L'HORLOGER DE SAINT-PAUL

À partir de 2.99 €
Policier / Suspense - 1974 - France - 100 MIN - VF - Tous publics

Michel Descombes, artisan horloger à Lyon, mène une vie paisible entre son travail, ses amis, les plaisirs de la table. Mais un matin, la police vient perquisitionner chez lui. Son fils, qu’il a élevé seul, a pris la fuite avec une jeune fille après avoir tué un garde de son usine. Il s’aperçoit alors que malgré leur bonne entente, ce garçon ne lui disait rien. Peu à peu Michel va chercher à comprendre le geste de son fils. Le commissaire chargé de l’affaire a lui aussi des problèmes de père. Une relation ambiguë se noue entre les deux hommes.

Réalisé par

6.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Lorsqu’il se lance dans la préparation de L’Horloger Saint-Paul, son premier film, Bertrand Tavernier peut s’appuyer sur la réalisation de courts métrages et surtout sur son passé de critique de cinéma et d’attaché de presse qui lui ont fourni un carnet d’adresses conséquent. Pour autant, le financement du film n’a pas été facile après la défection du producteur initialement investi dans l’entreprise. Comme l’a souvent rappelé Tavernier, c’est grâce à l’engagement indéfectible de Philippe Noiret qui avait donné son accord sur une première version du scénario que le projet a pu aboutir. La loyauté de Noiret, qui a également accepté de baisser son cachet, a permis à Tavernier de s’accrocher à son projet quand tout le monde le rejetait et d’enfin trouver un producteur Raymond Danon, avec qui il fera en 1976 un autre film avec Noiret, Le Juge et l’Assassin.
Pour faire face à Philippe Noiret qui jouissait déjà d’une grande renommée dans le cinéma français, Tavernier a fait appel à une autre vedette Jean Rochefort pour jouer le commissaire. « Dès qu’on a fait une lecture du script, j’ai senti qu’il pouvait se passer quelque chose entre eux », explique le cinéaste qui a complété la distribution avec le Suisse Jacques Denis qu’il avait remarqué dans La Salamandre d’Alain Tanner en 1971. Pour le reste de la distribution, il a choisi des acteurs pas ou peu connus qu’il estime avoir dirigé à 80% hors du plateau, notamment lors de repas au restaurant où il n’orientait pas forcément la conversation sur son film mais où il leur demandait volontiers de parler d’eux.
Le film est dédié à Jacques Prévert dont Tavernier admire,  outre son talent, la combativité et la soif de liberté.

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