l’écran large, le procédé du CinemaScope étant utilisé ici par Anthony Mann pour la première fois.

Il faut dire que le film a été tourné en décors naturels à Santa Fe et dans sa région, et que pour la lumière de son film, Anthony Mann s’est adressé à un vétéran d’Hollywood : Charles Lang. Celui-ci avait d’abord excellé dans le noir et blanc en collaborant avec des cinéastes comme Ernst Lubitsch et Joseph Mankiewicz, avant de s’illustrer dans le Technicolor avec le flamboyant Salome de William Dieterle. Après L’Homme de la plaine, Charles Lang a poursuivi dans le western, avec deux classiques de John Sturges : Règlement de comptes à OK Corral et Les Sept Mercenaires.

Le contexte

James Stewart

Un autre western hollywoodien conçu comme une tragédie grecque

Anthony Mann

Même réalisateur et même scénariste

VERTIGO

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