LA CLÉ

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Parce que certes érotique, le film est aussi le remake d'un film japonais de Kon Ichikawa
Érotique - 1984 - Italie - 105 MIN - interdit aux moins de 16 ans
Venise, 1940. Le vieil aristocrate Nino Rolfe a de plus en plus de mal à honorer sa femme Teresa. Mais, fou d’amour pour elle, il cherche à ouvrir son imaginaire érotique. Ayant repéré qu’elle n’était pas insensible au charme de Laszlo, leur gendre photographe, il va tout faire pour la pousser dans ses bras. Pour cela, il va photographier Teresa (qu’il a préalablement enivrée) dans différentes poses obscènes et donner la pellicule à développer à Laszlo. Par ailleurs, il va livrer ses secrets et ses fantasmes sexuels à son journal intime qu’il incite Teresa à lire. Celle-ci commence à son tour un journal intime qu’elle se débrouille pour mettre entre les mains de son mari. Ainsi, chacun sait que l’autre lit son journal, en tient compte dans sa rédaction, mais fait semblant de l’ignorer. Teresa deviendra ainsi la maîtresse de Laszlo.

Réalisé par

5.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Si La Clef (1983) compte parmi les films les plus réputés de Tinto Brass, c’est parce que le réalisateur italien y propose ce qu’il sait le mieux faire : un film à l’érotisme torride dans un cadre historique et politique. C’est ainsi qu’avant La Clef vénéneux marivaudage conjugal dans l’Italie fasciste, Tinto Brass avait connu le succès avec Salon Kitty (1975), entièrement situé dans un bordel berlinois sous le Troisième Reich et avec son Caligula (1977), film monstre avec Malcolm McDowell, Helen Mirren et des inserts carrément porno rajoutés à l’insu du réalisateur par le producteur Bob Guccione, fondateur de "Penthouse".

Pour ce qui est du casting de La Clef, Tinto Brass a réussi un coup de maître en débauchant Stefania Sanfrelli, égérie du cinéma d’auteur italien des années soixande-dix. Celle qu’on avait adoré chez Bertolucci dans Le Conformiste et dans Nous nous sommes tant aimés de Scola, n’a pas hésité à jouer sur les attraits de son corps entièrement nu dans un grand nombre de scènes. Et ça lui a bien réussi puisque ça a donné un deuxième souffle à sa carrière. Tout en continuant à jouer pour des vétérans comme Scola et Bertolucci, ele a fait son apparition chez Bigas Luna (Jambon, Jambon, 1992) et Gabriele Muccino (Juste un baiser, 2001).

Ses deux partenaires masculins dans La Clef n’étaient pas davantage familiers des tournages érotiques. Acteur de théâtre britannique réputé, Frank Finlay a été repéré par Tinto Brass alors qu’il jouait Salieri dans Amadeus. Le cinéaste redoutait un refus de l’acteur connu pour sa grande piété catholique, mais c’est justement parce qu’il trouvait son personnage de mari pervers très loin de lui que Finlay a accepté le rôle. Quant au jeune Franco Branciaroli qui devait retrouver Tinto Brass dans quatre autres films dont Miranda et Senso 45, il était alors connu des cinéphiles pour avoir incarné lé héros romantique du Mystère d’Oberwald d’Antonioni en 1981.
Contexte

Tinto Brass

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS

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