Bande Annonce de L'HOMME-ORCHESTREDécouvrez la bande Annonce de L'HOMME-ORCHESTRE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4565/fond/4565_w_500.jpg
Serge Korber
Louis de FunèsNoëlle AdamOlivier de FunèsFranco VolpiMartine KellyPaola TedescoPaul PrébostTiberio MurgiaFrançoise OccipintiGéraldine LyntonLydie Callier

L'HOMME-ORCHESTRE

82 mn

Note de SensCritique :

5.7 / 10
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Réalisateur : Serge Korber.

Casting : Louis de Funès, Noëlle Adam, Olivier de Funès, Franco Volpi, Martine Kelly, Paola Tedesco, Paul Prébost, Tiberio Murgia, Françoise Occipinti, Géraldine Lynton. Lydie Callier

Synopsis : Le chorégraphe Evan Evans dirige de main de fer une compagnie de danse contemporaine à Monaco. Confronté au départ de l'une de ses danseuses qui se souhaite se marier, il recrute une nouvelle perle rare en la personne d'Endrika. Mais cette dernière réserve à son nouvel et intransigeant patron une surprise de taille...

Scénario : Jean Halain, Serge Korber.
Musique : François de Roubaix.
Pays : France
Tags : Comédie.

Film pas encore disponible

Quand en 1970 Louis de Funès tient le rôle principal du film de Serge Korber L’Homme-orchestre, il est une star du cinéma populaire français et n’a plus rien à prouver depuis les succès du Corniaud en 1965 et de La Grande vadrouille deux ans plus tard, sans compter la saga des Gendarmes entamée, elle, en 1964, avec Le Gendarme de Saint-Tropez. C’est l’acteur qui demanda à rencontrer le cinéaste dont il avait apprécié le film Un idiot à Paris avec Jean Lefebvre dans le rôle titre sur des dialogues de Michel Audiard. Korber se rendit donc sur le tournage d’Hibernatus d’Edouard Molinaro mais ce dernier le mit en garde immédiatement en lui dressant un terrible tableau de ses realtions avec l’acteur : "J’ai appris, dit Molinaro, que tu vas faire un film avec Louis. Je te le déconseille vivement ! Il va t’emmerder, t’insulter. Il est terrifiant, tu ne mérites pas ça".

Mais, comme le raconte Serge Korber lui-même, le courant passa immédiatement avec de Funès : "Evidemment, en arrivant dans la loge de Louis, j’étais un peu refroidi, et là je tombe sur un type amical, très désireux de travailler avec moi, et qui finit même par m’inviter dans son château ! Il y a eu comme un petit coup de foudre." Et de fait, l’acteur n’invitait jamais personne dans son incroyable château de Clermont, situé en bord de Loire et qui comptait pas moins de 375 fenêtres ! De Funès accepte donc avec enthousiasme le projet de Korber intitulé L’Homme-orchestre dont il a coécrit le scénario avec Jean Halain, d’après le livre intitulé Papillon de Paris, pas de deux.

Si de Funès endosse avec son énergie habituelle les habits d’un chorégraphe aussi moderne que survolté, le tournage s’avère moins fluide... Le film est en effet produit par la Gaumont à laquelle l’acteur était lié par contrat. Mais de Funès en contestait la rémunération que, succès aidant, il trouvait désormais trop faible. Face au refus catégorique que lui oppose le producteur Alain Poiré, l’acteur décide de transformer le tournage en une sorte de grève du zèle, en multipliant sans raison le nombre de prises et par conséquent la durée et le coût du tournage. Au lieu des onze semaines prévues à l’origine, il en fallu le double et au bout du compte le film coûta un milliard de francs soit le double du budget initial !

Evan Evans le chef chorégraphe et imprésario basé à Monaco, peut-être pour des raisons fiscales..., qu’incarne de Funès est le miroir déformé et volontairement parodique du milieu de la danse moderne des années 70. On peut y voir une sorte de Maurice Béjart du pauvre qui aurait fait ses classes dans les shows télévisés de l’époque produits par les célèbres Carpentier. Rien n‘a été laissé au hasard, y compris dans l’habillement où se mélangent cols Mao et pulls à damier, entre influences pseudo-révolutionnaires et conformisme petit-bourgeois. Tout ici est aux couleurs de la culture pop si chère aux années 70 : on y évolue dans des décors forcément bleu, orange ou jaune, au son du ballet modern jazz.

Autrement dit, on est bien loin des univers plus consensuels et familiaux de Gérard Oury et plus loin encore du de Funès de la série des Gendarmes. Ne serait-ce qu’en raison de l’âge moyen des protagonistes, nettement plus jeunes que l’acteur-vedette. Evan Evans évolue, fonction oblige, dans un milieu de danseuses post-adolescentes, sans compter une obscure histoire de paternité au centre duquel on trouve Philippe, le jeune neveu du chorégraphe incarné par Olivier de Funès, à la ville le fils du comédien dont ce sera l’avant-dernière apparition à l’écran. Mais l’acteur de La Grande vadrouille trouve vite ses marques au sein de cet univers singulier : face à ses jeunes partenaires, il multiplie les mimiques et imprime à l’action son rythme trépidant.

Bien décidé à bousculer l’image habituelle de l’acteur, Serge Korber n’hésite pas, lui, à faire chanter de Funès père et fils une improbable chanson intitulée Les Poupons écrite sur une musique de François de Roubaix. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de Funès était moins doué pour le chant que pour la comédie. Mais c’est la force de L’Homme-orchestre de trancher dans la filmographie de l’acteur en lui apportant un air neuf et frais, quitte à s’éloigner des attentes du  grand public. L’acteur et le cinéaste décidèrent de reformer leur duo l’année suivante avec un film encore plus atypique, Sur un arbre perché, véritable huis clos automobile en lévitation dans lequel de Funès excelle de nouveau.

Un OFNI Defunesquien

Dans la filmographie "bis" de de Funès, il y a quelques pépites (que d'autres considèrerons comme des navets) et cet "Homme orchestre" fait partie de ces films que j'ai déjà vus plusieurs fois et que je trouve toujours aussi jubilatoires. D'une kitscherie incroyable, souvent ...

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8
takeshi29

PITI PITI PA PITI PITI PAAAA Une excellente musique de François de Roubaix, quelques très bonnes idées, un humour parfois bon dans son absurdité, parfois un peu suranné mais sans être trop choquant ; un film jubilatoire, comme le dit justement takeshi29. ...

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7
burgu gurbu

Ce film a un gros défaut : son scénario, bancal et dégoulinant de pseudo-morale et de bons sentiments. Et si l'on parvient à faire abstraction de cela, on se régale : Louis de Funès est au sommet de son art dans ce rôle de chef-chorégraphe tyrannique mais génial, une sorte ...

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8
122
le contexte
  • Egalement interprété par
    Louis de Funès
  • Pas si éloigné
    Au ton enjoué de l'Homme-orchestre, on peut opposer le caractère dramatique du film de Darren Aronofsky. Ils ont pourtant en commun de traiter des rapports entre le chorégraphe et sa danseuse, l'un par le rire, l'autre par la tragédie.
  • Egalement realisé par
    Serge Korber
  • Dans le même genre
    Comme dans L'Homme-orchestre, de Funès incarne ici un patron tyrannique qui entend diriger jusqu'à la vie privée de ses employés.
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