LA FEMME AUX BAS NOIRS

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Adulte - France - 56 MIN - interdit aux moins de 18 ans
A Paris, un serial-killer viole puis tue des femmes en bas noirs. Carole, une épouse visiblement frustrée, est intriguée par ces faits divers. Avec son amie Virginie, elle découvre les vertus érotiques des dessous chics. Revêtue de bas noirs, elle aborde alors des hommes dans l’espoir de rencontrer le meurtrier. Elle se dit même « prête à mourir pour connaître le grand frisson. »
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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Début 1982, le cinéma porno tourné en 35 mm s’essouffle, tué par l’offensive de la police et du fisc. Mais le support vidéo en pleine croissance échappe aux taxes du CNC. Les salles se transforment en vidéo-projections et des producteurs se tournent vers le marché de la vidéo-cassettes, comme Marc Dorcel.

Dans ce contexte nouveau, Jean-Richard Fhal, pdg de Concorde, spécialisé dans l’édition porno, la vente de matériels érotiques et de lingeries, diversifie son activité par la diffusion et la production de vidéos. La Femme aux bas noirs, réalisé en 1982, fait preuve de retenue et rappelle les efforts des premiers artisans du genre. Le scénario est écrit par un vieux de la vieille, Jacques Marbeuf, ex-figurant chez Anatole Litvak et Jean-Pierre Melville, devenu hardeur dès 1975. Pour justifier les séquences hard, il choisit un prétexte de polar : un serial-killer rôde dans la ville, violant puis tuant des femmes en bas noirs. Une épouse, visiblement frustrée, commence à multiplier les aventures dans l’espoir d’être abordée par le meurtrier. Elle se dit « prête à mourir pour connaître le grand frisson. »

Est-ce une façon détournée de promouvoir la lingerie vendue par la maison Concorde ? Toujours est-il que le film baigne dans un climat de sensualité fétichiste. La victime bâillonnée sur une table de marbre froid est en dessous chics ; l’héroïne essaie avec une amie des soutien gorge dans une boutique puis elles s’abandonnent dans un corps à corps en porte-jarretelles ; on note encore des culottes de soie parme, des plans insistants sur les jambes gainées de bas couture, les talons aiguilles en vernis noir. Autant de fragiles beautés qui contrastent avec la rudesse de l’imperméable du tueur ou les bleus de travail des plombiers lubriques. Plombier lubrique, en pornographie, c’est presque un pléonasme.

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Contexte

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