Bande Annonce de LA FAMILLE WOLBERGDécouvrez la bande Annonce de LA FAMILLE WOLBERG sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/7673/fond/7673_w_500.jpg
Axelle Ropert
François DamiensJean-Luc BideauLeopoldine SerreSerge BozonValentin VigourtValérie BenguiguiAxelle RopertGuillaume VerdierJean-Christophe BouvetJocelyn QuivrinEva IonescoLaurent Mothe

LA FAMILLE WOLBERG

79 mn

Note de SensCritique :

5.5 / 10
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Réalisateur : Axelle Ropert.

Casting : François Damiens, Jean-Luc Bideau, Leopoldine Serre, Serge Bozon, Valentin Vigourt, Valérie Benguigui, Axelle Ropert, Guillaume Verdier, Jean-Christophe Bouvet, Jocelyn Quivrin, Eva Ionesco. Laurent Mothe

Synopsis : Simon Wolberg est le maire d’une petite ville su Sud-Ouest de la France. Il est aussi le père de Delphine, bientôt 18 ans, et de Benjamin ; il est encore le mari de la belle Marianne qu’il aime comme un fou ; il est toujours le fils de son père, veuf, avec lequel il se rend chaque année sur la tombe de sa mère pour y boire du champagne. Tout va bien en apparence et tout va mal en réalité. Marianne n’est pas heureuse et a pris un amant. De passage, son frère bohême, Alexandre, sème un peu plus le trouble dans la famille. Les enfants en ont plus que marre de ce géniteur, envahissant et irascible qui interfère dans la vie de tous ses concitoyens, et en premier lieu de sa propre famille. Quant à lui, Simon ne sait comment leur annoncer le cancer qui ronge ses poumons.

Scénario : Axelle Ropert.
Musique : Pascal Mayer.
Pays : France
Tags : Drame.

Film pas encore disponible

Ce premier long métrage d’Axelle Ropert, critique de cinéma aux Inrockuptibles et au Cercle sur Canal +, auteur en 2005 d’un court métrage, Etoile Violette, et scénariste des films de Serge Bozon (L’Amitié, Mods, La France) a des saveurs d’autobiographie. Pourtant, selon la réalisatrice, il n’en est rien. C’est plutôt l’envie de déjouer les codes du film de famille, en tant que cinéphile et spectatrice, qui a présidé chez elle à l’écriture et à la réalisation de cette œuvre singulière.

L’originalité du film tient dans son contrepied permanent des scènes «à faire». Les personnages sont tous des archétypes qui échappent au «déjà-vu». Le père est un homme autoritaire et fantasque, plein de fougue et de désirs, de mélancolie et d’amour, qui voudrait plier la réalité à sa volonté mais voit bien qu’il n’y arrive pas. L’épouse adultère n’est jamais vue avec son amant : quand elle fait l’amour l’après midi, c’est avec son mari. Ses rêves ont sans doute pris du plomb dans l’aile, mais elle se bat pour ne pas céder à toutes ces sirènes qui lui crient de partir (à commencer par son propre frère) : « Que savez-vous de ce que j’ai dans le cœur ?», répond-elle. Benjamin, 10 ans, est un grand petit garçon ou un petit grand garçon, il navigue entre les deux comme il saute d’un côté puis de l’autre, dans une très belle scène où son oncle lui explique avec exemple à l’appui ce que signifie «être dans la vie ou à côté».

Quant à Delphine, elle souhaite pour ses 18 ans un bel anniversaire, mais envisage surtout de partir, avec un amoureux qu’elle semble brandir sans que personne n’en connaisse l’existence, pour étudier à Lille. Chacun dans cette famille a son secret bien gardé tout au fond de lui, ça n’empêche ni l’amour, ni la légèreté, mais ça donne à la cohésion de ce groupe d’individus liés par le mariage et le sang quelque chose de flottant. «Remove this doubt», Ecarte ce doute, est le titre d’une des chansons des Supremes (la «soul» est une des passions de Simon) qui tourne sur un pick-up et donne le LA à la bande-son, elle aussi inattendue. Mélodrame ou comédie mélancolique, le film d’Axelle Ropert oscille d’un monde l’autre, et raconte qu’il n’y a pas de famille idéale, qu’on veuille l’aimer ou la quitter. Entre tragique et comique, le décalage systématique du ton finit par rendre le propos fuyant. C’est à la fois la faiblesse et la force de ce film imparfait mais furieusement vivant.

Le casting de comédiens venus d’ailleurs, d’univers cinématographique disparates et même d’autres pays que la France, est un des éléments forts participant à l’étrangeté bienvenue du film. L’accent Belge de François Damiens sied parfaitement au décalage nécessaire pour incarner ce juif ashkénaze obsédé par les «blonds», les goys, maire d’une ville du terroir béarnais, patriarche d’une famille qu’il voudrait idéale et qui n’est que ce qu’elle est.

Damiens trouve ici, après les caméras planquées de François L'Embrouille, son premier rôle dramatique avant le magnifique Suzanne de Katel Quillévéré. Sa singularité se conjugue à l’indolence suisse de son «père» de cinéma, Jean-Luc Bideau acteur révélé chez Alain Tanner et dont le spectre large fut longtemps occulté par la  notoriété subséquente au film de Patrick Schulmann Et la tendresse, bordel ? (1978). La beauté sans fard et le tempo unique de Valérie Benguigui, donne à l’épouse Marianne une profondeur faite de plusieurs strates. Décédée en 2013, des suites d’un cancer, l’actrice, malgré une foule de seconds rôles au cinéma depuis la fin des années 1980, était surtout identifiée comme pilier des séries télé Avocats et associés (7 saisons, tout de même !) et Kaamelott, mais son rôle dans Comme t’y es belle ! de Liza Azuelos l’avait propulsée dans des partitions plus intéressantes. Jocelyn Quivrin, disparu dans un accident de voiture quelques semaines avant la sortie du film d’Axelle Ropert, était à ses débuts un jeune premier romantique, coutumier du film d’époque en costume, il s’est débarrassé intelligemment de ses carcans en passant allégrement de L’Empire des Loups (Chris Nahon) à Eric Rohmer et à ses Amours d’Astrée et Céladon. Incarnant ici l’amant goy de la belle Marianne, ses faces à faces avec Simon/ François Damiens font partie des très grands moments du film. Mais tous les seconds rôles, des graciles enfants, Valentin Vigourt et Léopoldine Serre, à l’adjoint du maire interprété avec évanescence par Guillaume Verdier en passant par le médecin concerné Chris Nahon et le tonton barré Serge Bozon, sont d’une présence remarquable.

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