Bande Annonce de LA CONFESSIONDécouvrez la bande Annonce de LA CONFESSION sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/11529/fond/11529_w_500.jpg
Nicolas Boukhrief
Anne Le NyMarine VacthRomain DurisSolène RigotAmandine DewasmesCharlie LefebvreLucas TavernierLucie Debay

LA CONFESSION

111 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Nicolas Boukhrief.

Casting : Anne Le Ny, Marine Vacth, Romain Duris, Solène Rigot, Amandine Dewasmes, Charlie Lefebvre, Lucas Tavernier. Lucie Debay

Synopsis : Pendant l'occupation allemande, dans une petite ville de province, un jeune prêtre attire l'attention de toutes les femmes de la paroisse. Barny, qui est communiste et athée, refuse de faire partie du lot. Mais poussée par la curiosité, elle fait la connaissance du père Morin pour mieux le déstabiliser. Mais leurs échanges soint loin d'être stériles, et Barny se rend de plus en plus souvent à l'église. Elle n'est pas immédiatement convertie mais se montre sensible au charme du prêtre. Mais elle est mariée, son mari étant prisonnier en Allemagne, et mère de famille. Et il est prêtre. L'un et l'autre savent que leur attirance mutuelle est contraire aux bonnes moeurs...

Scénario : Nicolas Boukhrief.
Musique : Nicolas Errèra.
Tags : Religion, French Touch, Seconde Guerre Mondiale.

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La Confession raconte la rencontre d’un prêtre et d’une femme athée et anticléricale qui n’est pourtant pas insensible au charme et à l’aura de l’homme de Dieu. C’est une nouvelle adaptation du célèbre roman de Béatrix Beck, Léon Morin prêtre, qui lui valut de recevoir le prix Goncourt lors de sa parution en 1952 et que Jean-Pierre Melville porta à l’écran en 1961, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre. D’origine belgo-irlandaise, Beatrix Beck a beaucoup mis d’elle-même dans le personnage de Barny. Elle était elle aussi sans homme pendant la dernière guerre, elle était également d’obédience communiste, et elle a également rencontré un prêtre, Jules Albert Peillet, qui venait d’être nommé à la paroisse Saint-Louis de Grenoble.

Tout le monde a en mémoire le film de Melville. Il faut dire que c’est un petit bijou et que l’alchimie qui s’opère entre Belmondo et Emmanuelle Riva tient du miracle. Mais le tandem imaginé par Nicolas Boukhrief ne manque pas non plus d’atouts. Romain Duris sait marier séduction, ironie et intensité, quand Marine Vacth possède une maturité étonnante pour une fille de son âge. Ce qu’il fait qu’elle nous convainc avec autant d’assurance que dans le rôle aux antipodes pourtant que François Ozon lui a fait endosser dans L’Amant double.

Il n’existe pas deux adaptations du livre de Beck mais trois, Pierre Boutron ayant glissé la sienne entre les deux autres, pour la télévision, avec Robin Renucci et Nicole Garcia. Chacun de ces trois films possède sa propre vision du roman, s’en éloignant parfois pour mieux en respecter la lettre. Nicolas Boukhrief a choisi de démarrer son film aujourd’hui, alors que l’héroïne rend son dernier souffle et qu’elle veut se confesser. L’occasion de revenir par flash-back successifs sur cette histoire d’amour qui a illuminé sa jeunesse et transformé sa vie. Grand cinéphile devant l’éternel, Nicolas Boukhrief n’a ainsi fait que reproduire un schéma narratif utilisé pour Little Big Man, Sur la route de Madison ou Titanic

Nicolas Boukhrief signe avec La Confession son septième long métrage. Ceux qui ont aimé Le Convoyeur ou Gardiens de l’ordre seront peut-être étonnés de le voir renoncer aux films d’action qui ont fait son succès. A ceci près qu’il suffit de se pencher un peu plus près sur les personnages de ces films sans doute tendus et même parfois violents pour comprendre que l’humain prime et que tous sont confrontés à des problèmes moraux. C’était également le cas bien sûr de son film précédent, Made in France, qui n’avait pas connu de sortie en salle pour avoir fait preuve de lucidité et de prémonition en mettant en lumière un groupe de djihadistes projetant un attentat à Paris. C’était avant Charlie… Mais le lien est indéniable entre Made in France et La Confession, qui tous deux traitent de la foi et de la façon dont elle modèle la vie de certains, quitte à la dévoyer… Mais si Made in France est un film de guerre, La Confession se nourrit d’amour.

Si Jean-Pierre Melville était resté fidèle au roman, coupant plus d'une heure de métrage pour se concentrer sur l'histoire d'amour, après avoir au préalable mis l’accent sur les conditions de vie dans le village, Nicolas Boukhrief a, lui, opéré de nombreux changements. Dans le livre, Barny était veuve. Boukhrief a préféré qu’elle soit la femme d’un soldat prisonnier en Allemagne. Dès lors, le prêtre et la jeune femme sont à égalité devant l’interdit d’une relation amoureuse. Par ailleurs, alors que le livre s’étalait sur plusieurs années, le film projette sa lumière sur deux mois, au moment où les Allemands lâchent pied tout en se livrant aux pires exactions qui soient, et que la Libération approche. Le statu quo va bientôt prendre fin. Y compris pour le prêtre et la jeune femme.

Tout en finesse, le film joue sur le moindre regard, la plus petite inflexion de voix pour raconter une histoire d’amour ardente mais qui ne peut pas trouver son accomplissement. C’est extrêmement romantique et pour tout dire rafraîchissant tant il est devenu courant au cinéma que le corps exulte avant même d’avoir frémi. Mais le film traite aussi, bien sûr, de la foi. Après la très grande réussite des Innocentes et Des hommes et des Dieux, faut-il y voir dans les années 2010 un signe du retour du religieux ? Nicolas Boukhrief n’en fait d’ailleurs pas mystère, il a il y a peu rencontré la foi, alors qu’elle lui était auparavant étrangère, ce qui lui permet sans doute de faire mieux que quiconque le lien entre ses deux personnages. Et de montrer que l’amour pour le divin et celui que l’on porte à l’autre sont de la même essence.

"Je ne sais pas si c'est Dieu que j'aimais à travers lui ou si c'est lui que j'aimais à travers Dieu" Pour résumer l'histoire, tout serait presque dit avec cette superbe phrase. J'avais lu le roman de Béatrix Beck, j'avais vu également les deux films. Celui de Jean-Pierre ...

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Mots Passants

Souvenirs de Barny

˗ Hmm... Bénissez-moi mon père parce que j'ai péché. ˗ J'imagine que vous avez encore dit du mal du cinéma français, mon fils ? ˗ Oui, père Morin. Mais c'est pas de ma faute, surtout après avoir vu des films comme RAID Dingue et Dalida, ou encore quand on a le choix ...

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Behind_the_Mask

Une histoire éternelle

En 1952, Béatrice Beck obtenait le Goncourt avec Léon Morin, prêtre. 50 ans après Jean-Pierre Melville, Nicolas Boukhrief adapte à son tour ce roman magnifique, véritable mélodrame autour d'un amour impossible avec la foi pour thème central. La méfiance initiale, Boukhrief ...

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6nezfil
 
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