Bande Annonce de LA CONFRÉRIE DES LARMESDécouvrez la bande Annonce de LA CONFRÉRIE DES LARMES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5200/fond/5200_w_500.jpg
Jean-Baptiste Andrea
Antoine BaslerAudrey FleurotBouli LannersBruno RicciJérémie ReinierMélusine MayenceDenis JousselinLuc FeïtMarco Lorenzini

LA CONFRÉRIE DES LARMES

95 mn

Note de SensCritique :

4.7 / 10
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Réalisateur : Jean-Baptiste Andrea.

Casting : Antoine Basler, Audrey Fleurot, Bouli Lanners, Bruno Ricci, Jérémie Reinier, Mélusine Mayence, Denis Jousselin, Luc Feït. Marco Lorenzini

Synopsis : À Paris, Gabriel, la trentaine, élève seul sa fille Juliette. Ancien flic retiré des affaires suite à un drame personnel, l’homme a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, une ancienne connaissance lui propose un travail bien rémunéré. S’il accepte le marché, Gabriel doit livrer des mallettes à travers le monde pour des commanditaires anonymes. Les termes du contrat sont clairs : il ne doit poser aucune question sur le contenu des valises et ne jamais essayer de les ouvrir. Intrigué et persuadé que ce job le fera sortir de son impasse financière, Gabriel se lance dans l’aventure. D'Istanbul à Bruges en passant par la Chine, il saute d’avion privé en avion privé avec sa mystérieuse cargaison. L’argent ne tarde pas à affluer.

Scénario : Gaël Malry, Jean-Baptiste Andrea.
Pays : France
Tags : Fantastique / Horreur, Des images du père, Mais que fait la police ?, Suspens français.

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La Confrérie des larmes est incontestablement un thriller. Paradoxe : c’est un film français. Or le thriller éclot plus facilement du côté d’Hollywood que sur les rives de la Seine. Ce qui n’empêche pas que le cinéma français se frotte régulièrement au genre et s’en tire souvent avec les honneurs. Mais d’abord : qu’est-ce qu’un thriller ? Entre polar et film d’épouvante, le thriller a pour premier objet de provoquer des frissons. Un mot qui se traduit d’ailleurs en anglais par thrill. Ceci étant posé, les polars français qui nous ont fait dresser les poils sont au final assez nombreux. De Jacques Deray à Yves Boisset en passant par Alain Corneau, nombre de cinéastes, souvent nourris au cinéma américain, ont signé d’incontestables réussites. Et si le cinéma français aime le rationnel, des Yeux sans visage, de Georges Franju à La Chambre des morts, d’Alfred Lot, les exemples ne manquent pas pour témoigner de la capacité des réalisateurs tricolores à se plier aux lois du genre.

Jean-Baptiste Andrea est un de ceux-là, même si son parcours est assez iconoclaste. Si La Confrérie des larmes est son troisième long métrage, c’est le premier qu’il tourne en France. C’est aussi le premier qui sort en France, dans les salles du moins. A l’instar d’Alexandre Aja, c’est en effet aux Etats-Unis et plus particulièrement pour le public américain que notre homme réalise ses premiers films. Dead end en 2003, un film volontairement cheap, qui flirte avec le second degré et accumule tous les clichés propres aux films d’épouvante. Puis The Big nothing (il fallait oser un titre pareil) trois ans plus tard, plus nettement parodique, qui mêle l’horreur et la comédie avec dans le rôle central un David Schwimmer au sommet de sa puissance comique.

Le cinéaste est également comptable d’avoir cosigné le scénario de Hellphone. Comme on peut le constater, notre homme n’aime pas changer de registre. Mais du moins on ne pourra pas lui reprocher de ne pas jouer franc jeu. Pour autant, si La Confrérie des larmes ne se démarque pas totalement de ses films précédents, il témoigne quand même d’une évolution assez nette. L’humour et la dérision ont en effet laissé la place à une noirceur qui se veut plus réaliste. Du moins jusqu’à l’épilogue… La description de la secte à laquelle se heurte notre homme est glaçante. D’ailleurs, au finale, nous ne sommes pas très loin des premiers films, très noirs, de Guillaume Nicloux ou des romans gothiques de Jean-Christophe Grangé. C’est plutôt un compliment, non ?

