Bande Annonce de LA DISPARUE DE DEAUVILLEDécouvrez la bande Annonce de LA DISPARUE DE DEAUVILLE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3991/fond/3991_w_500.jpg
Sophie Marceau
Christophe LambertNicolas BriançonRobert HosseinSimon AbkarianSophie MarceauJacques BoudetJudith MagreMagali WochMarie-Christine BarraultMarylou BerryFirmine RichardGuillaume GouixLaure Duthilleuil

LA DISPARUE DE DEAUVILLE

99 mn

Note de SensCritique :

3.7 / 10
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Réalisateur : Sophie Marceau.

Casting : Christophe Lambert, Nicolas Briançon, Robert Hossein, Simon Abkarian, Sophie Marceau, Jacques Boudet, Judith Magre, Magali Woch, Marie-Christine Barrault, Marylou Berry, Firmine Richard, Guillaume Gouix. Laure Duthilleuil

Synopsis : Un détective privé, Jacques, a été embauché par une belle inconnue, Lucie, pour enquêter sur une disparition dans un hôtel de Normandie. C’est ainsi que Jacques fait la connaissance de Victoria, qui ressemble trait pour trait à Lucie. Le plus troublant, c’est que Victoria est une actrice célèbre morte il y a trente ans dans des circonstances mystérieuses. S’agit-il d’un fantôme ? Est-il le jouet d’une manipulation ?  

Scénario : Gianguido Spinelli, Jacques Deschamps, Rania Meziani, Sophie Marceau.
Pays : France
Tags : Drame, Policier / Suspense, Festival du film de Cabourg, Acteurs français, Actrices et réalisatrices, Des actrices, PLUS D'ACTION, Les provinces françaises, PLUS D'ACTION.

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Les histoires de revenants et de personnalités multiples ont toujours titillé les imaginations fécondes, car elles présentent le double avantage du romanesque et du mystère. Appliquée au thriller, nimbée d’un voile fantastique, une histoire de revenant a tout pour plaire, entre frissons et secrets. Boileau et Narcejac se sont en leur temps fait une spécialité de ces personnages qui n’étaient pas tout à fait les mêmes sans être réellement autres. Et leurs romans se sont mués en films. Sueurs froides d’Hitchcock ou Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot. Excusez du peu. La Disparue de Deauville n’est peut-être pas – pas encore - à la hauteur de ces chefs d’œuvre, mais il fait la preuve d’un joli tempérament.

Car c’est à un véritable exercice de style que se livre la réalisatrice, une certaine Sophie Marceau. S’il existe une incertitude dans le tissu narratif, c’est visiblement à dessein. La réalisatrice aime changer de braquet au moment où l’on ne l’attend pas, offrant à notre attention toute une gamme de climats. C’est évidemment à porter à son crédit. Comme l’est également la direction d’acteurs. C’est enfoncer une porte ouverte que de rappeler que les comédiens qui passent à la mise en scène ont une longueur d’avance sur ceux qui portent un regard exclusivement extérieur, aussi concerné et bienveillant soit-il. Il n’empêche que Sophie Marceau, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de réalisation sait planter un décor et y faire vivre des personnages.

Peut-être sa longue fréquentation d’Andrzej Zulawski, à la fois à l’écran et à la ville, n’y est-elle pas pour rien. Sans aller aussi loin dans les outrances formelles et thématiques du Polonais, elle pratique de toute évidence un cinéma qui fait appel aux sens, un cinéma fragile et blessé, parfois tenté par une certaine frénésie, une fièvre de bon aloi. On peut ne pas être totalement convaincu, on ne peut pas nier que La Disparue de Deauville ait une âme.

