LA FIèVRE AU CORPS

Bientôt disponible
Parce que pour son premier film, Lawrence Kasdan marchait sur les traces de James Cain, en plus salé
Policier / Suspense - 1982 - Etats-Unis - 113 MIN - Tous publics
Ned Racine, un jeune avocat de Floride rencontre un soir de grande chaleur la belle Matty Walker. Elle disparaît, mais il la retrouve dans un bar. D’abord distante, Matty finit par lui céder. Leurs rendez-vous se succèdent, toujours torrides. Matty présente à Ned sa grande amie Mary Ann, qui lui ressemble comme une sœur. Elle lui parle aussi d’Edmund, son riche mari. Ned la presse de ...

Réalisé par

6.6 / 10
1 min avant1 min avant
2 min après2 min après
Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

La Fièvre au corps est le premier long métrage de Lawrence Kasdan qui en a aussi écrit le scénario. Avant cela, cet Américain s’était illustré en écrivant L’empire contre-attaque, la suite de La Guerre des étoiles et Les Aventuriers de l’Arche perdue. Dès le départ, il s’est consacré à l’écriture de scénario avec la volonté de pouvoir ensuite réaliser ses propres films. Stratégie qui a pleinement fonctionné puisque son travail sur les deux films à succès produits par George Lucas a attiré l’attention d’Alan Ladd Jr, qui lui a proposé de lui produire son premier film, sur lequel Lucas a assuré la fonction de producteur exécutif, sans être mentionné au générique.

Pour son premier film, Kasdan avait envie de parler de sa génération et de la soif de réussite qui la caractérise. Pour cela, il a choisi de reprendre les schémas du film noir hollywoodien et de traiter ainsi son sujet par la bande. « Le genre referme des éléments qui me séduisent beaucoup, a expliqué le cinéaste. On y trouve un discours indirect sur la réalité et une sorte de morale à rebours qui me paraissent aussi valable aujourd’hui que dans les années 40. »

C’est ainsi que tout en situant l’action de son film à l’époque de sa réalisation, au début des années 80, il reprend la structure de deux classiques du film noir : Assurance sur la mort (1944) et Le Facteur sonne toujours deux fois (1946), adaptés tous les deux de romans de James Cain. Pour actualiser ces classiques en noir et blanc dans un film contemporain en couleurs, le travail sur la lumière était crucial. Ce qu’a bien compris Richard Kline, directeur de la photographie de films aussi différents que Soleil vert et Furie de Brian de Palma.
Le contexte

C'est un autre film américain des années 80 qui actualise les codes du film noir

Lawrence Kasdan

Il reproduit le trio : la femme, son amant et le mari dont il faut se débarrasser

J'ENRAGE DE SON ABSENCE

VOUS AIMEREZ PEUT-ETRE DANS LE PASS