Bande Annonce de LA FILLE SEULEDécouvrez la bande Annonce de LA FILLE SEULE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3231/fond/3231_w_500.jpg
Benoît Jacquot
Aladin ReibelBenoît MagimelVirginie LedoyenDominique ValadiéGuillemette GrobonJean-Chrétien Sibertin-BlancVera BrioleVirginie EmaneHervé GamelinMichel BompoilPascal Bonitzer

LA FILLE SEULE

86 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Benoît Jacquot.

Casting : Aladin Reibel, Benoît Magimel, Virginie Ledoyen, Dominique Valadié, Guillemette Grobon, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Vera Briole, Virginie Emane, Hervé Gamelin, Michel Bompoil. Pascal Bonitzer

Synopsis : Une jeune fille a rendez-vous avec son petit ami, à qui elle apprend qu’elle est enceinte. Puis elle se rend à son travail dans un grand hôtel parisien, où elle vaque à ses occupations, échangeant quelques propos avec ses supérieurs, ses collègues ou les clients de l’hôtel. Elle retrouve son copain pour lui apprendre qu’elle veut rompre mais qu’elle gardera le bébé…

Scénario : Jérôme Beaujour.
Musique : Antonin Dvorak.
Pays : France
Tags : Drame.

Film pas encore disponible

La Fille seule est un film manifeste, qui se lance des défis formels. Le risque était que nous ne soyons pas en condition de choisir notre centre d’intérêt : fallait-il s’intéresser à la jeune femme incarnée par Virginie Ledoyen, que la caméra ne quitte pas d’une semelle ou retenir son souffle en se demandant comment le réalisateur, Benoit Jacquot, allait parvenir à ne pas faillir ne serait-ce qu’un instant, sa constance devenant peu à peu un exercice d’équilibre ?

La réponse est sans doute subjective, mais il est néanmoins tentant de répondre que la réussite du film est totale et que nous parvenons tout à fait à n’avoir d’yeux que pour l’héroïne sans pour autant ne pas perdre une miette du numéro d’équilibriste auquel se livre le metteur en scène. A l’exception de l’épilogue de quelques minutes, dont nous comprenons qu’il se déroule plusieurs mois plus tard, les quelque 90 minutes du film retracent donc 90 minutes de la vie de Valérie, à laquelle nous nous attachons en temps réel. Nous la suivons dans sa vie personnelle, dans ses relations avec Rémi, son petit ami, mais surtout dans son nouveau travail, Room service dans un grand hôtel parisien proche de la gare Saint-Lazare. Rien ne nous est caché de ses relations avec ses nouveaux collègues ou de la façon dont elle se comporte avec les différents clients de l’hôtel. Qu’il s’agisse d’un vieil homme à la solitude pesante ou d’un couple peu farouche et un brin exhibitionniste. Rien n’est surdramatisé, comme si le quotidien avait posé un filtre sur les images qui nous sont données à voir. Mais rien n’est indifférent non plus tant que notre cœur bat à l’unisson de celui de Valérie. Valérie, c’est Virginie Ledoyen. Elle a alors 19 ans, mais sa filmographie est déjà longue. Il est vrai que la jeune femme a commencé sa carrière à l’âge de deux ans, en posant pour faire des photos. Qu’elle s’est fait remarquer à onze ans dans Les Exploits d’un jeune Don Juan, de Gianfranco Mingozzi, d’après Appolinaire.  

Avant d’apparaître dans les films de Claude Chabrol, Olivier Assayas, Jean-François Richet, François Ozon, Robert Guédiguian ou Jean-Paul Rappeneau. Elle acquiert même une dimension internationale en tournant La Plage, sous la direction de Danny Boyle, où elle a Leonardo di Caprio Himself pour partenaire. Curieusement, en dépit du plaisir pris en tournant La Fille seule, puis la même année, une adaptation d’une pièce de Marivaux, Marianne, il faudra dix-sept ans à Virginie Ledoyen pour retrouver Benoit Jacquot, le cinéaste lui ayant confié en 2012 le rôle de la duchesse de Polignac, la favorite de Marie-Antoinette, dans Les Adieux à la reine.

Benoit Jacquot est un cinéaste éclectique, dont la carrière s’étale sur plus de quarante ans. Une carrière particulière, qui a su épouser les évolutions d’un certain cinéma français. A l’instar d’un André Téchiné, il est en effet passé d’un cinéma très pointu, volontiers janséniste, visiblement influencé par Bresson à un registre plus ouvert. De son premier film, L’Assassin musicien, en 1975, jusqu’au milieu des années 90, Benoit Jacquot signe des films sans concession, qui ne sollicitent que marginalement le grand public, à l’exception des Ailes de la colombe, adaptation retenue mais qui ne manque pas de souffle d’un roman d’Henry James.

Sans avoir la vocation de rivaliser avec les blockbusters du moment, La Fille seule semble donc, malgré son intransigeance formelle, représenter une forme d’ouverture. Ouverture qui ne fera que se confirmer par la suite, avec Le 7ème ciel ou Pas de scandale, alors que l’œuvre de Jacquot se teinte d’une certaine légèreté, jusqu’alors inconnue. Alors que la plus grande partie des cinéastes ralentit l’allure l’âge venant, notre homme semble être pris depuis le début des années 2000 par une frénésie inédite. C’est d’autant plus troublant que les films ne manquent jamais d’ambition et que certains d’entre eux sont assez lourds en termes de production. Notamment quand notre homme s’intéresse à l’Histoire, que ce soit avec Sade ou avec Les Adieux à la reine. En fait Benoit Jacquot fait montre d’un éclectisme certain à l’intérieur de son exigence. Tournant indifféremment pour la télévision ou le cinéma, s’intéressant au théâtre comme à l’opéra, n’hésitant pas à signer un documentaire ou un court métrage, notre homme reste un fin lettré qui n’a jamais cessé de s’intéresser à la psychanalyse ou au théâtre de Marivaux.

Mais s’il est un point commun à la plupart de ses films, c’est de mettre en lumière, à l’instar de La Fille seule, une jeune comédienne. Benoit Jacquot est à cet égard plutôt fidèle. Il a dirigé Virginie Ledoyen trois fois, nous l’avons vu. Tout comme Dominique Sanda ou Isild Le Besco. Mais c’est Isabelle Huppert, avec qui il a travaillé à sept reprises, qui tient le haut du pavé. La capacité de la comédienne à transcender une évidente posture intellectuelle pour incarner véritablement, dans sa chair, tous ses personnages ne pouvait que séduire le réalisateur…

La fille coupée en deux

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