LA CHAMBRE DES MAGICIENNES

Bientôt disponible
Parce qu'avec ce film, Miller découvrait les caméras portables et une nouvelle liberté
Drame - 2000 - France - 80 MIN - Tous publics

Claire, la trentaine, fait des malaises dont les médecins ignorent la raison. Hospitalisée, elle partage sa chambre avec deux femmes dont Eléonore, une vieille femme qui reste prostrée dans son lit mais semble avoir d’étranges pouvoirs.

Réalisé par

5.9 / 10
1 min avant1 min avant
2 min après2 min après
Les avis surSens Critique
Marie Nedjar
Marie Nedjar
CHRONIQUEUR

Claire, jeune femme d’une trentaine d’années, est une intellectuelle qui est en train de finaliser sa thèse d’anthropologie. Quand de terribles maux de tête l’obligent à consulter un médecin incapable de la soigner. Claire se voit alors contrainte de se rendre à l’hôpital et se retrouve avec deux voisines de chambre, aussi étranges que mystérieuses…

Avec un tel titre, La Chambre des magiciennes, on pourrait s’attendre à un film à l’ambiance surnaturelle. Mais il n’en est rien, ou presque... Le réalisateur, Claude Miller, aime brouiller les pistes. On lui doit des films souvent tenus par des rôles féminins forts, de L’Effrontée à La Petite voleuse et Mortelle randonnée. Cette fois-ci, il s’inspire du troisième chapitre en particulier d’un roman de Siri Hustvedt d’origine norvégienne, Les Yeux bandés. C’est sans doute ce qui donne ce côté froid et clinique à ce film qui met en avant toute une brochette d’actrices exceptionnelles, d’Anne Brochet dans le rôle de Claire à Mathilde Seigner, en passant par Annie Noël, comédienne essentiellement de théâtre.

La Chambre des magiciennes est donc un drame hospitalier qui laisse la part belle à l’interprétation et aux interrogations qui demeurent, avec beaucoup d’humour noir et une belle histoire d’amour avec le personnage de Simon, interprété par Edouard Baer. Mais c’est surtout l’un des longs métrages les plus atypiques de la filmographie de Claude Miller et rien que pour cela, il mérite d’être vu et apprécié à sa juste valeur… Place à la magie.

Le contexte

Anne Brochet

Ce premier long métrage d'Emmanuelle Bercot, réalisatrice de La Tête haute, a été produit par Arte dans le cadre de la série "Petites caméras" et tourné en numérique, comme La chambre des magiciennes.

Claude Miller

Située dans un hôpital hanté, la minisérie de Lars von Trier est un drôle de mélange entre l'épouvante et le soap-opera.

CYRANO DE BERGERAC

VOUS AIMEREZ PEUT-ETRE DANS LE PASS