LA CONFRÉRIE DES LARMES

À partir de 2.99 €
Les occasions de voir un vrai film d'action français ne sont pas si courantes
Policier / Suspense - 2013 - France - 95 MIN - VF - Tous publics
À Paris, Gabriel, la trentaine, élève seul sa fille Juliette. Ancien flic retiré des affaires suite à un drame personnel, l’homme a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, une ancienne connaissance lui propose un travail bien rémunéré. S’il accepte le marché, Gabriel doit livrer des mallettes à travers le monde pour des commanditaires anonymes. Les termes du contrat sont clairs : il ne doit poser aucune question sur le contenu des valises et ne jamais essayer de les ouvrir. Intrigué et persuadé que ce job le fera sortir de son impasse financière, Gabriel se lance dans l’aventure. D'Istanbul à Bruges en passant par la Chine, il saute d’avion privé en avion privé avec sa mystérieuse cargaison. L’argent ne tarde pas à affluer.
4.8 / 10
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Les avis surSens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

La Confrérie des larmes est incontestablement un thriller. Paradoxe : c’est un film français. Or le thriller éclot plus facilement du côté d’Hollywood que sur les rives de la Seine. Ce qui n’empêche pas que le cinéma français se frotte régulièrement au genre et s’en tire souvent avec les honneurs. Mais d’abord : qu’est-ce qu’un thriller ? Entre polar et film d’épouvante, le thriller a pour premier objet de provoquer des frissons. Un mot qui se traduit d’ailleurs en anglais par thrill. Ceci étant posé, les polars français qui nous ont fait dresser les poils sont au final assez nombreux. De Jacques Deray à Yves Boisset en passant par Alain Corneau, nombre de cinéastes, souvent nourris au cinéma américain, ont signé d’incontestables réussites. Et si le cinéma français aime le rationnel, des Yeux sans visage, de Georges Franju à La Chambre des morts, d’Alfred Lot, les exemples ne manquent pas pour témoigner de la capacité des réalisateurs tricolores à se plier aux lois du genre.

Jean-Baptiste Andrea est un de ceux-là, même si son parcours est assez iconoclaste. Si La Confrérie des larmes est son troisième long métrage, c’est le premier qu’il tourne en France. C’est aussi le premier qui sort en France, dans les salles du moins. A l’instar d’Alexandre Aja, c’est en effet aux Etats-Unis et plus particulièrement pour le public américain que notre homme réalise ses premiers films. Dead end en 2003, un film volontairement cheap, qui flirte avec le second degré et accumule tous les clichés propres aux films d’épouvante. Puis The Big nothing (il fallait oser un titre pareil) trois ans plus tard, plus nettement parodique, qui mêle l’horreur et la comédie avec dans le rôle central un David Schwimmer au sommet de sa puissance comique.

Le cinéaste est également comptable d’avoir cosigné le scénario de Hellphone. Comme on peut le constater, notre homme n’aime pas changer de registre. Mais du moins on ne pourra pas lui reprocher de ne pas jouer franc jeu. Pour autant, si La Confrérie des larmes ne se démarque pas totalement de ses films précédents, il témoigne quand même d’une évolution assez nette. L’humour et la dérision ont en effet laissé la place à une noirceur qui se veut plus réaliste. Du moins jusqu’à l’épilogue… La description de la secte à laquelle se heurte notre homme est glaçante. D’ailleurs, au finale, nous ne sommes pas très loin des premiers films, très noirs, de Guillaume Nicloux ou des romans gothiques de Jean-Christophe Grangé. C’est plutôt un compliment, non ?

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