Si le film avance masqué, il est un domaine où il annonce clairement la couleur. Son titre. Nous sommes bien en présence d’une inconnue. Et l’action se déroule incontestablement à Deauville, haut lieu de cinégénie depuis que Claude Lelouch y a filmé les émois amoureux (mais contrariés) de Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée dans Un homme et une femme. Il semblerait que ce soit pendant une séance de maquillage sur le plateau de Je reste, de Diane Kurys, que Sophie Marceau ait eu l’idée d’utiliser le décor de l’Hôtel Normandy. Il est vrai que les hôtels sont par essence des lieux de passage et qu’il n’est pas incongru d’y croiser des inconnus. L’apparat du lieu n’étant pas un frein à l’imaginaire, bien au contraire. Mais le palace normand n’a pas suffi à éteindre l’appétit de fiction de la belle Sophie, qui, trouvant le Normandy un peu assoupi, confiné, a eu l’idée de provoquer un contraste en s’installant en parallèle au Havre, de l’autre côté de l’estuaire de la Seine, à quelques kilomètres à vol de mouette, passant ainsi de la Basse Normandie à la Haute Normandie. Ce n’est pas un détail. « D'un côté il y a Deauville, le luxe, le velours rouge, les ambiances confinées, enfermées, les gens dans le silence, où les choses ne se disent pas, et de l'autre on trouve Le Havre, la ville ouvrière, traversée par les vents, où tout est vivant, vrai. Face aux containers et aux docks, les planches et le glam de Deauville... Cela correspondait tout à fait au film. ». On ne pouvait pas mieux dire.

Mais Sophie Marceau elle-même n’est-elle pas comme un lien entre deux univers antinomiques. D’un côté la petite Vic de La Boum, qui l’a propulsé sur les devants de la scène à l’âge de 16 ans, la petite fiancée des Français qui peu à peu va se muer en une comédienne populaire, au meilleur sens du terme. De l’autre une comédienne aux multiples facettes (mais c’est le propre des acteurs), une actrice incarnant parfois des personnages troubles, au bord de la folie. Dans les films de Zulawski, qui la dirige à quatre reprises, bien sûr, mais pas seulement. Le souvenir de l’extravagant Ne te retourne pas, de Marina de Van, est encore dans toutes mes mémoires… Mais il est une troisième Sophie Marceau, la star internationale, dirigée par Mel Gibson ou Rob Reiner, qui campe Anna Karénine avec autorité et se paye même le luxe de rejoindre le club très en vue des James Bond girls dans Le monde ne suffit pas. C’est en 1995 qu’elle passe à la réalisation, avec un court métrage sélectionné à Cannes (dans la section Un certain regard), L’Aube à l’envers. L’homonymie avec un poème de Verlaine n’est sans doute pas le fruit du hasard. Puis elle embraye sept ans plus tard avec son premier long, Parlez-moi d’amour. Un film douloureux qui pour certains n’était pas sans évoquer sa relation compliquée avec Zulawski. La Disparue de Deauville est son second long métrage.

C’est Judith Godrèche qui est en tête d’affiche de L’Aube à l’envers et de Parlez-moi d’amour. Sophie Marceau pensait ne pas être à l’image dans La Disparue de Deauville non plus. Mais non. Elle est bel et bien présente dans le film et nous ne nous en plaindrons pas. Sophie ne s’en plaindra pas non plus, puisqu’elle y donne la réplique à Christophe Lambert. Elle en tombera amoureuse. Depuis lors elle partage la vie de celui qui fut Tarzan et Highlander. Les deux comédiens ont même l’occasion de partager une nouvelle fois l’affiche, dans L’Homme de chevet, où Sophie incarne une femme riche et amère, handicapée, qui entretient une relation compliquée, mais qui peu à peu se révèle tendre, avec l’homme qu’elle a embauché pour lui servir de chevalier servant.

Il aura fallu un second visionnage, cinq ans après, pour apprécier ce film. Lorsque, à sa sortie, je vois "La Disparue de Deauville" une première fois, je suis totalement perdu dans les personnages. Il faut dire qu'il ne cesse d'en apparaître tout le long de l'intrigue. Et, ...

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7
JulienQuotidien
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