Au départ Jean-Baptiste Andrea pensait confier le rôle principal à un quinquagénaire. C’est en allant voir Cloclo au cinéma qu’il a été convaincu du talent et de l’aura de Jérémie Rénier : "J’ai eu un vrai choc ! Ce côté physique m’a bluffé". Il a bien sûr fallu apporter quelques corrections au scénario, mais au final peu de choses, le personnage de Gabriel n’étant jamais tourné vers le passé. L’avantage du choix de Rénier était que le comédien n’est pas catalogué dans l’emploi qui lui est ici réservé, ce qui permettait d’échapper à un sentiment de déjà vu. D’autant que les personnages de flics à la ramasse, brisés par la vie et dépourvus de la moindre illusion sur le monde qui les entoure sont plutôt le terrain de types en fin de carrière, quand ils n’ont plus rien à perdre. Ce qui n’est pas le cas de notre homme, même s’il apparaît clairement comme une épave au début du film. La Confrérie des larmes est donc un parcours initiatique.

Jérémie Rénier a commencé très jeune. Il a onze ans quand il se retrouve pour la première fois sur un plateau de cinéma. Et pas beaucoup plus quand il se révèle dans La Promesse, signé par ses compatriotes belges, les frères Dardenne, dans la peau d’Igor, un ado écorché vif qui tient tête à son père, incarné par l’excellent Olivier Gourmet. Il sera d’ailleurs fidèle aux frères, qui lui confieront de très beaux rôles d’adolescents puis de jeunes adultes fragiles et irrésolus. Mais le comédien a d’autres cordes à son arc. Les Aventures de Philibert, capitaine puceau ou Potiche montrent qu’il sait prendre des risques et que son ressort comique est loin d’être détendu. Cloclo, dont il tient le rôle-titre, celui de Claude François ou Saint-Laurent, où il incarne Pierre Bergé dans le film de Bertrand Bonello indiquent qu’il n’a pas peur de se glisser dans la peau de personnages réels. Ni de sculpter son physique comme peu savent le faire pour les besoins d’un film.

Mais même si Jérémie Rénier est impeccable, le film ne nous toucherait qu’à moitié si le réalisateur n’avait pris un soin maniaque au choix des décors. Il réussit en particulier à rendre étouffant le cadre urbain. Dans l’œilleton de sa caméra, la ville-lumière ne brille guère, elle ne ressemble qu’assez peu à celle que les touristes se plaisent à visiter. Il est nécessaire que le spectateur se sente perdu, comme l’est le héros du film. Et comme celui-ci est omniprésent et que tout est vu à travers ses propres yeux, ressenti à travers ses propres émotions, nous partageons ses angoisses. Le pire est que cela ne s’arrange guère quand le film s’installe dans les vignobles du Médoc, où l’apparente quiétude de la nature n’est que le masque d’une réalité plus folle encore…

Tres grande mise en scene avec une intrigue de fou: le suspense dure jusqu'au bout du film! Une legere déception quand meme pour le fameux"contenu" ,on s'attend quand meme a quelque chose d'assez spectaculaire.. Mais c'est tout de meme une bonne surprise ^^ ...

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7
RonanLuzillat

A la bonne vôtre !

Un peu cliché d’abord, on a un ancien flic, alcoolique, misérable, veuf, endetté, avec une gamine à charge, qui accepte un étrange emploi : porter périodiquement une mallette à divers richissimes destinataires dont l’unique point commun est de se vautrer dans le luxe, ...

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etiosoko
le contexte
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